• Pour vivre libre et heureux

    Pour vivre libre et heureux

    Prenons tout notre temps

    Faisons bien en faisant peu   

                                 

    Le cœur libre et content

     

    Pour parcourir le chemin

     

    Avançons doucement

     

    Petit début grande fin

     

    Nous guiderons sûrement

     

    Pierre à pierre, jour après jour

     

    Bâtissons notre île

     

    Cultivons la joie, l'amour

     

    Sereins et tranquilles.

     

     

    Autres chansons

    Chant du soir

     

     

     


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    Come, come, whoever you are. (Viens, viens, qui que tu sois).

    Wanderer, worshiper, lover of leaving. (Errant, adorateur, amoureux du départ (ou chercheur passionné)).

    It doesn't matter. (Ça n'a pas d'importance).

    Ours is not a caravan of despair.

    (La nôtre n'est pas une caravane de désespoir (elle est celle de la Vie, c'est une célébration)).

    Come, even if you have broken your vows a thousand times. (Viens, même si tu as brisé mille fois tes vœux).

    Come, yet again , come , come. (Viens, encore, viens, viens).

     

    "Notre caravane n'est pas celle du désespoir"

    Les temples, les églises, les mosquées et les ashrams sont pleins de gens malheureux. Ils ont transformé les temples en enfers, ils sont là parce qu'ils sont angoissés. Ils sont simplement là pour être consolés, réconfortés et de ce fait, ils recherchent quiconque peut leur enseigner une croyance bon marché pour rapiécer leur vie, pour cacher leurs blessures, pour dissimuler leur misère. Ils sont là pour chercher quelques fausses satisfactions.

    Notre caravane n'est pas celle du désespoir, c'est le temple de la joie, du chant, de la danse, de la musique, de la créativité, de l'amour et de la vie. Peu importe si vous avez violé toutes les règles, règles de conduite, de moralité. En fait quiconque a du cran doit nécessairement violer ces règles.

    "Venez, même si vous avez mille fois rompus vos vœux"

    Les gens intelligents doivent nécessairement rompre souvent leurs vœux, car la vie est en perpétuel changement, les situations évoluent et l'engagement est souvent pris sous la contrainte ; peut-être la crainte de l'enfer ou le désir du paradis, la respectabilité dans la société... cela ne vient pas du plus profond de leur cœur. Lorsque quelque chose vient de son propre être intérieur, il n'est jamais rompu. Mais alors il ne s'agit jamais d'un vœu, c'est un simple phénomène comme la respiration.

    "Venez, venez encore !"

    Tout le monde est le bienvenu, sans condition, aucune exigence n'est requise.

    Le temps est venu d'une grande révolte contre toutes les religions établies. Être religieux est nécessaire dans le monde mais pas du tout les religions, simplement des gens purement religieux, des gens qui ont un grand respect pour eux-mêmes.

    Source

    Am           Fmaj7
    
    Come, come, whoever you are
    
      G         G6         C       Em7
    
    wanderer, worshiper, lover of leaving
    
     Am           Fmaj7
    
    come, come whoever you are
    
     G    G6        C        Em7
    
    this isn’t a caravan of despair
    
    Dm                               E7
    
    And it doesn't matter if you’ve broken your vows
    
    C                 D7           Fmaj7
    
    a thousand time before and yet again
    
                G               C
    
    come again come, and yet again come.
    
    
    
    [Chorus]
    
    G            F    
    
    come again come 
    
    G            F    
    
    come again come 
    
    G            F    
    
    come again come 
    
    G            F    C
    
    come again come

    Source



    Come come come (Poème de Rumi en chanson)Come come come (Poème de Rumi en chanson)

        

     


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  • http://art-du-vivant.com/blogcfio/wp-content/uploads/2012/11/HUMILITE-Copie.jpg

     

    Par Marc-Alain Descamps

    Bien des personnes veulent avoir une vie spirituelle. Il s’agit d’une recherche de l’intériorité dans la dimension de la profondeur, une découverte de son essence, une plongée vers l’unité. Elle peut être menée dans le cadre d’une religion, comme autrefois où elle a été illustrée par tous les grands mystiques Catholiques, Orthodoxes, Hindous, Soufis, Bouddhistes ...

    Mais actuellement cela peut se dérouler hors du cadre de toute religion, dans la quête de la dimension du Sacré et de la découverte du Divin à l’intérieur de soi. Assez souvent, cette recherche prend assise sur des pratiques selon une voie traditionnelle, hors d’une religion : Soufisme, Yoga, Taï chi, Zen, Bouddhisme tibétain, Hésychasme, méditation, retraite, pèlerinage, prière chrétienne …

    Mais que l’on soit seul ou dans un groupe, les pièges sont nombreux et bien des personnes stagnent ou se découragent. Il existe en effet dans l’homme deux niveaux : la réalisation spirituelle et le nettoyage psychologique de la personnalité et de son inconscient par une psychanalyse. Et comme ils sont indépendants, l’un ne devrait pas aller sans l’autre.

