• plus éveillé

    Chacun de nous progresse sur son chemin spirituel, bien que nous n’en ayons pas tous conscience.

    Parfois, vous doutez de vous-même, et il nous arrive tous de passer par là.

    Pourtant, malgré ces moments de doute, sachez que vous êtes en pleine transformation.

    Alors arrêtez de faire abstraction de certaines choses, car vous êtes exactement là où vous êtes censé être.

    Voici 9 signes que vous êtes plus éveillé que vous ne le pensez:

    1. Vos horizons sont en train de s’élargir

    Il était une fois vous faisiez partie de la foule.

    Vous écoutiez les commérages et vous lisiez les magazines people, vous ne manquiez aucun épisode de la télé réalité trashy ou même les histoires à sensation. Mais dernièrement, rien de tout cela ne semble attrayant et vous vous demandez même si cela l’a vraiment été un jour.

    Vous arrivez à voir à travers la mascarade des gens, de la société; vos yeux s’ouvrent.

    Après tout ce temps avec le sentiment d’un moi séparé, vous pouvez maintenant vous sentir connecté à la pensée collective.

    Vous avez développé une tendance libérale et un désir intense à vouloir changer le monde, ou du moins d’essayer davantage à ne pas être de ceux qui le nuisent.

    2. Vous avez cessé de vouloir étiqueter les choses à tout prix

    En dépit de vous demander parfois si vous avez hérité d’un pouvoir quelconque, vous avez eu quelques expériences étranges dans votre vie et la synchronicité semble vous suivre partout.

    Votre esprit arrive constamment à voir au-delà des masques et vous avez la conviction d’avoir déjà eu quelques altercations avec « l’illumination ».

    Mais vous ne ressentez plus le besoin de déterminer exactement ce que tout cela signifie, toute cette dualité est beaucoup de travail acharné, et même si vous vouliez décrire tout ce qui se passait dans votre esprit, ce serait comme essayer d’expliquer la couleur pourpre à un homme aveugle, mission impossible.

    Reconnaître que toutes les expériences illuminées sont totalement subjectives est la clé, et plus vous arrêtez d’essayer de les catégoriser, plus elles viennent à vous.

    Pas d’attentes. Pas de jugements. Pas d’attachements.

    3. Vous remarquez « toujours tout »

    Votre nouvel état de conscience signifie qu’aucun détail ne vous échappe: l’humeur des gens, leurs motivations, leurs causes, les changements dans l’air.

    Vous êtes comme un croisement entre Derren Brown et Sherlock Holmes.

    « Rien » n’échappe à votre vision accrue des détails.

    Si quelqu’un a des intentions cachées, vous l’entendez dans sa voix, s’il vous ment, votre instinct vous crie la vérité.

    Les gens trouvent cela rebutant que vous arriviez à voir autant en eux, alors vous avez appris à garder cela pour vous, ce qui signifie que vous finissez souvent par vous retirer tandis que tout le monde s’injure subtilement pour le compte de l’ego.

    Ce qui nous amène au prochain point …

    4. Vous n’appartenez pas à un groupe en particulier

    Vous rendre à un emploi normal de bureau au quotidien est déchirant pour vous, et ce n’est pas juste le travail qui est en cause, c’est que vous n’êtes tout simplement pas comme tout le monde.

    Vous avez du mal avec les bavardages inutiles et redoutez les fêtes de bureau saisonnier. Vous préférez être à la maison avec un bon livre au lieu de noyer votre chagrin dans un verre d’alcool.

    Ce n’est pas la faute de vos collègues, car ce sont certainement des personnes exceptionnelles, c’est juste que vous n’êtes pas sur la même longueur d’ondes.

    5. Vous préférez passer votre temps en compagnie d’arbres

    Tout comme vos ancêtres, les bois semblent vous appeler.

    Si vous avez le choix entre passer toute une journée en pleine nature ou faire du shopping avec vos pairs, vous savez que vous opterez toujours pour les arbres plutôt que les petits plaisirs.

    Ce n’est pas que vous n’aimez pas le shopping, le vin et les ragots, mais vous avez aussi besoin de quelque chose de plus profond, du temps pour vous retrouver seul.

    Et vous retrouver seul vous apaise, en fait, vous avez besoin de passer du temps seul pour vous ressourcer. Vous n’êtes pas étrange, c’est juste que la nature arrive toujours à vous remonter le moral plutôt que de traîner avec les gens juste pour tuer le temps.

    6. Vous perdez des amis

    Soyons réalistes, vous avez changé. Vous avez passé assez de temps à examiner votre vie à la loupe, maintenant vous savez qui vous êtes, et c’est une personne très différente de qui vous étiez autrefois.

    Vos amis seront les premiers à remarquer ce changement, et ils pourraient ne pas le comprendre.

    Peut-être que vous vous êtes éloigné ou que vous avez dû faire face à la confrontation, mais comme un serpent en train de muer, vous évoluez, laissant votre identité passer derrière vous et vous transformant en une meilleure version de vous-même.

    Et maintenant le meilleur – au fond, vous cherchez de nouveaux amis, ou pas du tout.

    7. Vous êtes confus(e)

    Tout ce changement interne s’est imposé à vous, et maintenant vous vous sentez coincé.

    C’est comme si vous aviez évolué sur le plan mental mais que votre vie physique était restée la même, remplie de luttes sans fin, d’ennuis et de frustrations.

    Eh bien, en fait, voilà une excellente nouvelle!

    La « nuit obscure de l’âme » est un terme inventé par le poète du XVIème siècle et mystique catholique romain Saint Jean de la Croix pour décrire le sentiment de noyade que de nombreuses personnes éprouvent après un important travail spirituel, et bien que cela puisse s’avérer déplaisant, c’est assurément une évolution.

    Vous avez défilé péniblement votre passé et soigné de vieilles blessures, vous devenez de plus en plus libre, mais votre ego en déclin ne se réjouit pas de cela et vous combat pour tenter de vous saboter.

    Laissez la souffrance s’exprimer, embrassez-la, acceptez-la, surmontez-la. Sachez que c’est juste une illusion.

    8. Vous avez un sens de l’humour particulier

    Avez-vous déjà regardé une entrevue avec le Dalaï Lama? Lui et ses autres copains bouddhistes font souvent des plaisanteries, probablement parce qu’ils font face à moins de luttes et que leur dialogue interne est apaisé. C’est lorsque votre esprit ne crée pas de drames, que vous pouvez vous lâcher suffisamment pour rire.

    Donc, si vous traversez une phase obscure, rigoler du fond du coeur ne peut que vous faire du bien.

    9. Personne ne vous tirera vers le bas  

    Vous êtes un être éternel avec une gloire sans fin, et vous le savez, donc il est quasiment impossible qu’on vous arrête dans votre quête à travers la vie.

    Cela peut se manifester comme si vous étiez quelqu’un de têtu ou de coincé, mais vous savez maintenant qu’il est essentiel d’être fidèle à soi-même.

    Toutefois cela vient avec une énorme quantité de responsabilités, vous avez la clé de votre vie, vous contrôlez vos pensées.

    Pour cette raison, vous essayez d’éviter les personnes qui ont de mauvaises ondes et qui cherchent constamment à transformer votre énergie. Vous n’avez plus besoin de donner des explications à qui que ce soit, et les gens semblent ressentir que peu importe ce qu’ils feront, vous serez inébranlable.

    Alors poursuivez votre bon travail cher ami(e) éveillé, et rappelez-vous que vous êtes exactement où vous êtes censé être.

     

    Source: https://www.espritsciencemetaphysiques.com/9-signes-plus-eveille-pensez.html

     


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  • http://medias.inrees.com/img/magazine/haut_BelleEvasion.jpg

    Pris sur le site: Économie et Spiritualité en Yoga

    A propos du livre Ma plus belle évasion de Michel Vaujour

    Souvent des vérités qui nous semblent fondamentales sont confirmées par des faits ou des événements insolites et à priori sans grande importance.

    Avec le Yogi Khane, et son enseignement intégrant des postures et des pratiques de Hata Yoga indien, du Yoga égyptien et du kung-fu (yoga chinois), j'ai découvert que le hata yoga n'était pas forcément lié à la culture indienne ; d'autre part son souci de montrer que la pratique du yoga pouvait se nourrir et s'enrichir à partir de différentes spiritualités (chrétienne, musulmane, hindoue, bouddhiste, taoïste,…) laisse suggérer que la démarche du yoga est une démarche inscrite au très profond des êtres humains. D'une manière plus globale, cette démarche du yoga semble être inscrite au très profond de tout être vivant, si on en croit, par exemple, le mythe indien de la transmission du yoga par Chiva aux hommes par l'intermédiaire du poisson, de la tortue, du sanglier, …que Babacar Khane aime si souvent nous rappeler.

