• Argent et spiritualité (Isabelle Padovani)

     
    Je vois passer régulièrement des commentaires de personnes qui semblent choquées que j'ose demander une contribution financière pour les Rencontres au coeur du Vivant que j'organise. Apparemment, elles attendent de moi que je donne tout ce que je partage avec le grand public sans jamais rien demander au niveau financier, sans quoi cela fait de moi, selon leurs dires, une "commerçante" ou quelqu'un de "mercantile"... Je mesure, en lisant cela, combien la relation à l'argent est un sujet sensible, en particulier dans les milieux du développement personnel et de la spiritualité et je vois combien certaines croyances à ce sujet sont tenaces... Pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne d’attendre que son boulanger lui offre gratuitement sa baguette de pain tous les jours, ou que son artiste préféré se mette à donner ses disques ou à proposer tous ses concerts à titre gratuit...

    Lorsqu’on me fait ce type de procès d’intention (de faire du mercantilisme spirituel parce que mes Rencontres au coeur du Vivant sont payantes), alors que depuis des années, je consacre en moyenne deux à quatre heures par jour, 365 jours par an, à créer du matériel que je diffuse gratuitement (sur mes réseaux sociaux et sur ma chaine YouTube), je me vois un peu comme un boulanger qui offrirait tous les jours gratuitement des brioches, des croissants, du pain, à toutes celles et ceux qui passent par sa boulangerie. Et, six à sept fois par an, il propose en week-end des ateliers “Confection du pain et de viennoiseries” où il demande une participation financière qui lui permettra de pouvoir continuer à offrir gratuitement tout ce qu’il donne le reste de l’année. S’il se faisait alors taxer de “personne intéressée” et de “mercantile”, je gage qu’il serait assez ahuri, puis atterré et triste, d’être aussi peu vu et compris dans son intention : il en est de même pour moi, les amis...

    Je peux bien sûr me relier à la frustration de celles et ceux qui, ravis de bénéficier toute l’année des nourritures qui leurs sont offertes gratuitement, sont dépités de ne pas avoir les moyens de s’offrir l’atelier en week-end proposé par le boulanger. Mais, au-delà de ce que ce type d’attitude peut susciter comme sentiments chez moi, je suis surtout touchée en me reliant à ce qui l’origine : j’y vois une profonde incompréhension du principe de l’équilibre dans le donner et le recevoir, lorsqu’il se vit dans des échanges relationnels se déroulant dans le domaine spirituel ou du développement personnel. Apparemment, les valeurs et aspirations élevées qui animent les êtres cheminant dans ces domaines se muent en exigence et vindicte lorsque d’aucuns osent simplement être humains et exprimer leurs besoins au niveau matériel.

    Une de mes amies m'a raconté qu'un boulanger de ses amis qui, lorsque quelqu’un lui donnait de l'argent pour une baguette en lui disant “Voilà pour la baguette !”, avait coutume de répondre : "Ah non, celle-ci, elle est gratuite, car elle est déjà faite ! L'argent que vous me donnez, c'est pour pouvoir faire les prochaines !".
    Ce petit exemple illustre la réalité du mouvement de l’équilibre dans le donner et le recevoir : le boulanger ne vend pas son pain POUR recevoir de l’argent, mais il demande un retour financier pour le pain qu'il offre afin d'avoir les moyens de pouvoir continuer à en offrir...


    Je suis bien sûre consciente que cette vision de l’argent est valable pour les êtres qui fonctionnent à partir de leur élan de contribution : je ne suis pas aveugle et je vois bien que certains êtres ont une autre vision de l’argent et des relations humaines, et que leur motivation première est bien de se “faire de l’argent” et non de contribuer. Je peux me relier à celles et ceux qui, en ce cas, utilisent l’étiquette “mercantile” pour exprimer leur déception de voir un être qui agit uniquement à partir de ses besoins personnels sans prendre en compte ceux d’autrui.