     A. Les premiers obstacles

     Un certain nombre d’obstacles peuvent être évités, une fois qu’ils sont reconnus.

     - Les dissuasifs. Bien des gens traitent de tous ces sujets, alors qu’ils n’ont, de toute évidence, aucune vie spirituelle. Ils ne parlent et n’écrivent des livres ou des revues sur les dangers que pour dissuader d’y entrer et par conséquent pour se justifier de ne pas y entrer. Au lieu de nier ouvertement la voie spirituelle, ils se contentent de présenter quelque chose de frelaté sous ce nom. Une connaissance livresque dans ce domaine ne suffit pas, il convient d’en avoir une expérience authentique.

     - Les tartuffes. Comme dans toutes les religions, on trouve aussi dans la spiritualité des hypocrites, qui veulent en tirer profit en donnant le change. Combien de savants intellectuels savent parler avec éloquence, d’après leurs seules lectures, de ce qu’ils ignorent complètement. Ils excellent à traiter de la mystique comparée et leurs discours sur les mérites des voies de l’Orient et de l’Occident (ou leur mélange) sont très à la mode. Mais il en a toujours été ainsi, le Lama Brug-pa écrivait déjà au Tibet au XVème siècle : « Un maître authentique est plus rare que l’or, les charlatans plus nombreux qu’un nid de fourmis ».

     - Les paresseux. Ils sont tombés dedans dans leur enfance et se laissent porter, victimes de la routine, de l’inertie et de leur paresse. Entrée à cinq ans chez les Religieuses, Sainte Gertrude de Hefta déclarait « avoir à 20 ans aussi peu de souci de son âme que de la crasse de ses pieds ». Combien d’autres s’endorment dans une routine monotone et désuète. C’est la voie des tièdes ou médiocres, contents d’eux-mêmes sans élan, sans ferveur et sans intensité. (Luc XII, 40)

     - Les satisfaits d’eux-mêmes. Ces narcissiques, souvent jeunes, ont mal compris la formule « que tout est déjà là » (Tathâgatagarbha). Et ils attendent que tout arrive instantanément, sans travail et sans effort. Oui, tout est déjà là en nous, mais en potentialité, comme le chêne est dans le gland. (Mais un gland n’est pas un chêne). Cela ne doit point nous épargner une vie de recherche, de sacrifice et de progression et ce n’est qu’au bout du chemin à la fin d’une vie que nous pourrons réaliser qu’en effet la statue était déjà dans le bloc de bois ou de pierre.

     - Les champions sportifs. D’autres n’explorent ces domaines qu’au titre du « Développement personnel ». Ils veulent tout savoir et se développer au maximum. Ils veulent être les meilleurs : les champions du monde de la spiritualité puisqu’ils ont traversé absolument toutes les voies et connaissent tout. Ils sont pleins de curiosité et d’entrain, mais tout est au service de leur égo.

     - Les clients du supermarché du spirituel. Ce monde du voyage intérieur est devenu un marché où l’on trouve toute une série de machines et de gadgets pour aller plus vite, sans effort, automatiquement. On trouve à acheter des musiques new age, des encens et odeurs planantes, des bougies hopi, des gongs, des lunettes flashantes de l’intérieur, des casques pour sorties hors du corps, des water-beds, des piscines de l’extase, des sauts à l’élastique, ou des voyages au désert pour écouter un bavard faire ses trois conférences par jour …

     B. Les impasses

     Le problème principal est que la spiritualité est une superstructure, elle ne vient qu’en dernier et coiffe l’ensemble de la personne humaine, par conséquent tout se transpose en elle. En particulier tous les défauts et les problèmes psychologiques (psychanalytiques, psychopathologiques et psychiatriques) vont se transposer tels quels dans sa vie spirituelle et mener à choisir une voie qui aille dans le sens de ses défauts et permette de ne pas changer. On a ainsi trouvé une justification divine à ses travers.

     Par exemple

    - Celui qui vit dans l’indifférence, car il est coupé de ses sensations, va choisir la voie du détachement. Rien ne lui est plus facile, car il n’arrive pas à se décider et il se moque de tout. A coté se trouve aussi la voie du Renoncement ouverte à tous ceux qui sont en dépression ou simplement déprimés.

     - La voie de l’humilité est prise par celui qui vit dans la dépréciation, le mépris, la haine de soi ; (« Je ne vaux rien parce que mon papa est mort quand j’avais dix ans, ou a divorcé ou est parti … Donc je ne mérite pas mieux »).