    Attiré par l'aspect universel du yoga, j'ai souvent regretté que les anciennes civilisations (les Celtes, les Ligures, Les Etrusques, …) qui ont fondé le continent européen nous aient laissé si peu de traces et de vestiges nous permettant de connaître les formes de yoga qu'ils pratiquaient notamment avant l'ère chrétienne. Il est fort possible que les druides et d'autres formes de chamanisme[1] aient développé des pratiques de yoga spécifiques à leur époque. On sait aujourd'hui, grâce au corps de "Otzi", cet homme momifié, vieux de 5.300 ans, découvert en 1991 sur un glacier du Tyrol, et sur lequel étaient inscrits des méridiens et des points d'acupuncture, que les hommes qui habitaient le centre de l'Europe à cette époque, utilisaient des pratiques de soins que nous avons redécouvertes et que nous re-utilisons depuis quelques décennies grâce aux enseignements et aux écrits de la "médecine traditionnelle chinoise". Peut être qu'un jour un événement similaire à la momie "Otzi", pourra nous permettre de retrouver des traces des yogas qui étaient pratiqués sur notre continent européen avant l'ère chrétienne ?

    L'événement insolite, qui m'a raffermi dans l'idée que le yoga est une démarche universelle inscrite à l'intérieur du corps de tout être humain est le livre de Michel Vaujour "Ma plus belle évasion"[2] et son interview dans la revue "Santé Yoga" de décembre 2005. Michel Vaujour est connu pour ses multiples évasions de prison, mais les journaux et la télévision n'ont pas relaté sa découverte du yoga en prison, et la métamorphose de son comportement et de sa vision de la vie, à partir d'une pratique du yoga assidue et quotidienne.

    Du streching  à la découverte du yoga

    Enfermé dans le quartier de haute sécurité de la prison de Chaumont, après plusieurs évasions réussies, Michel Vaujour découvre que faute de ne plus pouvoir s'évader, ses réactions d'opposition aux "matons" et au système carcéral risquaient de le perdre. « En me laissant aller à réagir comme je l’avais fait, je m’étais mis au même niveau que le taureau qui, face au toréador, fonce sur le rouge de la muleta qui l’excite et finit par en mourir. Ce jour-là, j’ai commencé à comprendre que j’étais foutu si je n’étais pas capable de maîtriser les impulsions que cette situation d’impasse générait en moi. Dès lors, je m’évertuais à brûler le danger de ce trop d’adrénaline par la pratique d’une activité physique débridée ». D’autre part, une bonne forme physique ne pouvait qu’être positive pour entreprendre une nouvelle évasion.

    Pour « peaufiner la partie étirement et souplesse » de son activité physique, Michel Vaujour acheta le livre de Philippe de Méric, Yoga pour chacun. C’est une blessure à la cheville qui l’immobilisa pendant plusieurs semaines qui lui a permis de dépasser l’aspect stretching du yoga. « Vu les désagréments de cette immobilisation forcée, je me suis soudainement senti concerné par les techniques de respiration relatives au stress, et à la stabilisation du mental, de l’émotionnel, des pensées. Alors, j’ai relu attentivement le bouquin, souligné certains passages et, allongé sur le lit, j’ai commencé à ressentir quelques effets, minuscules, mais bien là. Comme j’avais encore des jours et des jours avant de pouvoir forcer sur ma cheville, je me suis élaboré, avec le même coté méthodique que pour le sport, un autre petit programme sur un cahier tout neuf. Du lit, je suis passé à la couverture posée au sol, et j’ai commencé à essayer de m’exercer à une respiration de base, nadi sodhana, jusqu’à pouvoir me perdre dans le souffle, dans le rythme. Au fil des jours, et en dépit de tout, de la prison, des matons, de l’impasse dans laquelle était tombée ma vie, j’ai commencé à ressentir des moments de bien-être que j’avais oubliés depuis longtemps, et que je n’avais même peut-être jamais connus. (…) Quelque chose qui se rapprochait de ce que l’on peut ressentir quand on est perdu dans la beauté d’un paysage qui nous dépasse. Une paix par-delà tous les aléas de la vie. (…) . Le programme initial de stretching amélioré était bien loin derrière moi. Le yoga n’était encore alors qu’une forme d’évasion que ni murs, ni matons, ni miradors, ne pouvaient empêcher. Mais peu à peu, il creusa son sillon en moi au point d’occuper tout mon être, toute ma vie ».

    « Sur le chemin du yoga »[3]

    Dès lors, dans sa cellule éclairée par la lumière bleutée de la veilleuse de nuit, tous les matins à six heure, Michel Vaujour commence son premier rendez-vous de la journée avec le yoga, et notamment avec des exercices respiratoires. « Il n’est plus ni monde au-delà des murs, ni prison, ni haute surveillance, ni cellule, ni lumière, ni espace, ni temps. Il n’est plus que le souffle qui m’absorbe tout entier dans cette concentration si particulière du yoga qui consiste non pas en tension « vers », mais dans l’effacement de tout ce qui n’est pas son objet. Il n’est plus que le souffle, mon souffle, porté par une des techniques millénaires du yoga. Il n’est plus que le rythme qui naît au profond des entrailles, qui s’y meurt pour renaître encore et encore. Par de là ma vie qui ne ressemblait plus à rien, je suis vivant, et je le ressens avec une acuité de conscience que je n’ai jamais connue ».

    Tout au long de la journée, Michel Vaujour complète son entraînement sportif par des séries d’asanas. Il redécouvre par lui-même que les asanas signifient « des postures aisées », ce qui, vu les contorsions nécessaires, semble assez paradoxal, mais cette dénomination reflète plutôt, selon Michel Vaujour,  « la manière d’y parvenir ». Il fait l’expérience que chaque asana, « contraint l’organisme à des modes respiratoires différents qui eux aussi, doivent être aisés » et il découvre que « les aptitudes qui ont à s’exercer et à se développer dans ce travail pour apprendre à être à l’aise m’apprennent à l’être tout autant face à l’adversité ». « Moi qui n’ai jamais fait d’études, je découvre une autre école, celle du silence, de l’application, celle des lois et de la vie qui m’animent. Le yoga devient un mode d’existence ».

    Le soir, dans le silence de la prison, Michel Vaujour pratique la méditation à partir d’exercices respiratoires : « De la maîtrise du souffle découle la maîtrise des émotions, et de la maîtrise des émotions, le détachement. Un détachement qui  laisse d’autant plus en pleine conscience que l’émotion n’est plus là pour la brouiller ».

    Ces différentes pratiques quotidiennes du yoga dans un quartier de haute sécurité de la prison de Chaumont, permirent peu à peu à Michel Vaujour de se forger une réelle pensée personnelle. « Dans un quotidien silencieux et solitaire, une telle discipline vécue, me fit naître à la pensée, à une pensée véritablement personnelle. Pour moi qui n’avais jamais été porté que par mes pulsions, un fatras de clichés et d’idées convenues, ce phénomène fut si surprenant que la première fois je crus entendre une voix tant cette pensée était claire et nette. Cette illumination m’entraîna à me confronter à moi-même, et j’ai commencé à réaliser le gâchis dans lequel j’avais entraîné ma vie ».

    Le yoga pour aller jusqu’au bout d’une nouvelle évasion à tout prix

    Tout en observant la transformation de sa pensée à partir de la pratique du yoga, Michel Vaujour n'abandonna pas pour autant ses projets d'évasion. Sa découverte du yoga transforma et renforça à la fois sa détermination de s'évader et de se préparer physiquement et mentalement à réaliser une telle action. Constatant qu'à vingt cinq ans, l'âge de tous les désirs, il avait encore une vingtaine d'années à passer en prison, le seul moyen de s'en sortir à ses yeux était « d'aller jusqu'au bout de l'évasion à tout prix ». « Le retrait que m’offrait le yoga, me permettait de m’inscrire désormais sur la durée et d’évacuer les scénarios d’évasion les plus fous, les plus violents, qui revenaient sans cesse butter sur mon manque de moyens. C’est ainsi qu’un jour une solution naquit dans mon esprit, la seule sur laquelle il m’était possible de travailler puisqu’elle ne dépendrait que de ma détermination. Si je voulais avoir une chance de réussir, il me fallait être capable de jouer ma vie à pile ou face avec la mort. Jusqu’alors j’avais toujours eu la mort aux trousses, avec cette solution, j’allais devoir l’affronter (…) Le yoga m’avait ouvert la voie. La solution n’est venue que quand j’étais mûr pour la penser et l’accepter. Pour mener à bien cette évasion, (.. ) il fallait que grandisse en moi  l’unité entre la pensée et les actes. Les leçons silencieuses du yoga m’enseignaient le principe premier du yoga, le yama, qui signifie harmonie, accord avec soi-même[4]. Ce principe moral tendant à l’unité de l’être est le sens même et l’objet du yoga. Plus le temps allait, plus cette unité s’immisça en toute chose de mon quotidien et structura mon être au point  de ressentir physiquement ma détermination s’affermir un peu plus chaque jour ».