    Si je résume, on a deux cas :
    • l’individu qui agit à partir de son élan de contribution et qui demande un retour (quelle qu’en soit la forme) pour avoir les moyens que son élan puisse continuer à se vivre : l’argent n’est pas son but, mais un simple moyen de pouvoir concrétiser son aspiration à contribuer pour autrui.
    • l’individu qui agit à partir de besoins plus personnels et qui agit en ayant comme motivation première de “gagner de l’argent”, afin de pouvoir faire tout ce qui fait sens et joie pour lui. L’argent devient alors un but, l’autre étant un moyen potentiel d’en obtenir.
    Dans le premier cas, on se prend en compte, pour pouvoir être au service d’autrui. 
    Dans le deuxième, on ne prend en compte que soi-même. 
    Dans les deux cas, on se prend en compte. 
    D’où vient donc l’idée, la croyance, qu’il y aurait un cas dans lequel il pourrait être viable sur la durée de ne pas se prendre en compte du tout ? 

    J’avais fait deux vidéos sur ce sujet, en 2013 : en les revisionnant aujourd’hui, je vois que je formulerais sans doute certains points un peu différemment, mais je me dis qu’elles peuvent déjà servir de base pour un cheminement sur ce sujet.

    Argent, gratuité et spiritualité :  



    Combien vaut mon travail


    Aujourd’hui, je vois que j'ai du mal avec le positionnement qui consiste à attendre (voire exiger) que les personnes qui ont fait le choix de dédier leur vie à prendre soin des autres le fassent en devant auto-financer leur vie quotidienne, sans rien demander à quiconque, sous prétexte que ce qu’elles partagent est dans un domaine qui a à voir avec la contribution pour l’être humain. Quelque chose en moi trouve que c’est comme si on attend de ces êtres qu’ils donnent deux fois : la première, par le fait qu’ils donnent ce qu’ils transmettent et la deuxième, par le fait qu’ils se débrouillent par eux-mêmes pour trouver comment avoir les moyens de vivre d’une manière qui leur permet de pouvoir continuer à transmettre...

    A mon sens, cette manière de voir les choses ne prend pas en compte la réalité de l’équilibre entre le donner et le recevoir, qui permet à celui qui donne d’avoir les moyens matériels de continuer à le faire... En d’autres termes “Qu’est-ce que je donne à celui qui me donne, afin qu’il ait les moyens de continuer à pouvoir donner ?

    L’argent est de nos jours un moyen pratique de pouvoir équilibrer cette dynamique du donner et du recevoir, mais il n’est pas le seul... Par exemple, dans les traditions claniques ancestrales, en Gaule, les guérisseurs d'un clan ne demandaient pas d'argent pour leurs consultations, mais ils recevaient du clan un toit, des vêtements, de la nourriture et tout ce dont ils avaient besoin pour pouvoir continuer à contribuer pour le clan : ainsi, ils avaient les moyens de pouvoir continuer à donner leurs soins à chacun.

    Je trouve donc assez ahurissant que l’on attende, voire que l’on exige de quelqu’un (sous peine de jugement sévère sur sa manière de fonctionner), qu’il donne, donne, donne, sans rien demander en retour... Je constate que les êtres qui ne demandent pas explicitement quelque chose en retour (je pense à Amma, ou d’autres êtres comme elles) sont entourés de personnes qui ont à coeur de leur donner quotidiennement tout ce dont ils ont besoin pour vivre et fonctionner de la manière qui leur permet de continuer à donner.

    Je vois là une dimension du “prendre soin de ce qui nous est précieux” qui fait beaucoup sens pour moi, car elle me semble être l’incarnation d’une vision réaliste de la vie et de l’être humain, ainsi que la mise en oeuvre concrète de nos aspirations les plus élevées à l’entraide et à l’interdépendance.


    La gratuité financière ne peut s'exercer à mon sens que si elle est le moteur d'une chaîne relationnelle fondée sur l'interdépendance vécue entre tous, qui prend soin à la fois du receveur (qui bénéficie de la gratuité) ET du donneur (qui l'offre), les besoins matériels de ce dernier étant nourris par un ou plusieurs autres acteurs du cercle auquel il appartient.

    Exiger la gratuité de manière unilatérale (de la part du donneur) revient à ne pas prendre en compte la réalité de notre nature humaine, qui se met toujours en action selon deux axes :
    - l'élan : l'élan de contribution étant le moteur premier de l'être humain, lorsqu'il est connecté à la Vie qui le traverse
    - les moyens : qui lui permettent de mettre en œuvre cet élan Sans moyens, l'élan ne peut plus se vivre et l'argent est l'une des manières de pouvoir donner à l'élan de contribution les moyens de s'exercer de manière pérenne.