     - La mort de l’égo est un thème qui plaît beaucoup à tous ceux qui se haïssent eux-mêmes et sont suicidaires. Faute de tuer leur corps, ils sont d’accord pour faire le sacrifice symbolique de leur moi-égo. Mais ceux qui ont des problèmes psychotiques d’identité et ne savent plus qui ils sont, peuvent aussi choisir ce masque justificatif.

     - L’instable qui ne peut rien construire (famille, travail, insertion municipale) ou celui qui détruit aussitôt ce qu’il vient de construire, car il s’ennuie dans le succès, va adopter la voie de l’errant (beatnik, vagabond, pèlerin …). Il fait le tour du monde sur son bateau ou du désert sur son chameau. Il ne peut pas s’attacher, donc il se croit libre.

     - L’agoraphobe, au contraire, qui a peur des autres et de l’organisation de la vie va devenir ermite. Il ne rêve que de rester toute sa vie dans sa cellule ou dans sa grotte. Il médite tout seul et ne s’occupe que de lui-même dans un profond égoïsme, heureux dans la clôture du couvent qui le couve.

     - Le claustrophobe qui a peur d’être enfermé ou mis en prison, va devenir le moine prêcheur itinérant. Il va développer tout un discours apologétique sur « l’Ouvert » par opposition au fermé, au clos.

     - Les masochistes (et les sadiques car on ne peut pas les séparer, unis dans leur sadomasochisme) ont eu d’extraordinaires justifications dans les siècles précédents avec tous les raffinements des ascèses, jusqu’à se croire un saint (ou une sainte) parce qu’il (ou elle) se flagelle deux fois par jour. Mais les variétés des mortifications et tortures ont été quasi-infinies. Ainsi les anorexiques sont passées inaperçues dans la glorification des jeûnes.

     - Le dominateur puissant et orgueilleux transpose sa volonté de puissance sur l’Ordre religieux dont il devient vite le Général, ne travaillant désormais que pour le bien de l’Ordre. Et les narcissiques ressentent toute atteinte à leur Ordre comme une blessure narcissique.

     - Les délirants ont toute latitude pour développer un extraordinaire système religieux (hérétique on non), ou écrire leurs livres de conversations avec Dieu, les anges, les esprits des morts ou des extragalactiques conducteurs d’OVNI ... Mais comme l’écrit Freud (L’avenir d’une illusion), c’est le mérite de toutes les religions d’éviter la peine de s’inventer un délire individuel en entrant directement dans un grand délire collectif.

     - Ceux qui vivent un éclatement de leur personnalité (Spaltung) ont des lambeaux de leur inconscient qu’ils ne reconnaissent plus ou parfois des personnalités multiples. Ils entendent des voix, ont des apparitions, des visions, des hallucinations, des transes, des phénomènes de possession ... Ces messages de leur inconscient, ils les nomment intuitions, prémonitions, guide intérieur. Ils voient des synchronicités partout, ils ont l’impression d’avoir déjà vécu cela, d’être déjà venus en ces lieux, d’y avoir été dans une autre vie. Certains confondent leurs pulsions avec « le maître intérieur ».

    On peut d’ailleurs se poser la question de savoir s’il y a une transposition ou une simple translation, alors qu’il faudrait une sublimation. Ces problèmes psycho-spirituels sont étudiés dans « La psychanalyse spiritualiste ».

     C. Les pièges

     Avant de vouloir grimper sur les sommets, il serait peut-être plus avisé de commencer par se nettoyer. Pour se connaître mieux et consolider les bases, on peut faire une psychanalyse ou une bonne psychothérapie analytique. De toute manière c’est un travail que l’on n’évitera pas car s’il n’a pas été fait de façon préalable, il s’abordera dans la voie traditionnelle. Mais ce qui sera occupé à ce nettoyage ne sera pas disponible pour la progression spirituelle.

     Par exemple, ceux qui suivent la voie du Zen sans préparation vont revivre d’abord leurs conflits pendant les longues séances de méditation dont certains sortiront en pleurs par apitoiement sur soi-même, alors que d’autres, à cause de leur agressivité, sentiront leur colère grandir au fil des séances pendant des années.

     Dans les méditations le piège le plus courant est de confondre le sommeil et l’état de vacuité. On croit que l’on médite bien car l’on entre dans un état de somnolence ou une inertie mentale (de type Tamasique selon le Yoga) surtout si l’on croit que l’on peut méditer dans un bon fauteuil. Le Zen qui connaît bien ce défaut ramène à la vigilance avec un coup de bâton (kyusaku) sur les muscles trapèze. Puis l’on peut utiliser des trucs auto-hynotiques, comme d’osciller sans cesse d’avant en arrière, de balancer la tête de droite à gauche ou de pratiquer une révulsion des yeux …

     La notion de vide est souvent utilisée de façon insidieuse à partir d’un certain bouddhisme pour justifier le nihilisme occidental, alors que le Bouddha a toujours polémiqué contre les nihilistes. La Vacuité orientale est la Plénitude dont sortent toutes les Formes. Dans l’esprit il faut par les méditations atteindre le vide mental, ou silence des pensées, pour entrer après dans la Claire Lumière et ne faire qu’un avec le Bouddha.

