• A propos du travail

    http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/Travail_344_0.jpg

    Le problème : de plus en plus de chômeurs, des riches de plus en plus riches et le nombre de pauvres, de précaires, de laisser-pour-compte qui augmentent encore et encore, de même que le nombre des travailleurs mal payés ou sous payés, toujours plus exploités et avilis par des emplois indignes ou inutiles , et à qui on ne propose en échange que la consommation de biens inutiles ou dangereux pour leur santé, et à la sortie du boulot, juste assez d'énergie pour quelques heures devant la télé où on leur manipule les neurones par des infos trafiquées, orientées, anxiogènes et limitées, histoire de leur montrer l'horreur environnante et la chance qu'ils ont de faire ce boulot pourri et inintéressant en échange de miettes qu'ils dépenseront en biens de consommation toujours plus périssables et inutiles.

    Il suffirait d'arrêter de consommer, de fermer la télé, de se contenter de moins mais avec une meilleure qualité de vie, du temps pour ceux qu'on aime...etc... Mais ça fait peur, on préfère être "comme tout le monde", rester dans le rang, se lever chaque matin pour faire un boulot même nul ou inutile. Mais ça rassure, on pense à la retraite, à l'avenir, à la santé et on finit par se réveiller vieux, moche et un peu abimé de partout, on a perdu sa vie à la gagner, on a enrichi le système, le patron, les politiques et leurs sbires.

    Il y a tant de choses à faire qui ne coutent rien, tant de merveilles à découvrir autour de nous, tant de possibilités de s'enrichir intellectuellement, intérieurement, personnellement. Tant de choses à apprendre, ne serait-ce que pour faire nous-mêmes ce qui nous fait besoin ou qui nous manque, seul ou contact des autres, ceux qui nous environnent et qu'on ne prend plus le temps d'écouter, de regarder faire, de regarder vivre.

    La société qu'on nous propose ne fonctionne que si une grande majorité se laisse manipuler, museler, standardiser pour qu'une poignée de privilégiés en profite. Annihilés par la peur de "perdre", de régresser, ce pourcentage énorme de la population s'auto-esclavagise silencieusement, alors qu'une semaine ou deux de grève du travail généralisée et pacifiste suffirait à faire passer plus de justice, plus de respect de l'homme et de la nature, n'importe quelle revendication honnête et globale en fait.

    Arrêter de consommer permet d'arrêter de travailler.

    Limiter ses besoins permet de limiter ses contraintes.

    Revenir à l'essentiel, notre essentiel à chacun différent, retrouver le temps et l'énergie de faire nous-mêmes plutôt que de "payer pour", d'avoir le temps et l'énergie pour apprendre à faire et ainsi retrouver le plaisir et la satisfaction d'un travail utile, intéressant et constructif voilà qui peut remplir une vie et calmer cette peur de manquer, de perdre son travail, ses avantages sociaux, ses petits privilèges perso.

    Ouvrons les portes et les fenêtres, de notre maison et de notre coeur, de notre esprit et de nos rêves, ne laissons personne être maître de notre temps, de nos envies, de notre vie. La vie est belle quand on retrouve la liberté et le temps de partager. Il suffit d'oser faire le premier pas, vous verrez, ensuite c'est facile parce que le bonheur est au bout du chemin !

    P.S. : depuis que j'ai visionné le reportage d'Arte sur l'exploitation animale, je ne peux m'empêcher de penser à la vie de cet homme qui chaque jour passe des heures à trier des poussins qu'il jette devant lui dans une vis sans fin qui les broie vivants. Quel karma pour lui ? comment l'aider ? quel avenir pour lui après ça ? combien qui comme lui sacrifient leur santé mentale et physique, et pour quoi, pour qui ? En fermant les yeux, nous cautionnons. Nous avons tous notre part de culpabilité (oh le vilain mot !), nous n'avons pas le droit d'ignorer les dégâts que nos styles de vie impliquent pour nous, pour les autres et pour notre petite planète encore verte et bleue mais plus pour longtemps sans prise de conscience globale, sans révolte salutaire à notre échelle et à l'échelle du monde.

    Vivre ou travailler ?

    23 Août 2013

     
    Publié par Pam
    « NourritureEric Baret: "Amoureux de ce qui se présente maintenant." »

  • Commentaires

    7
    Nathalie
    Jeudi 19 Mars 2015 à 20:45

    Arrêtons d'être des robots ou des animaux et soyons des personnes humaines.

    6
    Lise
    Mercredi 13 Novembre 2013 à 13:33
    Lise
    Le changement radical s'est fait pour moi voici bientôt 10 ans, vu de l'extérieur il ressemble à un brusque virage pourtant il n'est que l'aboutissement logique d'un lent murissement, d'une minutieuse attention au "simple" et reste en perpétuelle évolution.
    5
    Lise
    Mercredi 13 Novembre 2013 à 13:33
    Lise
    Cela pourrait se résumer en ces mots :

    "La tranquillité fait que les paroles qui sortent de la bouche ne dépassent pas la mesure et que la nourriture qui entre dans la bouche ne dépasse pas la mesure"

    la "mesure" est celle du corps et trop souvent notre tête la pense au lieu de la sentir, nous plongeant dans la "démesure" ou "avidité" .
    4
    Mercredi 11 Septembre 2013 à 16:24
    Yog' La Vie

    Se préparer à toutes les éventualités, même lorsqu'on vit le bonheur au quotidien.

    3
    pam
    Mercredi 28 Août 2013 à 08:10
    pam
    merci Yog' d'avoir diffusé ce texte ! merci Lise de ton message (j'ai vu que tu en avais laissé un sur mon blog mais problèmes techniques je n'ai pas encore pu le lire....) et merci Daniel de cette référence de lecture que je vais de ce pas m'offrir !!! un extrait trouvé sur le blog de F. Lenoir :
    «L’homme est-il seulement un homo economicus ? Notre monde est malade, mais la crise économique actuelle, qui polarise toutes les attentions, n’est qu’un symptôme de déséquilibres beaucoup plus profonds. La crise que nous traversons est systémique : elle touche tous les secteurs de la vie humaine. Elle est liée à des bouleversements de nos modes de vie sans doute aussi importants que le tournant du néolithique, lorsque l’être humain a cessé d’être nomade pour devenir sédentaire. Il existe pourtant des voies de guérison. En m’appuyant sur des expériences concrètes, je montre l’existence d’une autre logique que celle, quantitative et mercantile, qui conduit notre monde à la catastrophe : une logique qualitative qui privilégie le respect de la Terre et des personnes au rendement ; la qualité d’être au « toujours plus ». Je plaide aussi pour une redécouverte éclairée des grandes valeurs universelles – la vérité, la justice, le respect, la liberté, l’amour, la beauté – afin d’éviter que l’homme moderne mû par l’ivresse de la démesure, mais aussi par la peur et la convoitise, ne signe sa propre fin».
    Belle journée à tous !
    2
    Mardi 27 Août 2013 à 11:38
    flipperine
    oui il faut changer notre mode de vie, ne pas tjs sans faire pour les autres, ils ne s'en font pas pour nous il faut prendre le tps de savourer les petits bonheurs qui passent, oublier le passé qui nous a fait souffrir et ne s'avancer vers l'avenir car nul ne sait de quoi il sera fait contentons nous de vivre pleinement le présent
    1
    Mardi 27 Août 2013 à 11:04
    Daniel
    Prendre conscience, changer nos comportements, pratiquer de nouvelles valeurs( respect, solidarité, partage), tout un programme.
    Un bon bouquin à lire sur le sujet: La guérison du monde de Frédéric Lenoir
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