    Marshall Rosenberg, père de la Communication NonViolente, partage sa vision de l'argent comme moyen de vivre l'équilibre au niveau du donner et du recevoir en ces termes :
    "Ne paye jamais pour quoi que ce soit et, à la place, donne aux personnes de l’argent à partir de l’intention de les soutenir à faire leur travail."
    et
    "Ne travaille jamais pour de l'argent mais assure toi toujours que tu as assez de ressources pour faire ton travail."

    J’aime également beaucoup ce qu’en dit Miki Kashtan, une formatrice certifiée du CNVC qui m’inspire depuis des années par la force de son engagement dans la transmission de la CNV. Elle a un blog où elle écrit des articles de fond hebdomadairement et j’ai toujours été admirative du temps et de l’énergie que je lui voyais consacrer pour offrir ainsi gratuitement ces trésors de conscience... Elle écrit, sur le thème de sa relation à l’argent :

    Je ne veux rien vendre à quelqu'un tant qu'il ne voit pas en quoi ce que je lui propose est un cadeau pour lui-même !  
    et
    Je ne me vois pas comme "gagnant" de l'argent. Je me vois comme demandant de l'argent et comme donnant de l'argent à ceux qui demandent. Je ne demande pas aux gens "Combien ça coûte ?" A la place, je demande "Qu'aimeriez-vous recevoir ?" Le tournant dans ma vie au sujet de ma vision de l’argent a été lorsque j'ai commencé à réfléchir à ce pourquoi je demandais de l'argent et j’ai découvert que ce n'était pas pour moi, en fait. C'était pour pouvoir avoir les moyens de vivre, prospérer et contribuer. Une fois que j'ai eu assez d'intégrité au sujet de la façon dont je faisais mes choix au sujet de l'argent, j'ai senti un plein sentiment d'intégrité en demandant de l'argent pour être en mesure de faire cela. Auparavant, demander de l'argent me semblait sacrilège, comme si cela menaçait le travail sacré que je venais de terminer. Une fois que j'ai adopté le paradigme de Marshall de ne pas travailler « pour » recevoir de l’argent, mais d’oser demander celui dont j’ai besoin pour pouvoir continuer à offrir ce que j’ai de la joie à partager, j’en suis arrivée à accepter ce que sont mes vrais besoins, y compris le besoin de soutien d'autres personnes…” 


    Quelqu’un m’a écrit récemment, au sujet des Rencontres au coeur du Vivant : "J'ai l'impression que tu reçois plus que ce qui t'est nécessaire pour vivre confortablement et avoir l'élan de contribuer.
    J’ai envie de partager dans cet article ma réponse à sa remarque, me disant que cela pourra contribuer à la clarté de chacun.
    Je vois que tu te bases pour faire ta réflexion sur un calcul du tarif demandé pour une rencontre, versus le nombre d'heures de la Rencontre, etc. Du coup, tu sembles croire que la somme que je demande pour participer aux Rencontres au coeur du Vivant a quelque chose à voir avec "payer" le contenu de la Rencontre et en évaluant cela, ça ne te semble pas ajusté.

    J'aimerais te partager que lorsque je parle d'équilibrer le donner et le recevoir, je l'envisage de manière globale : ce que je reçois dans les Rencontres équilibre pour moi, non pas ce que je donne pendant le temps de ces Rencontres, mais ce que je donne à longueur de journée (je travaille en général entre 10 à 13h par jour), 365 jours par an, car mon "job" étant ma passion, je le fais tous les jours... Les Rencontres au coeur du Vivant représentent en moyenne 10 à 14 jours dans l'année, sur les 365 jours où je travaille et la somme que j'y demande ne sert donc pas à équilibrer ce que je donne pendant ces 10 jours, mais ce que je donne pendant 365 jours...

    Enfin, pour rappel, j'ai toujours à coeur que l'argent ne soit pas un obstacle pour participer : j'ai mis en place des tarifs réduits pour les personnes ayant moins de moyens financiers, et Audrey (à mon secrétariat) est toujours à l'écoute des personnes pour qui même le tarif réduit est trop cher... Pour info, je ne communique pas sur ce sujet, mais il y a à chaque Rencontre des personnes qui participent selon le mode de la participation consciente, en donnant ce qu'ils peuvent et certains que nous invitons à participer à titre gratuit, lorsque nous voyons leurs situations trop difficiles.