     Après peut venir ce que les Pères du Désert ont nommé l’acédia. Il s’agit d’une désaffection et d’une perte de motivation qui pouvait atteindre les moines après de longues années de pratique. Sans doute ce que l’on connaît actuellement comme le break down ou le blow up des milieux humanitaires.

     De plus en plus d’Américains, puis d’Européens, publient des livres pour faire savoir à l’univers qu’ils ont atteint l’Eveil, qu’ils n’ont plus d’égo et que l’on peut désormais s’inscrire à leurs stages. Leur expérience est souvent un simple moment de joie où ils se sont sentis bien, en soudaine harmonie avec tout leur milieu. Le malheur est que cela vient après une période de dépression, appelée évidemment « nuit obscure ». Et les psychiatres ne voient en cela qu’une structure maniaco-dépressive, maintenant dite bipolaire.

    Le dernier piège, et le plus insidieux, est d’avoir une expérience ou une réalisation et de croire que c’est l’expérience suprême et ultime. Alors que dans la spiritualité il y a toujours à progresser. Comme le demandait le Sutra du Lotus « il faut aller par l’Au-delà, dans l’Au-delà de l’Au-delà, vers l’Au-delà de l’Au-delà de l’Au-delà … ».

    Le pire des pièges en ces domaines est de faire profession de Gourou dans son ashram. Les plus critiqués ont été Rajnesh/Osho et Hamsananda à Castellane avec ses statues. Un fondateur de secte est souvent une personnalité paranoïde et s’il ne l’est pas au début, sa position au sommet de la pyramide va le conduire à devenir paranoïaque. Sa névrose va l’amener à faire son profit personnel de l’argent, du sexe de son harem, du pouvoir, des honneurs et de l’Adoration. Lui n’a pas de conversation avec Dieu, il est Dieu. Il est vrai que dans ces domaines, on rencontre des forces colossales qui peuvent provoquer une inflation de l’égo (« la grosse tête ») où l’on ne peut plus supporter les autres. Il ne faut pas confondre charisme et sagesse ; les deux niveaux sont, hélas, indépendants.

    Le critère d’une expérience spirituelle authentique ou mutation réussie est le résultat (comme dans une expérience de mort imminente) : en est-on devenu plus patient, humble, modeste, à l’écoute des autres, compatissant, généreux, sachant que la seule chose importante sur terre est de vivre dans l’amour désintéressé et de faire le plus de bien possible autour de soi ?

    Conclusion

    La conclusion ne peut être qu’un élargissement à tous les auteurs qui ont déjà apporté de l’aide dans la guidance spirituelle pour cette quête vers le meilleur de soi-même. Ils ont montré qu’existent l’Eveil, la Réalisation, l’Union avec le Divin, l’Etat non-duel …

    L’éducateur donne ses connaissances, le guide se donne lui-même. Le guide est celui qui répare nos frustrations, libère du karma, du mental, de l’égo et transmet son niveau de Conscience et de Lumière.

    Krishnamurti (1895-1986) en proclamant que « la vérité est un pays sans chemin » a eu comme unique souci, la libération totale et inconditionnelle de l’homme. Il la trouve dans la psychologie et l’étude attentive des conditionnements que nous nous créons sans cesse. La révolution du silence permet par une vision pénétrante de rendre son esprit ouvert comme un ciel sans nuage.

    Jack Kornfield en publiant en 2000 « Après l’extase, la lessive » a fait le relevé de tous les défauts des grands maîtres spirituels américains. Et le même livre pourrait être écrit sur bien des noms célèbres de France et d’Europe. Monter dans la spiritualité, sans avoir amélioré psychologiquement sa personne est de plus en plus scandaleux, selon le proverbe africain « Plus le singe monte haut, plus il montre son derrière ». Mais il ne faudrait surtout pas conclure de son livre que, parce qu’ils ont des défauts, ils ne peuvent plus nous aider. Il y a encore des Mystiques, des Éveillés, de grands Spirituels, mais ils se reconnaissent à ce qu’ils se cachent ou restent discrets.

    Pir Vilayat Inayat Khan (1916-2004) apprenait toujours à voir tous les êtres non tels qu’ils sont, mais tels qu’ils seraient s’ils étaient devenus ce qu’ils auraient du être.

    Marie-Magdeleine Davy (1903-1998) a passé sa vie à prévenir que « la voie de l’intériorité est remplie de méandres et d’illusions ». Pour explorer l’homme du dedans, il faut éviter le cœur dur, durci et endurci. L’appel du dedans n’est donné qu’à ceux qui ont le goût du silence et du mystère dans un état de liberté. Celui qui a éprouvé la morsure de l’Absolu sait de connaissance certaine qu’il lui est impossible de lui échapper. L’homme essentiel est toujours seul à habiter avec lui-même (habitare secum), mais en présence d’un être de lumière, on se sent toujours meilleur.