    Préférant mourir d’une balle dans la tête que mourir à petit feu dans une cellule Michel Vaujour décide de mettre toutes les chances de son coté et de s’y préparer. « Que j’ai eu tort ou raison dans le passé, là n’est plus le problème, je ne suis plus qu’un homme qui cherche à défendre son droit à la vie avec les moyens dont il dispose et j’ai désormais le devoir moral vis-à-vis de moi-même d’aller jusqu’au bout ». Durant la nuit de ses vingt six ans, il entreprend une véritable séance d’initiation dont il avait préparé les différentes phases avec précision pendant plusieurs jours. L’objectif  de cette renaissance était de se préparer à renoncer à tout ce qui n’irait pas dans le sens de sa liberté à reprendre. « Lentement, habitant chacun de mes gestes, je me suis mis à nu, pour être tel que j’étais venu au monde vingt six ans plut tôt. Puis, j’ai plié lentement en trois une couverture, je m’y suis agenouillé et je suis entré dans le vide du yoga comme d’autres l’auraient fait en la prière. Inspire… Expire.... Inspire… Expire… Inspire… Lentement….. Lentement… Lentement… Naissant du fond du ventre, y mourant pour en renaître sans cesse et sans cesse, mon souffle allait, venait d’une narine à l’autre, long, silencieux, comme une vague éternelle. Les battements de mon cœur s’espaçaient, jusqu’à descendre à une trentaine de pulsations minute. Inspire… Expire.... Inspire… Expire… Inspire… Lentement….. Lentement… Lentement… Plus rien n’existait, si ce n’est une conscience vide de tout objet, de toute pensée. Ce décrochage de tout et de moi-même me plongea au plus simple et probablement à l’essentiel, à ce souffle qui au premier instant de ma vie, inspire, et qui au dernier expire. Les aléas de la vie m’avaient jeté dans une solitude que, par-delà le temps et les époques, d’autres hommes, avaient recherchée pour s’engloutir dans un yoga où moi aussi ce soir-là je m’engloutis tout entier et plus que jamais. Je m’y perdis et m’y diluai ».

    Une démarche initiatique ?

    Plusieurs heures plus tard, Michel Vaujour désira inscrire cette nuit d’initiation « au plus intime de sa chair » par le rituel de l’eau et du rasage de sa chevelure. Tout nu et debout devant son lavabo, il prit un gant et du savon et s’est lavé. « Chaque aller retour du gant sur mon corps, ma peau, me lavait de mes faiblesses de caractère, des trahisons envers moi-même qui avaient fait mon malheur. Ce n’était plus mon corps que je lavais, c’était cette autre chose au plus profond de nous-même ». Puis il prit son petit rasoir bic, « et dans l’esprit d’un moine prononçant ses vœux, j’ai rasé les longs cheveux bouclés dont j’étais si fier. A chaque mèche qui tombait sur le sol, c’étaient les vanités, le goût du paraître et de la sensualité qui se détachaient de moi ».

    Il termina sa nuit d’initiation agenouillé sur sa couverture, « avec au cœur toute la fragilité et la force du nouveau-né qui s’offre et s’ouvre à la vie. Jusqu’à l’aube naissante, chaque frémissement de l’air sur l’intime de ma chair inscrivit mon engagement en lettres d’éternité ».

    Le yama, cette harmonie entre les pensées et les actes, cet accord avec soi même qu’il avait découvert grâce au yoga et qu’il avait scellé dans son corps par cette nuit d’initiation, allait lui permettre de « tuer le chien fou, cette partie de moi qui m’avait mené à ma perte. L’alternative de la mort était désormais l’arme posée sur ma nuque pour tout dépasser. Le jeu de rôle de l’évasion ludique laissait complètement place à la puissance de l’instinct de survie ». En se rappelant ce qu’il avait décidé pendant la nuit, c'est-à-dire que chaque petit dépassement de soi-même, chaque renoncement construiraient de leur force magique sa capacité à reprendre sa liberté, il décidé de se débarrasser de tout ce qui, dans sa cellule, n’était pas obligatoire ou strictement nécessaire : tabac, radio. De plus il décida de faire deux jours de jeûne par semaine.

     « En s’appliquant d’abord à l’environnement immédiat, le principe de l’ascèse m’amena tout naturellement au dépouillement intérieur. Là aussi, tout ce qui n’allait pas dans le sens de l’idéal d’être auquel j’aspirais fut brûlé comme autant d’offrandes sur l’autel du dieu Liberté. Le silence et la solitude qu’il m’avait d’abord fallu endurer puis apprivoiser devinrent sources de mes forces. Au silence de la cellule s’ajouta mon propre silence. L’exercice du contrôle du souffle sur lequel il s’appuyait m’accompagnait de l’éveil au sommeil. Et sur ce chemin sans chemin, le yoga devint le cœur de mes jours et déborda sur tout, il devint ma Bible, la référence absolue d’un univers de neuf mètres carrés. Bien au-delà de l’exercice visible des asanas, pranayama, méditation, ou autres, tout devint prétexte à exercer la maîtrise de soi-même, à m’éduquer et me perfectionner en toute matière utile au challenge que je me proposais. Tout dans le quotidien du quartier de haute surveillance devint prétexte à exercer toujours plus la maîtrise acquise dans la voie à laquelle j’appartenais désormais entièrement. Ainsi, les tentatives des gardiens pour rompre mon silence paisible ne furent jamais qu’occasions supplémentaires à m’entraîner au jeu subtil du contrôle des émotions. Et avec le temps, toute émotion réactive disparut. (…). La prison dans laquelle je m’étais enfermé était bien plus dure que tout ce qu’aurait pu m’imposer l’administration, mais je me l’étais choisie et rien ni personne ne pouvaient plus m’atteindre ; j’étais libre ».

    « Le jeune chien fou entré dans la solitude des années auparavant avait été détruit petit à petit, méthodiquement et sans aucune pitié. Je n’avais comme dieu que la liberté, un dieu exigeant, qui m’avait amené à me libérer d’autres chaînes, à m’évader d’autres prisons que celles où mon corps était retenu. Ce chemin m’avait fait comprendre que la crainte de la mort était la mère de toutes les peurs, de toutes les limites à l’action. Nu, face au mur, chaque soir, j’étais alors entré dans le vide de la méditation comme on entre dans la mort. Je l’avais accueillie en moi, elle faisait partie du voyage. Comme elle était ma seule promesse d’avenir, elle était devenue ma seule force. Celle qui remplace toutes les autres ».

    Le Yoga pour réussir à s’évader de prison …..et pour sortir de l’hémiplégie

    C’est fort de sa métamorphose due au Yoga que Michel Vajour monte une nouvelle évasion en braquant un juge avec un faux pistolet fabriqué avec du savon et du cirage noir. Repris quelques mois plus tard, il est enfermé à la prison de Fresnes où il réussit grâce à sa compagne Nad une évasion spectaculaire par hélicoptère. Quelques mois plus tard, lors d’un braquage d’un fourgon de transport de fonds il reçoit une balle de 357 magnum en pleine tête. « La mort était là, venue de je ne sais où. C’est cet état de conscience que le yoga appelle "le spectateur", qui prit les choses en mains. J’étais alors totalement détaché et totalement impliqué dans le processus du passage de la vie à la mort. Il ne me restait plus que l’ouïe, et la conscience réfugiée toute entière très bas dans le ventre, là où naît le souffle du yogi. C’est là l’expérience la plus importante de ma vie et qui me marque à jamais. Je ne suis pas mort, et une semaine plus tard je suis sorti du coma, hémiplégique ».

    « J’ai passé plusieurs mois à l’hôpital de Fresnes où je n’ai reçu aucun soin, si ce n’est un comprimé par jour pour prévenir des crises d’épilepsie. Je n’ai pas eu non plus de séances de re-éducation. Je devais donc me soigner seul. Le yoga m’a aidé à retrouver ma motricité. Dans cette aventure, il restera à jamais le moyen par lequel je m’en suis sorti ».[5]

    Une métamorphose spirituelle :  « se donner à la vie »

    Après l’hôpital de la prison de Fresne, Michel Vaujour est enfermé dans le quartier d’isolement de Fresnes. L’histoire de ce détenu multi-récidiviste en évasions, attire l’attention d’une étudiante en droit pénal, Jamila Falid, d’origine algérienne et de nationalité française, et qui voulant être juge d’instruction, s’intéresse aux conditions de détention. À partir d’échanges épistolaires et de visites à la prison de Fresnes, c’est une profonde relation amoureuse qui se construit entre ces deux personnes ayant deux parcours forts différents et que rien ne semblait réunir. Après plusieurs tentatives infructueuses pour informer et dénoncer l’isolement carcéral dont lequel était maintenu Michel Vaujour, Jamila apporte son aide à Michel pour monter une nouvelle tentative d’évasion qui avorte. Jamila est arrêtée et condamnée à sept ans de prisons. Leur échange épistolaire va devenir quotidien.

    Avec l’aide de Jamila, Michel se transforme peu à peu au plus profond de lui-même et décide d’«œuvrer tranquillement à sa libération». Mais le système pénitentiaire ne l’entend pas de cette oreille, et sous le faux prétexte d’une lettre anonyme qui informait l’administration pénitentiaire de nouveaux projets d’évasion, Michel Vaujour est de nouveau enfermé dans un quartier d’isolement. Il décide alors de se lancer dans une grève de la faim de plusieurs semaines « Cette grève de la faim, non subie mais assumée telle une ascèse, allait me libérer bien au-delà de la liberté recherchée ». Pour nous faire comprendre cette nouvelle liberté, cette nouvelle évasion qu’il a découverte, Michel reprend un conte de spiritualité soufie[6], qui lui a été sans doute proposée par Jamila et qui lui permet de découvrir et de goûter que la vie, comme l’amour, ne se prend pas, on se donne à elle. «L’amour m’a fait naître à la vie, vierge de tout. C’est la plus belle des évasions ».

