• 3ème règle de vie: Asteya

     

     

    Asteya (a : non ; steya : voler) : pouvoir se libérer des désirs conduit non seulement à une grande maîtrise de soi, mais aussi à vivre avec un minimum vital et à éviter les illusions du pouvoir, de la richesse, de la renommée ou des plaisirs. Vouloir posséder ce qui appartient à autrui conduit automatiquement à des actions nuisibles, mais la notion d’asteya comprend aussi celle d’abus : de propriété, de confiance, de nourriture.

     


    Ce principe d’asteya est surtout un état d’esprit qui demande une grande lucidité envers soi-même et fait donc apparaître encore une fois cette nécessité impérieuse d’une démarche de connaissance de soi.
    Extrait de "Yoga, manuel pratique" de Jacques Choque
     
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  • Commentaires

    8
    Lundi 2 Septembre 2013 à 11:44
    elisabeth
    Profiter de ce que l'on a d'abord car l'envie (sentiment négatif) fait perdre du temps et on se détourne du principal. Bonne semaine Yog.
    7
    Samedi 31 Août 2013 à 10:47
    Daniel
    Les désirs peuvent être des moteurs intéressants, le tout est de savoir bien les gérer( pas facile).
    6
    Dimanche 20 Septembre 2009 à 10:20
    witney
    j'ai lu ce livre il y a qq années, ça m'avait plu !! qd pn observe, de nombreuses personnes agissent selon 1 des 4 manières !! bonne journée ! witney
    5
    Dimanche 20 Septembre 2009 à 06:43
    Yog' La Vie

    Oui, nous avons tous des désirs mais il est interressant de regarder ce qui se cache derrière. Le désir pour son épanouissement personnel afin d'être mieux avec soi-même et donc avec les autres est différent de celui qui veut posséder pour être reconnu.

    Sur Diva-Yoga

    Il y a aussi des applications plus subtiles de ce principe de non-convoitise.

    • Il est inapproprié de « prendre » le temps des autres en s’imposant au-delà de ce qui est convenable ou souhaité par l’autre. Rappelez-vous comment vous vous sentez face à quelqu’un qui s’impose.

    • Tel que décrit dans le livre « La prophétie des Andes », l’on peut aussi « voler » l’énergie des gens de diverses façons :

      • En jouant à la victime

      • En essayant de les dominer

      • En les interrogeant pour les mettre sur la défensive

      • En se tenant à l’écart pour que les gens viennent nous chercher


    Bonne journée Withney!

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    4
    Samedi 19 Septembre 2009 à 10:45
    witney
    les désirs existent, on ne peut pas renoncer à tout, à mon avis, il convient de ne pas être dépendant, ou prisonnier de certains désirs qui amènent toutes sortes de pbs, et c'est aussi dans la vision que l'on a des désirs, que l'on peut vivre heureux et serein avec ça ! bon samedi ! witney
    3
    Vendredi 18 Septembre 2009 à 14:34
    Yog' La Vie

    Ho Bidulette comme ça fait longtemps. J'ai toujours plaisir à retrouver mes vieux habitués!

    Se comparer et vouloir dépasser l'autre peut-être le résultat d'une estime de soi pas très bonne. C'est vouloir se valoriser pour exister aux yeux des autres. Je ne trouve cela ni bon ni mauvais, c'est juste un mal-être dont il faut prendre conscience en en trouvant la cause.

    Voici un texte que j'avais publié sur l'autre blog

    Gros bisous!

    La comparaison


    Etranglé à la naissance par son cordon ombilical, Alexandre Jollien est un miraculé, mais il ne sortira pas indemne de ce périple. Handicapé, il brave les obstacles qui se dressent sur son chemin. Les écoles spécialisées  s'imposent à lui mais elles sont loin de tarir la soif de connaissance qui sommeille en lui. Passionné de philosophie , Alexandre Jollien poursuit des études en la matière à la faculté des lettres de l'Université de Fribourg en Suisse mais également auTrinity collège à Dublin où il apprend le grec ancien. Il consacre dès lors sa vie à la philosophie et à l'écriture. Ses oeuvres révèlent par ailleurs un homme entier  qui a su se transcender.

     

    Alexandre Jollien dans « La construction de soi » s’adresse à Spinoza :

     

    J’ai mieux compris la souffrance d’être « différent », les moqueries et ma volonté d’être normal. Je ne conçois guère de regrets lorsque j’observe une mésange virevolter dans le ciel. Je n’ai pas d’ailes et elles ne me font pas défaut. Pourtant, imaginons que les hommes, les femmes, tous les êtres qui m’entourent puissent voler. Il y a fort à parier que j’envierai ces drôles d’oiseaux. Oui, c’est la comparaison qui accentue les privations et inflige les différences. En une page vous illustrez les combats de ma vie. Avec finesse, vous mettez les doigts sur une blessure. Je la devine désormais ; « Tu as vu le vélo à trois roues ? », « Il est rigolo le monsieur sur son tricycle ». Pour assumer ma singularité, j’ai ouvert votre Ethique.

    Pour nous rassurer, nous comparons. Cependant en scrutant les autres, nous nous exposons à l’exclusion, à la différence, au manque. Comment en finir avec cette propension à se référer sans cesse à des modèles ?

    Depuis peu, depuis vous, je commence à bannir les comparaisons sans devenir assez fou pour vouloir toutes les abolir. Simplement, je souhaite les purifier et ne conserver que celles qui me sont réellement utiles. Certes l’existence réclame ses références et une tonique émulation libère les possibilités qui sommeillent dans un individu. D’ailleurs l’esprit possède par induction, il tire profit de l’expérience, analyse et extrait une loi de la multiplicité des situations. Sans relâche il établit des parallèles, ose des rapprochements pour y puiser de profitables enseignements. Aussi, c’est grâce à la comparaison que je n’ai pas besoin de me brûler deux fois les doigts pour savoir que l’eau bouillante est dangereuse. Il serait vain d’éliminer cet instrument de la vie.

    Une chose est de l’utiliser comme un moyen de progresser, une autre de l’installer au cœur de la vie. Celui qui dirige systématiquement son regard ailleurs, en se laissant déterminer par ce qu’il aperçoit, finit par ressembler à une éponge, ou à un esclave qui n’existe que par imitation. Naturellement, le spectacle du bonheur, le renvoyant à ses propres échecs, le plongera non dans la joie, mais dans la haine de soi. A l’inverse, quand le mécontentement et l’envie nous tiraille, il est tentant de nous rassurer en nous attardant sur le sort des plus malheureux. Tant que nous ne vivons que relativement à nos semblables, tant que nous quémandons au premier venu son approbation, ses louanges, nous ne saurions jouir de la paix. Réconfort, amour, assurance, se cultive aussi à domicile. Comment cesser de continuellement nous positionner par rapport à autrui ?

     

    Alexandre Jollien

     


     

    2
    Vendredi 18 Septembre 2009 à 10:47
    bidulette
    bonjour ! petit passage....
    mais est ce que le fait de voir la réussite de quelqu'un, et de travailler fort en se disant moi aussi je peux accéder à cette réussite, est considéré comme mauvais ?
    bonne journée, ici gris et pluie
    1
    Vendredi 18 Septembre 2009 à 07:00
    gandha
    Je laisse résonner ces mots ... et ça parle  de l'éthique :
    au service de quoi j'agis ?
    Avois assez d'honnêteté pour se poser la question , et agir aligné sur une justesse de discernement ... quel chemin ! ... non ?
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