    Lilian Silburn (1908-1993) dans Les voies de la mystique et Le maître spirituel dénonce dans son chapitre « de l’incompétence à l’imposture » le passage de l’erreur spirituelle à la faute des pseudo-guides. En distinguant la montagne, le sentier et la carte, on peut décrire les marchands du temple qui vendent une montagne qu’ils ne connaissent pas, ceux qui n’ont pas besoin de partir car ils sont déjà arrivés, les cartographes qui n’ont que la carte d’un pays inconnu où ils ne sont jamais allés, ceux qui se souviennent à peine de leur brève ascension, celui qui, parvenu au sommet sans pouvoir en redescendre, ne peut aider personne et enfin le bon guide qui va au sommet quand il veut, a la carte et connaît le sentier.

    Ma Ananda Moyi (1896-1982) incarnation de la joie divine demandait de vivre toujours dans la joie et de fuir la tristesse comme son ennemi.

    Ammatchi (1953) dans sa précieuse rencontre fait vivre l’amour divin …

    Un vibrant hommage et une profonde gratitude sont dus à tous ces êtres merveilleux qui ont tellement apporté dans la vie spirituelle.

    Références

    Davy Marie-Madeleine, Encyclopédie des mystiques, Payot, 1996.

    Descamps, M-A. La psychanalyse spiritualiste, Desclée de Brouwer, 2004

    Guyon J-M. Ma vie, Dervy livres, 1983

    Kornfield, Jack, Après l’extase la lessive, La table ronde, 2001

    Krishnamurti, J. La première et dernière liberté, Stock, 1954

    Silburn Lilian, Les voies de la mystique, Hermès 1, Les deux océans, 1981

    Silburn Lilian, Le maître spirituel, Hermès 3, Les deux océans, 1983

    Vigne Jacques, Éléments de psychologie spirituelle, Albin Michel, 1993

     

    www.europsy.org/marc-alain                        

     

     


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  • Être

     Être n'a pas d'histoire, pas d'expérience sur laquelle s'appuyer pour être

    Être ne peut se penser, s'expliquer.

    Être est la nudité, la vacuité silencieuse de notre être.

     

    Être est le son d'un insondable silence,

    matrice vierge d'un verbe créateur

    sans cesse renouvelé.

     

    Être est connaissance directe dans l'instant

    à jamais libre de tout savoir accumulé.

     

    Être est un mourir vivant où aimer c'est mourir

    à tout ce qui limite, enferme, sécurise,

    l'être dans quoi que ce soit.

     

    Être est la Vie sans commencement ni fin

    qui met à nu le corps et le coeur

    et les rend intensément vivants,

    intensément présents, au sein d'un amour sans objet.

     

    Être fait exploser l'illusion mentale de la séparation

    entre l'esprit et la matière,

    et révèle l'amour tapi au coeur

    même des cellules du corps.

     

    Être libère le corps de l'usurpateur mental

    qui l'emprisonne dans la fausse identité

    d'un moi penseur

    dépendant du temps psychologique pour exister,

    pour l'installer à tout jamais

    dans l'intemporalité créatrice d'un éternel présent.
     

     


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  • Pour nous apprendre à vivre en harmonie avec notre horloge biologique, le rythme des saisons ou nos émotions, la sagesse chinoise a développé une pensée d'une finesse toujours actuelle. Du yin et du yang, de l'espace et du temps, naissent les cinq éléments constitutifs de tout ce qui existe dans l'univers: le bois, le feu, la terre, le métal, l'eau. En Asie, chaque saison est associée à l'un des cinq éléments. Le cycle des cinq mouvements les représente sur un schéma qui met en évidence que les cinq énergies sont reliées entre elles de manière complémentaire. Elles interagissent les unes avec les autres. Toute modification de l'une entraîne les perturbations chez les autres.







    A chaque élément, et donc à chaque saison, correspond notamment un organe, un viscère, une émotion, une couleur ou une saveur. Tous ce qui est associé à un élément est porteur de la même énergie.







    Prenons l'exemple du printemps, époque phare de l'année où naissent les énergies et dont tous les agriculteurs savent repérer les prémices. Cette saison est située à l'est sur le schéma (tableau en bas) qui la représente en relation avec les cinq éléments. Sa couleur est le vert. Les émotions qui lui sont associées peuvent aller du dynamisme, où tout cherche à croître, à l'agressivité qui, pour arriver à ses fins, force les situations sans ménagement. L'organe des sens qui s'y rapporte est les yeux. Les tendons sont sa correspondance dans le corps ainsi que dans le foie et la vésicule biliaire.