    Grâce à sa transformation mentale et spirituelle, Michel « avance dans l'apprentissage de la confiance à autrui tout en rentrant dans un rapport "gagnant-gagnant" avec l'administration pénitentiaire ». Bénéficiant des modifications radicales de la loi en matière de libération conditionnelle de juin 2000, il est sorti de prison le 1er septembre 2003. Il a maintenant 54 ans et il est marié. Tous les matins il consacre une heure et demi à sa pratique quotidienne de yoga.

    Conclusion

    Ce livre de Michel Vaujour constitue un très beau témoignage sur la découverte du yoga qui est inscrite en chacun d’entre nous. Il est à conseiller pour toute personne qui souhaite savoir ce qu’est le yoga en utilisant des mots simples de tous les jours. Il est aussi à conseiller pour chacun d’entre nous, citoyen, et au nom de qui la justice est rendue afin que nous sachions comment le système carcéral français actuel, au lieu de remplir sa fonction de re-insertion des détenus, transforme un jeune délinquant en "ennemi public n°1. Pour tous ceux qui pratiquent déjà du yoga, ce livre est aussi un guide qui nous rappelle que la pratique des asanas et de la respiration est très utile pour l’action (Karma yoga), mais que pratiquer sans référence à une spiritualité ou à un maître, le yoga de l’action a de grandes chances de déboucher sur le renforcement de l’égo. C’est grâce à Jamila que Michel a pu réaliser sa plus belle évasion.


    [1] Dans son livre "Le Yoga, immortalité et liberté" qui retrace l'histoire du yoga en Inde, Mircea Eliade traite dans un chapitre intitulé "Le Yoga et l'Inde aborigène" des relations entre le yoga et le chamanisme. Mais il nous faut rappeler que pour Mircea Eliade, le Yoga constitue une dimension spécifique de la culture  indienne.

    [2] Michel Vaujour, Ma plus belle évasion, Editions Presses de la Renaissance, Paris 2005

    [3] Titre du chapire 2 de la troisième partie intitulée "La métamorphose" du livre de Michel Vaujour

    [4] Le yama (harmonie avec l’entourage) est le premier des huit membres du yoga de Pantjali ; dans la description faite ici c’est plutôt  le deuxième membre du yoga, niyama ou harmonie en soi, qui est visé.

    [5] Interview de Michel Vaujour, Santé Yoga, n°57, décembre 2005, pp. 14-15

    [6] Michel Vaujour, Ma plus belle évasion, Editions Presses de la Renaissance, Paris 2005, pp.314-315. Ce conte de la spiritualité soufie est un très beau texte à lire et à méditer, 

     

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    Le secret de la réussite est dans la capacité de voir. Quand vous sortez d'une pièce ou d'un magasin, vous devez être capable de dire combien il y avait de personnes ou d'objets, comment ils étaient, où ils étaient....Et oui, il faut s'exercer. Les gens ne voient rien, et même certains ont une bien aimée qu'ils ont embrassé pendant des années et si vous leur demandez quelle est la couleur de ses yeux, ils ne le savent pas, ils ne l'ont jamais remarqué. Eh oui, il y a des énergumènes comme ça. Et là, sur la table, il n'y a pas énormément de choses, on peut toutes les voir, mais malgré cela, on les bousculera parce qu'on a rien vu... Est ce que les gens regardent seulement quand ils doivent traverser une rue? Non, même pas. Pourtant, la première chose, c'est de savoir regarder. Que ce soit des personnes, des objet, une situation, il faut voir. Les gens ne voient pas et tout marche de travers... Si vous leur demandez pourquoi, ils accuseront les parents, les voisins, le Seigneur, le gouvernement... Jamais ils ne trouveront que ce sont eux-même les fautifs!

     

    Vous devez vous appliquez des années à toutes ces petites choses, même si vous ne comprenez pas où je vous conduit. Après des années, vous en sentirez des bénéfices. Ne cherchez pas ailleurs et loin ce qui est là, tout près. Jamais vous ne trouverez la solution de vos problèmes en dehors des activités de la vie quotidienne, et si vous les négligez, le monde invisible vous renverra sur la terre vous instruire jusqu'à ce que vous compreniez cette vérité.

     

    Omraam Mikhaël Aïvanhov

     

    Sur ce, je vais voir.....:-h Signe de la main

     

     

     

     


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  • Ne pas intervenir dans la vie des autres

     « Il faut que vous appreniez à laisser vivre à vos proches, à vos amis, tout ce qu’ils ont à vivre. Ce sont parfois des être qui sont venus sur ce monde avec « de grosses valises ». La seule chose que vous pouvez faire pour eux c’est interférer le moins possible dans leur vie, les laisser vivre, même s’ils « reçoivent des coups », et les aimer.

    N’essayez pas d’interférer dans leur vie, vous n’y pourrez rien !

    Vous les aiderez dans l’Amour que vous pourrez leur donner. Il ne faut absolument pas que vous preniez leurs souffrances sur vous, qu’ils vous déstabilisent, parce que vous avez une autre mission que celle de vous laisser déstabiliser par vos proches.

    Ce que nous vous disons est dur mais est nécessaire à entendre ! Vous êtes vous, vous devez seulement donner énormément d’Amour à ceux qui vous entourent.

    Plongez en vous-mêmes, faites appel à votre propre divinité, et si vous désirez lui parler, demandez que les paroles qui sortiront de votre bouche soient des paroles de sagesse.

    Il ne faut pas trop intervenir dans la vie de ces êtres, il faut seulement leur envoyer de l’Amour et essayer de parler à leur âme.

    Il ne faut pas oublier qu’une âme est complète, peu importe l’âge de l’être humain. Actuellement, les êtres qui viennent sur ce monde ressentent encore beaucoup plus les différences vibratoires, et certains l’acceptent difficilement.

    Vous, humains, avez la particularité de toujours vous faire du souci pour les autres. Bien sûr c’est une forme d’amour, mais ce que vous n’avez pas compris c’est que lorsque vous vous faites du souci pour les autres, vous perdez un temps précieux qui vous permettrait de travailler l’Amour pour vous-mêmes.

    Il est nécessaire que vous compreniez que l’Amour qui émane de vous peut tout transformer autour de vous, que l’Amour qui émane de vous peut apaiser les colères, peut apaiser les tristesses, peut aussi guérir des malades. Avant de pouvoir générer cet Amour il faut que vous soyez dans la sérénité totale, que vous ayez une maitrise totale et une confiance totale.

    Ce n’est pas mettre la barre trop haute. C’est beaucoup plus simple que vous le supposez ! C’est votre mental, votre intellect, votre égo et les convenances mêlées à tout cela qui vous empêchent très souvent d’agir et de réagir avec sagesse, avec modération, avec Amour Inconditionnel. C’est toute une éducation qu’il faut maintenant lâcher.

    Il faut que vous arriviez à être vous !

    Nous insistons beaucoup pour vous dire que lorsque vous aurez passé un certain cap, lorsqu’il émanera de vous des énergies de Paix, de Sagesse et d’Amour, tout changera autour de vous ! Même les êtres les plus rétifs à la transformation pourront se transformer à votre contact.

    N’oubliez pas que celui qui est en face de vous, qu’il soit un enfant (surtout un enfant) ou un adulte va de plus en plus recevoir vos pensées. Il les percevra, il recevra. Il percevra aussi vos sentiments et votre Amour.

    Si les voiles tombent pour vous, ils tomberont pour tous les êtres humains, mais de façon différente pour chacun d’eux car chacun est différent.

    Faites tout ce que vous pouvez pour vous transformer intérieurement et pour demander à l’Etre Divin que vous êtes de s’exprimer beaucoup plus, de s’exprimer dans vos paroles, dans vos pensées et dans vos actes, de s’exprimer tout simplement dans votre vie au quotidien. N’oubliez pas de lui parler, et vous serez étonnés de sa réponse, parce que réponse il y aura, tout comme il y aura réponse de votre âme »

    Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :
    * qu'il ne soit pas coupé
    * qu'il n'y ait aucune modification de contenu
    * que vous fassiez référence à notre site http://ducielalaterre.org
    * que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

     


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  • kimpe

     

    Être vraiment dans le regard nous révèle en effet la naissance du monde ; tout apparait pour la première fois. Ce n'est pas là une manière de parler : le monde est vraiment neuf, sans mémoire et sans futur ; il jaillit du néant dans le présent-éternel du voir.

    Et avec lui, nous naissons aussi, non pas sans doute notre moi habituel, vieux et chargé de mémoires, mais notre véritable MOI, pur témoin, pure conscience, ouverture neuve et fraiche à la splendeur de l'instant.

