• Ça ira mieux, ça te passera, va voir quelqu’un !

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    Ça te passera !

    Ça ira mieux, ça te passera, va voir quelqu’un !

    Voici les sempiternels refrains de notre société psychiatrisée et dépressive. Petit individu isolé dans la masse tu es ballotté d’établissements en établissements dès ta plus tendre enfance. Subissant exclusions, compétitions, brimades, autorités, horaires et j’en passe, tu es enfermé dans une prison scolaire où toute remise en cause sera de fait punie par les autorités compétentes. Que ce soit de façon stricte et tangible ou de manière plus insidieuse par les parents, les profs, les directeurs.

    Mais pourquoi ? C’est une question à ne pas formuler, à ne pas se poser. Si tu dis que tu ne vas pas bien, que ces choses t’oppressent, on te remettra forcément dans le droit chemin en te disant "mais tu vois c’est comme ça ". Toi bien sûr tu ne seras pas plus avancé, mais tant pis tu vas plus ou moins continuer à faire ce qu’on te dit. Même que paraît t-il, c’est dans ton intérêt. Rien ne changera avec ton boulot de merde qu’on t’aura imposé, comme ton éducation ; ta haine de la société ne te quittera jamais.

    Car c’est bien de haine dont nous pouvons parler, présente depuis le plus jeune âge. Cela ne correspond pas pour moi, comme certains le pensent, à une prise de conscience qui descendrait d’on ne sait où, ou à une « révolte adolescente ». Mais c’est tout simplement ce sentiment des choses, devenant trop oppressant, qui fait qu’à tout âge des personnes peuvent péter un câble ou déprimer à en crever.

    Alors la société a trouvé les moyens pour remédier à tout cela. Ils se nomment « dérivatifs ». Drogues, alcools, jeux vidéos et j’en passe, la liste est longue pour te faire oublier qu’au fond tu n’es qu’un rôle social imposé pour ce monde. Mais il faut bien te garder en vie et docile le plus longtemps possible pour continuer à faire tourner la machine, même si au fond ces dérivatifs te tuent aussi à petit feux.

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    Le plus dangereux c’est quand tu te rends compte qu’on se fout de ta gueule, que l’on nie ton individualité et que tu n’es qu’un rouage de la machine, une vulgaire pièce à entretenir de temps en temps. La plupart des gens aujourd’hui, lorsqu’ils s’en aperçoivent, ne voient aucune solution à leurs problèmes ou ne veulent pas les voir. Dans ce cas la société a encore un atout en poche, il se nomme science, accompagnée de ses fidèles serviteurs.

    Psychiatres et psychologues vont donc s’allier pour d’une part nous soutirer du fric, mais aussi pour remettre sur le droit chemin les « égarés » du système. Si la psychologie peut s’avérer intéressante, elle n’est pas sans faille. En effet les psychologues remettent rarement en cause la médecine, les médocs et la psychiatrie, et vont se comporter comme des experts. De plus on en devient assez dépendant.

    Pour le psychiatre, rendez vous sur rendez vous tu vois un/e charmant/e énergumène qui te prescrit des cachetons censés t’aider à affronter ce que tu ressens. Mais tout cela t’aide-t-il vraiment ? Ils te rendent seulement amorphes, n’ayant plus goût à rien, et dépendant, comme tout bon dérivatif.
    Dans les établissements psychiatriques les gens vont se zombifier, en déprimant seuls dans une chambre, isolés de tout et de tous comme si c’était la solution, errant dans ces centres aux barreaux et aux murs infranchissables, aux matons en blouses blanches, ou bien enfermés dans des camisoles et des cellules capitonnées. Mais la bonne morale humaniste et chrétienne ne permet pas à la société de ne pas « s’occuper » de ces gens, ou de s’en débarrasser comme l’histoire et certains pays ne se sont pas privés ou ne se privent pas de faire. Alors ces médocs et ces centres sont les seules méthodes trouvées pour sauver la face humaniste.

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    Ceci n’empêche pas bien sûr de nombreuses personnes ayant été confrontées à cela, ou qu’on a voulu entraîner dans cet engrenage malsain de se délivrer de cet univers carcéral et de le combattre.
    « Le suicide, c’est une vengeance personnelle, et moi, personnellement, je ne m’en veux pas »
    Cette phrase résume bien tout le rapport des gens face à leurs problèmes. Car peu souvent des critiques profondes seront émises à l’encontre de la société. Et un des autres travers de la psychologie, c’est qu’elle dira que tout est en nous et ne remettra que rarement en cause le monde qui la produit, et qui produit nos malaises. Nous sommes bien d’accord que les problèmes psychiques, les névroses diverses, les tocs, les pulsions phobiques, l’envie de se faire du mal, de se suicider ou la dépression sont le résultat d’une intériorisation de notre haine. Exploitation, travail, horaires, chefs, domination, prisons, amours, les exemples sont variés et chaque être humain sait ce qu’il subit au fond de lui-même. Soit il l’accepte et se satisfait de dérivatifs capables de lui faire accepter ces choses (ce qui ne l’empêchera pas de se reprendre tout ça en pleine gueule), soit il se bat.

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    La société nous impose constamment des choses, jours après jours, des gens se suicident, se font du mal, cessent de lutter, ou se morfondent dans leur coin. Plutôt que de remettre en cause cette société, ils se remettent en cause eux mêmes comme si tout ce que la société nous imposait allait de soi. Ce qui est certain, c’est que les personnes qui font tenir ce système, parfois malgré leur haine, doivent êtres combattus avec la société qu’ils nous infligent. Écouter leurs sempiternels conseils, se traîner à son taf, à son bahut, chez les psys, tout cela rend dingue. Et pour ces oppresseurs, si une révolte s’exprime, ils considéreront comme « déviants », « dangereux » ou « fous », ceux qui ne supportent plus cette société.

    Nous au contraire, en bons « déviants », nous nous réjouissons de voir sans rester passif que les gens pètent leurs usines, tabassent leurs patrons, leurs syndicalistes, leurs profs, leurs flics. Bref, qu’ils s’opposent par divers moyens aux normes qui nous sont imposées, à la domination. La société a créée ses « déviants » : qu’elle en subisse les conséquences.

    De la même façon les « déviants » n’ont pas à s’en vouloir, même si la société tente de les culpabiliser par la psychiatrie ou la taule. Bien sûr que nous dérangeons , mais nous ne sommes jamais seuls, bien au contraire.

    Nous avons mille et un moyens d’agir contre cette société, de la détruire, de reprendre en main notre vie et de ne la laisser à personne. Montrer à ce monde que non, effectivement, ça ne nous passera pas !

    Un déviant.

    Extrait de Non Fides

     

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