    La tradition asiatique enseigne certes à respecter les saisons mais aussi à comprendre que nous sommes reliés aux rythmes de l'univers et cela profondément puisque chaque organe est dépendant des saisons du ciel et des saveurs de la terre; ce qui influe sur nos humeurs et émotions. Ainsi, si vous êtes triste, mangez par exemple un peu épicé pour stimuler le poumon; ce qui diminuera la puissance de l'émotion (la tristesse) qui est associée traditionnellement à cet organe.




    Le métal coupe le bois
    Le bois recouvre la terre
    La terre retient l'eau
    L'eau éteint le feu
    Le feu fond le métal
    Le métal coupe le bois
    Le bois recouvre la terre...



    L'article vient du livre de Catherine Barry "77 façon d'avoir la pêche sans se casser les dents sur le noyau"
    Les peintures sont de Guiseppe Arcimboldo


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    Ceci est le texte complet pour vous guider dans la pratique des Touchers de la Terre telle que nous les pratiquons au Village des Pruniers. Cette pratique nous permet de contempler ce qui nous a été transmis par nos ancêtres génétiques et spirituels. Nous pouvons pratiquer de telle sorte à générer des énergies positives pour nous aider à transformer ce qu’il y a à transformer.

    Après avoir pratiquer avec ce texte pour plusieurs mois nous vous encourageons à écrire votre propre texte ce qui vous permettra d’approfondir encore plus votre compréhension et votre pratique.

    Nous vous souhaitons une belle et transformatrice pratique!

    Pour commencer, tenez-vous debout et joignez vos paumes de mains devant votre poitrine, formant un bouton de lotus. De vos deux mains ainsi jointes, toucher votre front, et de nouveau votre cœur. Puis descendez doucement vers le sol de manière à ce que vos bras, vos jambes et votre front reposent confortablement par terre. Dans la position complètement à terre, avec les quatre membres et le front qui touchent la Terre, détendez totalement votre corps et votre esprit pour visualiser et regarder profondément au fur et à mesure de l’écoute du texte. Inspirez toute la force et la stabilité de la Terre et expirez en relâchant tout votre souffrance. Source

    Nous nous agenouillons en nous inclinant profondément jusqu'à toucher la terre avec le front, les bras pliés, les mains à plat sur le sol, de chaque côté de la tête. Nous faisons le vide dans notre esprit, relâchant tout afin de nous unir avec la terre. Ensuite, nous acceptons tout ce que la terre a à donner, tout ce qui en sort. Sans peur, nous nous abandonnons à notre vraie nature.Source

    1

    Avec gratitude, nous nous inclinons devant toutes les générations d’Ancêtres de notre famille de sang.

    [cloche]

    [toucher la Terre]

    Je visualise mon père et ma mère dont le sang, la chair et la vitalité circulent dans mes veines, nourrissant ainsi chaque cellule en moi. Je vois à travers eux tous mes grands-parents: leurs espoirs, leurs expériences et leur sagesse nous ont été transmis de génération en génération. J’ai en moi la vie, le sang, l’expérience, la sagesse, le chagrin et la joie de toutes ces générations. Je pratique pour transformer tous les éléments qui ont besoin d’être transformés. J’ouvre mon cœur, ma chair, mes os pour recevoir l’énergie de clairvoyance et d’amour ainsi que l’expérience qu’ils m’ont transmise. Je vois mes origines en mon père, ma mère, mes grands-parents et tous mes Ancêtres. Je sais que je ne suis que la continuation de cette lignée ancestrale. Je vous en prie, soutenez-moi, protégez-moi, transmettez-moi votre énergie. Je suis conscient(e) que partout où il y a des enfants et des petits-enfants, il y a aussi des Ancêtres. Je sais que les parents aiment toujours leurs enfants et petits-enfants, qu’ils leur apportent leur soutien, bien qu’ils ne soient pas toujours capables d’exprimer cela avec adresse, à cause des difficultés qu’eux-mêmes ont rencontrées. Je suis conscient(e) que mes Ancêtres ont essayé d’établir un style de vie fondé sur la gratitude, la joie, la confiance, le respect et l’amour. Je suis la continuation de cette lignée. Je me prosterne profondément et je laisse cette énergie me pénétrer.
    Je me tourne vers vous, mes Ancêtres, pour demander votre soutien, votre protection et votre force

    [trois respirations]

    [cloche]

    [se relever]

    2

    Avec gratitude, je m’incline devant toutes les générations de mes ancêtres spirituels.