    Les oeuvres d'art nous initient à ce mystère quand elles sont belles, mais pour qui sait demeurer vigilant, tout nous y ramène soudainement : cette goutte d'eau sur une feuille,  cette ombre sur le sol, ce reflet dans le verre, la cheminée qui se découpe sur le ciel.

    Se tenir ainsi, sur le seuil des origines, avant que la pensée d'un moi ne nous fasse dévaler dans le temps et la dualité, est une joie et un vertige et un étonnement toujours neufs.

    jlr

     Photo: Alex Kimpe

     

     

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      "Les moments les plus lumineux de ma vie sont ceux où je me contente de voir le monde apparaitre.

     Ces moments sont faits de solitude et de silence.

     Je suis allongé sur un lit, assis à un bureau ou marchant dans la rue. Je ne pense plus à hier et demain n'existe pas.

     Je n'ai plus aucun lien avec personne et personne ne m'est étranger.

     Cette expérience est simple. Il n'y a pas à la vouloir. Il suffit de l'accueillir quand elle vient.

     Un jour tu t'allonges, tu t'assieds ou tu marches, et tout vient sans peine à ta rencontre, il n'y a plus à choisir, tout ce qui vient porte la marque de l'amour. Peut-être même la solitude et le silence ne sont-ils pas indispensables à la venue de ces moments extrêmement purs.

     L'amour seul suffit.

     Je ne décris là qu'une expérience pauvre que chacun peut connaître, par exemple dans ces moments où, sans penser à rien, oubliant même qu'on existe, on appuie sa joue contre une vitre froide pour regarder tomber la pluie."

    "Mozart et la pluie" de Christian BOBIN

     

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  •  http://www.zoom-cinema.fr/media/photos/12423/le-soleil-derriere-l-arbre.jpg

    Sur  le chemin tout commence avec une expérience mystique.

    Karlfried Graf Dürckheim

     

    Expérience mystique : Quand il s’agit d’une expérience personnelle, l’expression peut faire peur. André Comte Sponville parle de sa propre expérience un jour de juin 2001.

     

    "Je ne suis pas du tout un mystique, je suis plus doué pour la pensée que pour la vie et plus doué pour la pensée conceptuelle que la pensée spirituelle mais j’ai eu au moins quelques moments de simplicité, en vérité extrêmement rare. Cependant, la première expérience était assez forte et assez nette pour qu’au fond toute ma vie en soit définitivement changée, toute ma vie et toute ma pensée. J’allais avoir vingt cinq ans, je me promenais avec des amis la nuit dans une forêt, nous étions quatre ou cinq, Plus personne ne parlait. Tout à coup, voilà une expérience que je n’avais jamais vécue. C’était quoi cette expérience ? C’était un certain nombre de mises en parenthèses.

     

    Mise entre parenthèses du temps, ce que j’appelle l’éternité. Tout à coup, il n’y avait plus le passé, le présent, l’avenir. Il n’y avait plus que le présent. Là où il n’y a plus que le présent, ce n’est plus le temps, c’est de l’éternité.

     

    Mise entre parenthèses du manque. Tout à coup et sans doute pour la première fois de ma vie, plus rien ne manquait. Mise entre parenthèse du manque, ce que j’appelle la plénitude.

     

    Mise entre parenthèse du langage, de la raison. C’est ce que j’ai après le silence. Pour la première fois peut-être de ma vie, je n’étais pas séparée du réel par des mots. J’étais de plein pied dans le réel.

     

    Mise entre parenthèses de la dualité. Ce que j’appelle l’Unité. J’étais Un avec tout. Mise aussi entre parenthèse de la dualité entre moi et Moi, entre la conscience et l’ego. Je n’étais qu’une pure conscience sans ego. C’est ce que j’appelle la simplicité.

     

    Mise entre parenthèses de l’espérance et de la peur. Bien sur puisque j’étais dans le pur présent. Pour la première fois de ma vie et peut-être la dernière, je n’avais peur de rien. Ça c’est une expérience très étonnante. Tout à coup, vous n’avez peur de rien. C’est ce qu’on appelle la sérénité.

     

    Une mise entre parenthèses du combat. Tout à coup, je n’avais plus à me battre. C’est ce que j’appelle la paix.

     

    Enfin, mise entre parenthèses  -et c’était la plus étonnante,- de tout jugement de valeur, et c’est que j’ai mis plusieurs années à appeler l’absolu."

     

    Chacun a vécu une expérience à un moment privilégié au cours duquel il s’est senti proche comme jamais encore de la vérité de la vie. Ce sont ces moments où l’on a senti ce qu’on pourrait appeler la profondeur de l’Être. Moment au cours duquel nous nous hissons sans rien savoir ni comment à un niveau d’être où règne la plénitude, le silence, la sérénité, la paix intérieure.

    Une interview du philosophe André Comte-Sponville menée par Djénane Kareh Tager

    http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/category/ressources-et-savoirs/page/7/

     


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  •  

    Les cheveux… cette parure qui couronne nos têtes, qui fait et défait les modes, les courants de pensée.
    Les cheveux, reflet des différentes cultures à travers les siècles, révèlent-ils notre être profond ? Sont-ils reliés à nos racines inconscientes ? Sont-ils de véritables antennes entre Terre et Ciel ?

    http://hym.media/nos-cheveux-dela-apparences/


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  • https://conseilszen.files.wordpress.com/2014/08/3yoga.png

    Du corps que j’ai au corps que je suis.

    Mon corps me parle, m’appelle, m’invite et me raconte…

    Il est matière et me chante le sacré.

    Mon chemin d’évolution se trace dans ma relation à mon corps.

    Le Transpersonnel me ramène dans un corps conscient.

     

    1 – De la conscience pure à l’incarnation

    Notre corps physique nous est donné lors de notre conception pour pouvoir connaître l’extraordinaire expérience de la vie humaine. En tant que conscience pure, il n’y a pas de « je », pas de corps, seulement un espace infini et immédiat, un vide potentiel sans forme, une énergie tissée d’amour, un grand Tout sans différenciation.

    Puis, c’est l’aventure humaine, la naissance, la conscience s’incarne, prend corps pour pouvoir se reconnaître, se singulariser, pour éprouver sa capacité à créer, à jouer, à être en relation. Nous devenons un «je», une identité associée à un corps, un modèle unique parmi les milliards de milliards de possibilités. Notre histoire d’être humain commence et avec elle, l’épopée que nos appelons «la vie», notre vie et l’aventure souvent compliquée, parfois douloureuse, jamais anodine de la relation avec ce corps qui nous est donné en cadeau de naissance. C’est le miracle de l’incarnation : se faire chair. «Le verbe se fait chair» pour donner un temple à notre âme et nous permettre ainsi de déployer et d’explorer les différentes facettes de la conscience qui cherche à se rencontrer. Notre corps/matière nous ancre dans la réalité terrestre et humaine. C’est notre blessure et notre chance.

     

    2 – Le corps, lieu d’expériences

    Et c’est dans ce corps, grâce à ce corps, à la fois réceptacle et créateur, que nous vivons toutes nos expériences de vie. Ce corps, nous le subissons parfois car ses limites et ses douleurs nous affectent. Il nous permet aussi une gamme d’expériences immensément riche dont souvent nous ne prenons conscience que lorsqu’une épreuve nous prive de notre capacité d’agir. Ce qui nous est donné «va de soi» tant que cette réalité n’est pas menacée, interrogée et donc rendue plus visible, par les épreuves de vie. C’est pour cela que la relation à notre corps n’est pas toujours une relation consciente, habitée. Il nous met aussi au défi, car il change, souvent, très souvent, il n’est pas comme nous voudrions qu’il soit, avec l’âge, il perd son autonomie, il se détériore, il souffre et nous rappelle ainsi qu’un jour, sa vie, en tant que corps, s’arrêtera. Il est le lieu de l’inscription de nos expériences, comme des cicatrices ou des rides qui marquent peu à peu les traces de notre chemin de vie. Corps-témoin, corps-véhicule, corps-instrument qui, comme un instrument de musique, va vibrer de toutes les résonnances que chaque instant de vie nous apporte. C’est grâce à notre corps que nous pouvons vivre, agir, bouger et que nous pouvons savourer, souffrir, sentir,… Il est la grande caisse de résonnance qui nous permet de participer à la vie. Il nous met aussi directement en contact avec notre finitude et le sens de notre vie.

    Que faisons-nous ici, sur cette terre, de passage, puisque nous le savons, cette expérience que nous appelons la vie humaine est éphémère ? Qui sommes-nous? Cette réalité changeante et périssable? Entreprendre un chemin de relation consciente avec notre corps peut nous initier aux mystères de la vie et nous réserver bien des surprises. Nous pouvons aussi l’écouter – mais le faisons-nous ? – pour recevoir ses précieux messages sur notre relation à nous-mêmes et au vivant.