    Et c'est le fait de demander un montant de base (celui que tu juges trop élevé) à celles et ceux qui en ont les moyens qui permet :

    - de pouvoir donner ces accès-là à celles et ceux qui ont moins de moyens

    - de soutenir mon élan de contribuer pour le plus grand nombre au quotidien.”


    Je fais le choix de continuer à enrichir cet article des échanges qu’il a généré en commentaires, me disant que cela peut contribuer à la clarté et ayant confiance que si vous en avez assez, vous zapperez ! 

    Quelqu’un m’a écrit en commentaires qu’il avait calculé la somme mensuelle que je recevais, à partir des infos connues de lui au sujet des tarifs normaux des Rencontres au coeur du Vivant et du nombre de participants) et qu’il trouvait que “On est peut-être un peu au-delà de ce qui est nécessaire pour vivre décemment...
    C’est une variante de la remarque à laquelle j’ai répondu dans les paragraphes précédent, mais elle a retenu toute mon attention, car ce commentaire comportait des éléments chiffrés et je mesure combien cela peut être choquant pour certaines personnes, en regard de ce qu’elles gagnent mensuellement. 

    Voici ce que je lui ai écrit :J'adore que l'on entre ainsi jusqu'aux chiffres, le thème de l'argent est si tabou dans nos sociétés et surtout dans les milieux spirituels ! Pour faire le pas suivant ensemble, sur ce sujet que j'adore, tant je vois combien il touche à nos conditionnements les plus profonds et les plus archaïques : votre calcul ne reflète pas la réalité, car il n'y a qu'une rencontre par an (à Toulouse) qui peut avoir 400 personnes... les autres tournent autour de 200... et le nombre de participants n'est pas à multiplier par 150, car il y a environ 50 % de personnes qui viennent en tarif réduit... sans parler des gratuités, nombreuses, dans toutes les rencontres. Ensuite, les frais sont conséquents, partout, pour les salles que je loue, auquel il faut évidemment ajouter les frais de déplacement, hébergement, restaurant, etc.

    Mais tout cela n'est pas le coeur de ce qui est en question, car au final, même avec un revenu mensuel net qui est bien en-deçà de celui que vous évoquez, on pourra toujours me dire que "je gagne trop" pour ce que je fais... Et c'est là que ça devient intéressant : où avons-nous appris cette curieuse idée que quelqu'un pourrait "trop" recevoir ? Si ce n'est par comparaison avec ceux qui reçoivent "moins"... Ainsi, notre vision de l'équité ou de la répartition équitable des richesses reviendrait à considérer que les personnes qui arrivent à générer de l'abondance de manière tout à fait honorable sont en quelque sorte "indécents" en regard de celles qui sont dans des situations financières moins confortables...

    Qu'est-ce que j'appelle "de manière tout à fait honorable" ? Cela fait 30 ans que je me forme dans les domaines que je transmets à présent. J'ai dépensé des dizaines de milliers d'euros en formation, pendant toutes ces années, en formation, frais de déplacement, etc. Depuis 30 ans, j'ai consacré la majeure partie de mon temps et de mon énergie à développer mon activité dans ce domaine qui me passionne, donnant toujours sans compter, faisant parfois des conférences pour 1 personne (à Paris, en 2007 !) et donnant à mes débuts des stages où venaient 4 ou 5 participants. J'ai passé 2 à 3 heures par jour pendant 5 ans à faire connaitre mes activités sur les réseaux sociaux, puis consacré des centaines d'heures à faire des montages des 370 vidéos que je diffuse gratuitement sur ma chaine YouTube. Pendant des années, mes stages ont eu une vingtaine de personnes et j'étais ravie ainsi. Et puis mes vidéos sur YouTube ont semblé trouver leur public et depuis 2013 les Rencontres que je propose ont du succès. En 2013, le tarif pour y participer était plus élevé qu'à présent. J'ai fait ce que peu de personnes font : j'ai baissé mes tarifs en 2015. Et l'année passée, en 2016, j'ai ouvert des tarifs réduits, avec le soutien du Fonds pour la Communification.