    [cloche]

    [toucher la Terre]

    Je vois en moi mes Enseignants spirituels, ceux qui me guident sur la Voie de l’Amour et de la Compréhension, ceux qui m’apprennent à respirer, à sourire, à pardonner, et à vivre dans l’ici et le maintenant. A travers eux, je touche toutes les générations de Maîtres ainsi que tous les Bodhisattvas, le Bouddha Shakyamuni, Jésus-Christ, Marie mère de Dieu, Abraham et les patriarches et matriarches, les Prophètes, Mohamed et tous les grands Saints, tous ceux qui m’ont précédé sur le Chemin spirituel. Je reconnais le Bouddha, Celui qui a commencé ma lignée spirituelle, il y a 2600 ans; je reconnais Jésus-Christ, Marie mère de Dieu, Abraham et les patriarches et matriarches, les Prophètes, Mohamed et tous les grands Saints comme mes Ancêtres spirituels. Je suis conscient(e) que l’énergie du Bouddha et de toutes les générations de Maîtres est en moi, donnant naissance à la Paix, la Joie, la Compréhension et l’Amour en moi. Je sais que l’énergie du Bouddha a profondément changé le monde. Sans le Bouddha et tous les autres maîtres spirituels, je ne connaîtrais pas la Voie de la pratique qui apporte Paix et Bonheur dans ma vie, dans la vie de ma famille et dans la société.
    Je m’ouvre cœur et corps à cette énergie de Compréhension, d’Amour et de Protection qui me vient du Bouddha, du Dharma et de la Sangha, à travers toutes les générations précédentes. Je suis la continuation du Bouddha, du Dharma et de la Sangha, de Jésus-Christ, de Marie mère de Dieu, d’Abraham et des patriarches et matriarches, des Prophètes, de Mohamed et de tous les grands Saints. Je demande à ces Ancêtres spirituels de me transmettre leur Source sans limites, cette Source d’énergie, de Paix, de Stabilité, de Compréhension qui est la leur. Je fais le vœu de pratiquer pour transformer la souffrance qui est en moi et dans le monde entier, et de transmettre leur énergie aux futures générations de pratiquants.
    Vous avez vous aussi, mes Ancêtres spirituels, connu des difficultés, au point que certains n’ont pas eu la chance de transmettre les Enseignements. Pourtant, sachez que je vous accepte tous tels quels. [three breaths]

    [trois respirations]

    [cloche]

    [se relever]

    3

    Avec gratitude, je m’incline vers cette Terre du pays où je suis et vers tous les ancêtres qui l’ont rendue habitable.

    [cloche]

    [toucher la Terre]

    Je suis conscient(e) de n’avoir besoin de rien, d’avoir déjà tout : je suis protégé(e) et nourri(e) par cette Terre et par tous les êtres humains qui y ont vécu et qui, avec tant d’efforts, y ont rendu la vie facile et possible pour moi. Je vois Charlemagne, Jeanne d’Arc, Henri IV, Montaigne, Pasteur et tant d’autres…, tous ceux qui ont construit nos routes, nos hôpitaux, nos cathédrales, nos temples et nos mosquées, tous ceux qui ont, de leur mieux, travaillé à développer la fraternité entre tous les Français et francophones. Je sens l’énergie de cette Terre pénétrer mon corps et mon âme, elle me soutient, elle m’accepte. Je fais le vœu de cultiver cette énergie et de la transmettre aux générations futures. Je fais le vœu de transformer la violence et la haine qui sont si profondément enracinées dans la conscience collective, afin que les générations à venir connaissent la Joie et la Paix.
    Que cette Terre de mon pays me soutienne et me protège !

    [trois respirations]

    [cloche]

    [se relever]

    4

    Avec Gratitude et Compassion, je me prosterne et transmets mon énergie à tous ceux que j’aime.

    [cloche]

    [toucher la Terre]

    Toute l’énergie que je viens de recevoir, je la passe maintenant à mon père, à ma mère, à tous ceux que j’aime, à tous ceux qui ont souffert, qui se sont fait du souci à cause de moi et pour moi. Je sais que je n’ai pas toujours été assez attentif(ve) dans ma vie quotidienne. Je sais aussi que ceux qui m’aiment ont eux aussi leurs problèmes. Ils ont souffert pour n’avoir pas eu la chance de vivre dans un milieu qui les encourage et qui les aide à se développer pleinement. Je transmets mon énergie à ma mère, à mon père, à mes frères et sœurs, à tous ceux que j’aime, mon mari, mon épouse, mes enfants, à tous ceux qui me sont proches et qui remplacent un peu ma famille si je n’en ai plus. Je leur transmets mon énergie afin qu’ils puissent sourire et ressentir le Bonheur d’être vivants. Je veux leur Santé et leur Bonheur, c’est parce que je sais que leur Bonheur constitue mon propre Bonheur. Je n’ai plus aujourd’hui de ressentiment envers eux, et je sais à présent que je ne suis pas une entité séparée car je fais un avec ceux que j’aime. Je vous en prie, tous mes Ancêtres de famille et mes Ancêtres spirituels, envoyez-leur une énergie qui les protégera et qui soutiendra chacun d’eux.