     

    3 - Corps inconscient, corps que l’on a, que l’on subit

    C’est le lot de la plupart des être humains la plupart du temps. «Sommes-nous victimes de notre corps» ? Est-ce que nous subissons les limites qu’il nous impose comme une contrainte, une séparation ? Est-ce un corps-objet, objectifié? Une mécanique qui doit tourner rond et se faire oublier ? Dans ce cas, tout va bien tant que notre corps ne se manifeste pas. Nous ne l’entendons que lorsqu’il a mal et c’est de cette façon qu’il se rappelle à nous, qu’il nous appelle. En général, nous n’aimons pas cela. Et c’est pourtant une expérience commune et banale. Nous ne prenons conscience de quelque chose que lorsque cette chose nous est retirée, ou lorsqu’un dysfonctionnement quelconque apparaît, et devient une figure qui émerge sur un fond mais tant que la figure n’émerge pas, on reste dans l’inconscience, elle n’existe pas réellement pour nous. Notre corps nous est tellement familier qu’il est comme un fait acquis. Parfois, la maladie ou l’accident nous réveille et dans la souffrance, il y a le germe du cadeau qu’est cette révélation «mon corps me parle». Il est un indicateur de notre état d’être, notre niveau de conscience. «Les contractions sont toujours l’expression dans le corps de nos revendications, de notre intérêt personnel.» (Yvan Amar). Il nous renseigne sur qui nous sommes, où nous en sommes. Inscrit dans la matière, dans la réalité physique, il nous oblige car nous ne pouvons pas faire l’impasse très longtemps de satisfaire (au moins partiellement) ses besoins. Mais cela peut encore se faire dans l’inconscience. «Si le corps était le grand instructeur, s’il était cela que l’on n’écoutait pas assez ?» (Yvan Amar) Que peut-il nous enseigner?

     

    4 - Corps conscient, corps que l’on est, devenir disciple

    Il ne suffit pas «d’avoir conscience de son corps» mais de devenir conscient «d’être un corps». Sommes-nous disciples de notre corps? Pouvons-nous l’écouter comme le lieu, l’interface « organisme/environnement », le lieu de rencontre avec la vie, le lieu de l’alliance, comme le dit Yvan Amar ? Il dit aussi « Votre corps est terre sainte, terre de la promesse; par l’effort conscient, par le travail conscient, le corps devient terre de révélation. […] Il est une terre qui écoute.» et, j’ajouterais, qui a aussi besoin d’être écouté. Notre corps nous parle mais encore une fois, l’écoutons-nous? Certains d’entre nous vont avoir la chance, la sagesse de se relier de façon consciente à leur corps, au travers par exemple, d’une activité physique ou sportive qui leur offre des multitudes d’occasions de découvertes, de révélations du potentiel, des limites, du mode de fonctionnement de leur corps. Pour d’autres, ce sera la maladie qui par l’expérience de la douleur physique et la privation d’autonomie va devenir un révélateur intransigeant de réalités insoupçonnées jusque là ; Ou peut-être l’accident qui va les obliger à des réapprentissages de base qui sont un chemin humiliant (pour l’ego bien sûr) ou qui va les obliger à vivre dans un «nouveau corps» à réinvestir. Toutes ces expériences sont des opportunités que la vie nous propose pour devenir conscient ou plus conscient ; car là encore, le choix de subir ou devenir disciple est présent. Nous créons notre vie et nous pouvons en faire une célébration mais nous pouvons aussi la subir, en être victime quand nous nous coupons de notre responsabilité envers nous-mêmes et donnons aux autres, aux événement, le pouvoir de déterminer qui nous sommes ou croyons être.

     

    5 - Corps de relation

    Quelle relation avons-nous avec notre corps? Et quelle relation notre corps a-t-il avec l’environnement, les autres ?..... Donner, toucher, sentir, exprimer, palper, recevoir… Expériences reçues, expériences données. Nous sommes invités, nous avons la possibilité de développer nos sens et de sentir avec tout notre corps. «Si nous voulons être vivant, il faut accompagner le mouvement du vivant.» (Yvan Amar) Notre corps nous relie à la vie et nous guide tant par ses possibles que par ses limitations. C’est le grand enseignement de l’humain, de l’humus, de la terre. La terre et le corps sont la même chose. Tout comme l’esprit et le ciel sont la même chose. Dans notre corps comme dans notre incarnation, se relient la terre et le ciel. Encore une fois, Yvan Amar nous ramène à des vérités essentielles : « Voyez la sacralité de cette présence corporelle, elle est le lieu de la manifestation de cette rencontre de la force de la terre et de la force du ciel». «Mon corps sait-il aimer?» Sait-il donner, manifester l’amour? Ce sera plus facile si nous aussi nous l’aimons et nous le respectons. Nous avons développé notre relation à notre corps par le biais de la relation à notre mère tout d’abord (ou celle ou celui qui en a été le substitut). Par la manière dont il a été touché, stimulé, caressé, aimé, nous serons ou non, portés à le considérer comme bon, aimable ou à le rejeter, s’en méfier voire à en avoir honte parfois. Mais quelque soient les marques, les empreintes de cette relation primordiale, aujourd’hui nous avons le choix de suivre un chemin différent. Comme le dit si souvent Richard Moss, «notre histoire commence maintenant» et ceci est vrai aussi pour notre corps et pour notre relation avec lui.

     

    6 – Corps sacré

    Notre corps est aussi la porte ouverte sur le sacré, le lieu de la manifestation du divin. Comment témoigner du divin, le chanter, le danser, le partager sans notre corps? Une spiritualité désincarnée est dangereuse car le risque est grand de bâtir une vision spirituelle sur des croyances et des fantasmes. Notre corps nous ramène ici, nous permet de faire l’expérience du moment présent puisqu’il est toujours là. Souvenons-nous encore et toujours de ramener l’esprit là où est le corps pour vivre cette verticalité, cet arbre relié à la terre autant qu’au ciel. Spiritualiser la matière ou relier spiritualité et matière, divin et incarnation, c’est le chemin que nous proposent les voies transpersonnelles. Pendant fort longtemps et encore maintenant, l’église catholique a méprisé le corps, en diabolisant la sexualité et la sensualité (rappelons-nous que la gourmandise était quand même un des sept péchés capitaux !). Les pratiques de flagellation et de mortification de la chair étaient très en vue dans les milieux cléricaux et monastiques. Nous avons un passé et un passif lourd à porter et vivre la sacralité du corps et des sens, comme un cadeau de Dieu, ne nous est pas chose facile. C’est une véritable réhabilitation que nous essayons de vivre aujourd’hui. «Il est autant l’expression de la quête que celle de la souffrance, de l’humilité, et de sa gloire. Il est le lieu du grand pèlerinage.» (Yvan Amar)

    Le Transpersonnel nous invite à reconnaître cette dimension divine qui est en nous, qui est partout, à honorer et célébrer la vie sous toutes ses formes. Le corps est sacré comme la nature est sacrée.

     

    7 – Le corps et la thérapie transpersonnelle

    Dans les approches transpersonnelles, être relié au corps est essentiel. Dans des pratiques comme la Respiration Holotropique, la transe, le lying, etc., on part du corps pour créer l’accès à des niveaux très profonds de l’inconscient, qu’on soit encore dans le niveau biographique, périnatal ou dans des expériences transpersonnelles. Notre corps a une mémoire. Il porte à la fois la mémoire de notre histoire personnelle mais aussi l’histoire de notre généalogie (A. Ancelin-Schutzenberger, G. Devroede) et même la mémoire de toute l’humanité. Parfois, au cours du processus thérapeutique, il aura besoin de bouger, de s’agiter, trembler, pleurer, hurler, vomir, ce sera sa façon à lui de nous permettre de nous libérer et de nous remettre au monde en nous déligotant de nos liens inconscients inscrits au plus profond de notre chair. Et tout comme notre vie marque et façonne notre corps, tant dans sa forme, ses expressions, ses cicatrices, de la même façon, le travail thérapeutique, surtout s’il s’agit d’une thérapie psychocorporelle, va s’imprimer, offrir une nouvelle empreinte qui va inscrire dans le corps de nouveaux messages. Comme une renaissance permanente. C’est pour cela que je parle de «remise au monde».Notre corps est cette merveille qui nous permet à chaque instant de vivre en conscience et d’écouter la vie au plus intime et au plus juste. Et nous n’avons jamais fini de le découvrir, d’apprendre de lui et par lui. Et il n’est jamais trop tard pour découvrir que nous avons un corps. L’aventure peut commencer à chaque instant, donc maintenant.

    Bernadette Blin

    Septembre 2008

     

    Bibliographie :

    Amar Yvan, La conscience corporelle - Les éditions du Relié 2006 –

    Blin Bernadette, Chavas Brigitte Guérir l’ego, révéler l’être – Trédaniel 2009

    Mahler Jean, Une nouvelle thérapie sensitive, un regard chamanique pour notre temps – Dervy 2003 

    Montagu Ashley, La peau et le toucher – Seuil 1979

    Moss Richard, Le deuxième miracle – Souffle d’Or 1996

    Spitz René, De la naissance à la parole, - PUF 1993 -

     

    Source

     


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  • kundalini mudra

    Les postures pendant les méditations conduisent l’énergie par des chemins spécifiques. En touchant, en croisant, en étirant, en pressant les doigts et les mains (qui ont chacun des qualités particulières) on stimule des points qui transmettent au cerveau et au corps chacun leurs informations.