    Je baisserai sans doute encore mes tarifs dans le futur, lorsque cela sera ajusté pour moi.
    Mais en aucun cas à partir de l'argument que "je gagne plus que ce qui est 'nécessaire' pour vivre décemment"...
    J'ai mis trente ans à accéder à l'abondance matérielle dont je bénéficie aujourd'hui : je n'ai jamais agi POUR l'obtenir, mais j'ai pu observer que, avec la charge de travail qui augmentait toujours plus et le nombre croissant d'êtres humains connectés à moi - ce que je peux ressentir énergétiquement, il y a plus de 6 millions de vues sur ma chaine YouTube - c'était parfaitement ajusté pour moi de recevoir un retour financier plus conséquent : pour moi, l'argent est une énergie comme une autre, et je vois et sens parfaitement combien il équilibre quelque chose énergétiquement pour moi, me permettant de pouvoir continuer à donner autant que je le fais et à autant de personnes (dont je n'ai jamais rencontré la majorité, puisqu'ils se relient à moi par Internet).

    D'autre part, j'imagine que si vous êtes choquée en calculant certains montants (même si votre calcul n'est pas du tout le reflet de ma réalité financière), c'est parce que vous imaginez que je m'enrichis grassement avec les sommes que je reçois dans mes Rencontres. Mais que savez-vous de ce que je fais de cet argent ? Comme je vous l'ai dit, pour moi, l'argent est une énergie, et j'aime que cette énergie circule. Il se trouve que, par tout ce que j'ai fait depuis 30 ans, cette énergie circule depuis 2013 vers moi avec abondance : sachez que j'ai tout autant à coeur qu'elle circule vers d'autres avec abondance... je n'en fais simplement pas la publicité...

    J'aime voir circuler ainsi cette énergie et j'aime en être un vecteur de transmission...


    Si l'argent n'existait pas, si notre société était fondée sur d'autres moyens pour équilibrer le donner et le recevoir, je sais que je serai en train de fonctionner de toute façon dans une dynamique d'abondance, car c'est celle que je vois être le plus au service de la Vie, car elle est la dynamique de la Vie elle-même, qui EST pure abondance !

    Je vois chaque jour combien le fait que j'incarne ainsi l'abondance possible et que je l'assume à 100%, osant en parler ouvertement sur la place publique comme je le fais ici, soutient certains êtres à accéder à leur propre abondance... Je vois également combien cela en stimule d'autres, qui semblent penser que l'abondance de l'un est la cause du manque de l'autre... Elle l'est peut-être dans le cas d'êtres qui ont pour seul objectif dans la vie de "gagner de l'argent" en s'en foutant de le gagner sur le dos des autres, mais en aucun cas dans le cas d'être dont l'intention première est de contribuer au mieux-être d'autrui et pour lesquels l'argent est un simple moyen au service de cette intention...
    Alors, un grand merci pour votre petit commentaire, qui a eu un grand effet, vous le voyez, celui de me permettre d'entrer encore plus profondément dans ce que j'ai de la joie à partager sur ce sujet habituellement tellement évité dans les milieux spirituels ou de développement personnel. Je lirai avec joie comment vous recevez ce que je viens de vous partager...


    J'espère que le contenu de cet article contribuera à la clarté pour chacun et pour conclure, je vous recommande chaleureusement le livre de mon ami Christian Junod "Ce que l'argent dit de nous" (préfacé par Thomas d'Ansembourg), qui invite à conscientiser notre relation à l'argent et à trouver une manière de le vivre qui soit plus paisible, joyeuse et au service de nos aspirations profondes.
    Je lui laisse le mot de la fin, extrait de son ouvrage :
    Il y a une croyance collective selon laquelle il est normal que les activités
    où les valeurs humaines sont très présentes ne soient pas ou peu rémunérées.
    À l’inverse, les métiers porteurs de peu de valeurs humaines sont plutôt bien payés. 
    C’est comme si moins l’éthique était présente, plus l’argent pouvait couler à flots sans déclencher de grandes réactions émotionnelles. 
    Ne trouvez-vous pas ce raisonnement surprenant, voire choquant ? 
    Est-ce qu’il ne mériterait pas d’être revu, mieux encore, d’être renversé ? 
    Ainsi, plus un humain apporterait du bien-être aux autres, à notre environnement,
    mieux il serait payé.

    Avec amour,

    Isabelle Padovani


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    vous pouvez leur donner directement son lien sur Facebook :
    https://www.facebook.com/notes/communification/une-autre-vision-de-largent/1423813087702008/  
    « Le sport, un exercice spirituel ?Ne pas intervenir dans la vie des autres »

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