    [trois respirations]

    [cloche]

    [se relever]

    5

    Avec Compréhension et Compassion, je me prosterne en signe de réconciliation envers tous ceux qui m’ont fait souffrir.

    [cloche]

    [toucher la Terre]

    Je réalise que tous ceux qui m’ont fait souffrir n’ont pas eu la chance, en fait, de se sentir aimés. La vie, la société les a marqués. Ils ont été trahis, abusés. Ils n’ont pas eu la chance de trouver la voie de la Pleine Conscience. Ils ont plein d’idées fausses sur la vie, sur moi, sur eux-mêmes. Ils nous ont fait du tort ainsi qu’à ceux qui nous sont chers.
    Je prie les Ancêtres de ma famille et mes Ancêtres spirituels de canaliser vers ceux qui nous ont fait souffrir une énergie d’Amour et de Protection afin que leur cœur puisse recevoir le nectar de l’Amour et qu’ils s’épanouissent comme une fleur.
    Je prie pour que cette personne puisse se transformer afin de connaître la joie de vivre et qu’elle s’arrête de se faire du mal et de faire du mal aux autres. Je suis conscient(e) de sa souffrance et je ne souhaite pas qu’elle continue. Je ne veux plus porter sur moi des sentiments de colère et de haine envers elle. Je veux que cette personne ne souffre plus.
    Je canalise toute mon énergie de Compassion et de Compréhension vers elle, et je vous demande, mes Ancêtres, de l’aider.

    [trois respirations]

    [cloche]

    [se relever]

      Adaptez les noms des ancêtres selon le pays dans lequel vous êtes en train d’offrir cette pratique.

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  • Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand il aura tant plu que même les coccinelles

    Auront perdu leurs tâches, il faudrait que je sache

    Quand les pins parasols n’auront plus que leurs ombres

    Pour dessiner au sol les siestes vagabondes

    Les parties de cache-cache, il faudrait que je sache

     Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand on aura tout vu l’entrée du grand tunnel

    Juste avant le grand flash, il faudrait que je sache

    Quand il n’y aura plus que des vents en colère

    Des thermomètres en crue et partout le désert

    Sous les cieux Caran d’Ache, il faudrait que je sache

    Il faudrait que je sache si un nouveau Noé

    Quelqu’un dessine une arche et s’il entend laisser

    Les hommes sur le pavé

    Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand on aura out bu la honte et l’hydromel

    Avant que je me fâche, il faudrait que je sache

     Quand on aura fané des millions d’immortelles

    Envoyé promener les dernières hirondelles

    Au pays des Apaches, il faudrait que je sache

     Il faudrait que je sache si un nouveau Noé

    Quelqu’un dessine une arche et s’il entend laisser

    Les hommes sur le pavé ou tout recommencer.

     

     

     


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  • Lorsque nous passons plus de temps sur des écrans que dans la vraie vie,  celle faite de rencontres et d'espaces naturels, le monde qui défile sous nos yeux nous apparait plutôt morose et sans espoir.

    Pourtant, il est où le malheur lorsque nos pieds nus écrasent les perles de rosées dans l'herbe fraiche au petit matin?

    Il est où la malheur, quand le rayon de soleil vient illuminer juste cette partie de la pièce et que pourtant tout notre monde s'éclaire comme un miracle?

    Il est où le malheur le matin dans le parfum du café?

    Il est où le malheur à chaque fois que notre corps, tête renversée, inspire de grandes goulées d'air vif?

    Il est où le malheur quand assis sur une chaise ou à terre, les yeux fermés, les oiseaux laisse venir à nos oreilles les cris de leur insouciance?

    Il est où le malheur quand le petit enfant chantonne en jouant et d'un seul coup accourt dans vos bras?

    Il est où le malheur quand vous êtes réveillée par la mélodie de la pluie sur les carreaux? 

    Il est où le malheur quand le soleil tendrement orangé prend son temps pour se lever et danse ses lumières à travers les branches balancées par le vent?

    Il est où le malheur au moment où les mûres dans la casserole diffuse la rondeur de leur sucre prometteur?

    Il est où le malheur quand tous assis sous le cerisier, les voix et les rires se mélangent aux bruissements de l'univers?

    Il est où la malheur quand tout devient silencieux, que la paix a rejoint les profondeurs...

    Le malheur, c'est de la joie que nous avons oubliée, celle qui est pourtant toujours à portée de cœur.

     

    Il existe le monde qui se raconte et le monde vécu à travers nos sens. Lequel est le plus réel? Si aide doit être apportée au monde parce qu'un élan nous y invite, chaque instant sera également découpé en sensations. Tout est toujours et seulement écoute.

    Il est où le malheur dans tous les instants?

     

    Il est où le malheur dans tous les instants?

    Il est où le malheur dans tous les instants?


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