    Quelques exemples : Gyan mudra,Shuni mudra, Surya mudra, Bouddhi mudra, Prise ou serrure de l’ours, Fermeture de Vénus, Mudra de la prière

    Quelques informations.

    Gyan mudra, le « sceau de la sagesse »

    Gyan mudra

    Le mudra le plus communément utilisé dans le Kundalini Yoga. C’est l’association du pouce qui est la zone de réflexe de l’égo gouverné par Mars, relié au 3ème chakra et de l’index associé à la planète Jupiter et au 2ème chakra qui est la zone de réflexe de la sagesse, la connaissance, la croissance, la pensée positive, la guérison.

    Il y a deux variations :

    Gyan mudra actif : le bout de l’index est sous le pouce. Il développe la sagesse et l’expansion.

    Gyan mudra réceptif : le bout de l’index et le bout du pouce se touchent. Il développe la réceptivité, l’équilibre et l’expansion.

    Les autres doigts sont tendus.

    Shuni mudra

    Shuni Mudra

    C’est l’association du pouce et du majeur. Le majeur représente la discipline, la sagesse, la responsabilité, l’intelligence et la patience ; Cela correspond à la planète Saturne et au 1er chakra.

     

    Surya mudra

    Surya Mudra

    C’est l’association du pouce et de l’annulaire. L’annulaire droit est gouverné par le soleil (le gauche par la lune) et est associé au 6ème chakra. Ce mudra développe la force vitale et renforce le système nerveux.

     

    Bouddhi mudra

    Bouddhi Mudra

    C’est l’association du pouce et de l’auriculaire. L’auriculaire est gouverné par Mercure et est relié au 5ème chakra. Ce mudra travaille sur la communication.

     

    Prise ou serrure de l’ours

    Prise ou serrure de l’ours

    La paume de la main gauche est vers l’extérieur, la paume de la main droite vers l’intérieur, les doigts sont crochetés. On exerce une pression avec les mains et les bras. Ce mudra travaille sur l’ouverture du chakra du cœur et intensifie la concentration.

     

    Fermeture de Vénus

    Fermeture de venus

    Mudra ou les doigts sont pliés de façon différente si l’on est un homme ou bien une femme. L’homme place l’auriculaire gauche vers le bas et le pouce gauche entre l’index droit et le pouce droit. La femme place l’auriculaire droit vers le bas et le pouce droit entre l’index gauche et le pouce gauche.(il faut essayer pour comprendre !)

    Ce mudra aide à canaliser l’énergie sexuelle et favorise l’équilibre glandulaire.

     

    Mudra de la prière

    Isabelle, Kundalini, Moliets, août 2006

    Les mains jointes au centre du cœur, le chakra du milieu, harmonie entre la gauche et la droite, le soleil et la lune, Ida et Pingala.

    Il est important de savoir que les mains dans dans un même mudra, posées sur les genoux ou au dessus de la tête ne travailleront pas de la même façon.

    Les informations ci-dessus sont indicatives, il faut toujours prendre en compte les autres parties du corps et les points de concentration conscients, dont l’influence est aussi importante. Une posture ne peut pas être réduite à un mudra.

    C’était la présentation de quelques mudras (peut-être les plus utilisé !?) mais il y en a presque une infinité et ils ont tous des effets spécifiques…

    La pratique et la répétition permettent aux corps d’intégrer les nouvelles informations. (ça ne se fait pas tout seul)

    Mudra

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  • POM1453-Plenitude-1927-Affiches.jpg

     

    Virgil, comment pourriez-vous résumer votre expérience d’ouverture ?

    Ce n’était pas une expérience ; c’est venu comme cela. Pour moi, ce n’était pas une expérience. Je ne m’attendais à rien. C’est arrivé spontanément, le matin. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était quelque chose de très grand, d’immense. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose. C’était beau, très beau. C’était une joie. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de formidable.

     

    Y a-t-il eu des peurs qui ont surgi à ce moment-là ?

    Non, non, absolument pas. C’était plutôt la joie : une joie énorme. Je me sentais partout à travers l’espace. Je pouvais sentir tout ce qui pouvait m’entourer, en dehors de la pièce, dans l’univers. C’était immense, beau. On ne peut pas le décrire, il faut le vivre. C’est difficile à exprimer.

     

    Cela a duré plusieurs heures ?

    Oui. Cela a duré de 5h45 jusqu’à environ 13h00.

     

    Étiez-vous toujours seul durant ce temps ?

    Au début j’étais seul, mais après un certain temps ma femme est venue. Mais j’étais toujours dans cet état, dans cette vibration très forte. Est-ce qu’il faut décrire toute cette chose ? Parce qu’il y avait beaucoup d’éléments ! Je ne peux pas décrire tous les phénomènes et ils ne sont pas importants. On ne peut pas vivre dans cet état dans la vie quotidienne habituelle ; c’est quelque chose d’extraordinaire.

     

    Avez-vous ressenti quelque chose de différent dans votre corps ?

    Oui, oui ! À l’intérieur, tout mon corps. J’avais vraiment l’impression que je n’étais pas seul, que je ne pouvais pas créer cette chose avec mon mental : c’est impossible ! Je me demandais : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » L’énergie était telle que j’avais l’impression de ne pas toucher le sol. Je me sentais comme soulevé, léger, avec une vibration très forte. Et une joie ! Une joie ! Je pleurais de joie.

     

    Et vous étiez bien, dans votre corps ?

    Oh ! Très très bien. Super bien. Je sentais une joie énorme au plexus et au cœur. En quelques minutes tout mon corps était purifié. Durant les deux jours suivants, j’entendais une voix persistante me répéter de prendre soin de mon corps.

     

    Quand cela vous est arrivé, compreniez-vous ce qui se passait  ?

    Non, je ne savais pas ce qui m’arrivait. Alors, je me disais que quelqu’un était avec moi à l’intérieur. Mais qui ? Auparavant, je n’avais aucune idée qu’il y avait un tel intérieur ! Quand j’ai vu ma femme, plus tard, je lui ai dit : « Paulette, le Seigneur est avec nous. » Elle m’a regardé avec étonnement, parce que jamais je ne parlais de cela : le Seigneur, Dieu. Je n’y croyais pas en ces choses.

     

    Voyez-vous un élément qui aurait pu déclencher cette expérience  ?

    Rien. Sur le moment, lorsque je vivais cette expérience, je ne pouvais voir comment cela s’était déclenché ; je le vivais, simplement. Après, je me demandais…

     

    Vous vous posiez parfois des questions auparavant  ?

    Jamais ! Je ne connaissais pas la vie spirituelle, je ne savais pas que cela existait.

     

    Avez-vous eu envie de communiquer avec des gens alors  ?

    Oui, mais ça ne les intéressait pas. J’ai demandé à ma femme : « Est-ce que j’ai l’air différent des autres jours ? » Elle m’a répondu : « Non, tu es pareil, sauf que les yeux sont très brillants. »

    Il fallait que je me touche souvent au plexus solaire, tellement c’était fort : ça me faisait pleurer. Je voyais toute cette souffrance dans les gens, je voyais en eux. Je les voyais pleurer en dedans, mais ils prétendaient que non. Mais c’est un phénomène ; ce n’est pas important.

     

    Mais plus tard, quand Paulette a vu que vous étiez différent et que les gens commençaient à venir vous voir, comment réagissait-elle à ce moment ?

    Elle était quelque peu contrariée de ce que cela m’arrivait à moi et pas à elle aussi. Plus tard, je lui ai dit : « Si tu crois que c’est le Christ ou un dieu qui est venu pour moi, il pouvait aussi t’inclure, qui était à côté de moi. Mais tu vois, cela n’a rien à voir avec l’extérieur ! »

     

    Avez-vous rencontré de l’incompréhension  ?

    Oui, une grande incompréhension. Certaines personnes se sont éloignées de moi. En général, les gens sont attachés à l’aspect mondain de l’existence ou à ce qu’ils ont entendu sur l’Église et Dieu. On m’a demandé si j’étais dans ce genre d’état ; j’ai dit que non.

     

    À partir de ce moment-là, vous viviez quelque chose de très différent. Votre vie devais être changée, peut-être pas extérieurement, mais intérieurement.

    Tout était changé ! Tout était beau, tout était magnifique. La création est belle et il n’y a aucune raison de se plaindre. Tout de suite après cette expérience, je suis sorti : j’observais les gens marcher ou conduire dans la rue et je voyais des automates. Un automate qui conduit un autre automate. Je les percevais très très soucieux. Je sentais leur souffrance à l’intérieur.

    À la maison, il y avait une statuette fabriquée au Mexique. Ce matin-là, je la tenais dans mes mains et je pouvais voir là où elle avait été fabriquée, qui l’avait faite, comment, l’endroit exact, les gens qui avaient travaillé sur elle. J’ai pensé : « Mon Dieu ! Qu’est-ce qui m’arrive ? » Alors, il y a des phénomènes, mais on n’est plus dans la peur. Il y a bien des éléments, mais je ne peux pas les raconter.

     

    Qu’avez-vous fait pour tenter d’intégrer cela  ?

    Rien. J’ai laissé cela comme cela était. Je me disais : « Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Je ne peux pas travailler comme cela. C’était le paradis. J’ai dit à ma femme que si j’allais voir un psychiatre il me dira que je suis fou. Si j’allais voir un évêque ou un cardinal, il me dirait : « J’ai cherché pendant toute ma vie et tu viens me dire que tu as rencontré Dieu ! » Et il me donnerait des coups de pieds et me jetterait dehors ! Alors, j’ai décidé d’attendre, de vivre et d’observer. Je me suis accepté tout de suite, parce que c’était beau. On ne peut pas résister à une chose pareille : il n’y a pas de mental qui juge et décide quoi faire. Je vivais dans cet état-là. Il n’y avait pas de pensée, sauf celles que j’ai mentionnées, parce qu’il fallait que le lendemain j’aille au travail. Mais dans le moment même, je ne sentais pas ce que je devais faire.

     

    Et quand vous êtes arrivé au travail ensuite…

    Ah ! À 13h30, le jour de l’ouverture, c’était parti, dans le sens que je sentais moins cette présence. Mais il est resté une énergie très forte aussi : différente de celle qui était partie, mais elle était là, très forte, quelque chose de très vivant.

    Au travail aussi je me taisais. Là aussi on s’est aussi éloigné de moi. Je ne pouvais pas trop m’approcher, car je ne parlais plus comme avant ; c’était fini !

    Je me suis approché de quelqu’un qui était malade. Je ne connaissais pas son état. Je lui ai dit tout de suite qu’il était malade. Il disait que non, mais moi je lui disais que oui ! Alors il a fini par dire que oui : « J’ai des problèmes de reins et de poumons. » Il me venait un vertige, des nausées  : j’étais mal, comme si j’allais tomber. Quand je rencontrais quelqu’un de malade c’est l’effet que ça me faisait. Je les sentais malades et alors je n’étais pas bien : j’avais des vertiges, je perdais le souffle, etc.

     

    Saviez-vous immédiatement que ce n’était pas vous mais la personne en face de vous qui…

    Oui ! C’était clair. C’était comme une communication en moi, qui me disait : «  Il est malade. » C’était une très grande force. Si la personne me disait « oui », je me remettais vite : en quelques secondes. S’il niait son état, le malaise persistait. On ne peut pas mentir devant quelqu’un qui vit la vérité. La spiritualité c’est l’honnêteté toute pure. La première chose est l’honnêteté : l’honnêteté avec soi-même. Avec l’honnêteté vient l’amour. C’est l’amour. C’est une force énorme. On ne décide pas de l’honnêteté, on la vit. Je ne dis pas : « Je serai honnête » ou « je ne le serai pas. » Je le suis, je le vis : c’est comme la respiration. Nous sommes cela.

     

    Après votre expérience, avez-vous senti qu’il y avait des choses à ajuster dans votre vie ?

    Non ! Rien. Je ne connaissais rien en matière de spiritualité et pendant un an et demi j’ai cherché à l’extérieur, pour voir s’il y avait des gens qui s’intéressaient à cette chose : j’ai trouvé que oui. Il y avait des revues, des livres. Je suis allé dans des librairies et j’ai connu des gens qui se rencontraient les week-ends. Parfois j’y assistais. J’ai interrogé beaucoup de gens, même ceux qui venaient de la France et des États-Unis. Après un an et demi j’ai vu qu’il n’y avait rien à chercher à l’extérieur et que nulle part quelqu’un me dirait ce qu’était cette chose. Là, j’ai arrêté de chercher et j’ai commencé à progresser par moi-même, seul.

     

    Lors des deux années qui ont suivi, avez-vous fait l’expérience de phénomènes bizarres dans votre corps ?

    Oui, oui, beaucoup. Mais ce sont des phénomènes et ce n’est pas très important.

     

    Je pensais surtout à des phénomènes qui auraient pu vous faire croire qu’il y avait quelque problème à votre corps.

    Pas vraiment, parce que c’est quelque chose de très pur, très clair. Il n’y avait pas de peur, aucun sentiment d’être enfermé. En tout cas, c’était une liberté totale, une joie, une clarté, une lucidité. Dès que cela est arrivé, ma vie ne fut plus ce qu’elle était. Il n’y avait plus de ténèbres, plus de pensées : tout était clair et présent. Peut-être d’autres gens se posent des questions, peut-être y a-t-il d’autres formes d’éveil ; mais en ce qui me concerne, c’était pur et clair.

    Deux semaines après l’ouverture, il y avait un homme au travail qui avait mal au genou. Je savais qu’il était malade. Je lui ai fait part de ma perception et il m’a dit qu’il avait un problème à son genou et qu’il devait être opéré. Je lui ai répondu : « Ça va te passer. » Je l’ai touché sur le genou et il est tombé endormi ! J’ai tenté de le réveiller en le giflant un peu. Je ne savais pas ce qui lui arrivait. Il est revenu doucement et je lui ai appliqué un peu d’eau froide. Depuis ce temps, le problème au genou est passé : il ne l’a jamais plus éprouvé. Il a senti une force et moi je ne savais pas que cette force pouvais agir ainsi. Au début, pour moi c’était une catastrophe, parce que je ne savais pas qu’une telle chose pouvait passer par moi !

     

    Quand vous avez réalisé que de telles manifestations pouvaient survenir à travers vous, comment vous-êtes-vous ajusté à cela ?

    Je ne voulais pas en parler ; quand quelqu’un m’approchait, je gardais le silence. Leurs maux passaient en quelques secondes, mais je ne parlais pas. Cela ne m’intéressait pas. Au début, oui, je croyais que je pourrais aider les gens. Mais j’ai vu qu’il y en a six milliards sur la Terre ? Qu’est-ce que je pouvais faire ? Alors je ne cherchais rien.

    Quand l’ouverture est arrivée, j’ai vu qu’il y avait une souffrance énorme dans l’être humain. Je me suis dit :« Je ne suis pas la solution pour la souffrance de la Terre ; c’est impossible ! Le monde entier est dans la souffrance, dans la douleur. Je n’ai pas voulu m’éloigner, mais je ne voulais pas m’engager dans cette voie qui consiste à vouloir sauver tout le monde. Je me sentais démuni, impuissant. Je vivais : je vivais ce paradis, comme aujourd’hui.

     

    Ne m’aviez-vous pas dit, un jour, que vous aviez eu un petit problème et que vous croyiez avoir quelque chose au cœur  ?

    Oui, il y a eu beaucoup de phénomènes, mais je n’aime pas en parler, parce que ce ne sont que des phénomènes et les gens ne comprendraient pas. Je ne vois pas pourquoi je devrais raconter ces histoires. Mais il y a eu beaucoup de choses qui sont arrivées, comme des rencontres dans une autre dimension. Quand ces choses arrivent, il n’y a rien à faire : c’est quelque chose de très pur, très intelligent. Il n’y a pas à s’inquiéter : quelque chose de très intelligent travaille en nous. C’est nous. Tout se stabilise très vite et bien.

    Un jour, peut-être quatre ans après l’ouverture, j’ai eu un vertige alors que j’étais seul à la maison. J’ai commencé à manquer d’air et je sentais que j’allais m’évanouir. J’ai pensé que si je signalais le 911, les secours ne pourraient pas entrer dans la maison. Alors suis sorti, comme si quelqu’un me poussait dehors. Je suis sorti et j’ai rampé jusque chez le voisin pour appeler. L’ambulance est venue. Ils m’ont mis le masque à oxygène et je me sentais vouloir laisser mon corps, partir. C’était seulement un des phénomènes. L’infirmier criait : « Réveillez-vous, monsieur ! Parlez, parlez ! » Mais non, je me sentais bien de partir. Ils ont arrêté l’ambulance, car le cœur avait cessé de battre. J’étais bien : c’était une joie énorme ! Ils m’ont forcé, ils ont crié : « Quel âge avez-vous ? Comment vous appelez-vous ? » Tout cela s’est passé en quelques secondes, très vite.

    Je suis revenu. Je suis resté une heure à l’hôpital. Le médecin ne savait pas ce que j’avais et m’a dit de retourner à la maison. Ils ont fait des tests de toutes sortes, mais il n’y avait rien, absolument rien. Quand je suis revenu à la maison, une heure et demi après que cela fut arrivé, les voisins étaient encore là. Ils dirent : « Oh ! Il est là ! » Et je m’approchais en disant : « La mort, elle est belle ! C’est beau ! » Ils me croyaient fou. Ce sont des choses comme ça qui sont arrivées.

     

    Avez-vous compris pourquoi c’était comme cela  ?

    C’est une énergie qui circule et qui est toujours là, que les scientifiques ne connaissent pas, mais qui est disponible dans l’univers, en nous-mêmes. Elle circule dans le corps. C’est cette énergie qui, lorsqu’elle circule, nous fait vivre cette spiritualité. C’est partout dans l’univers. Je veux dire ici : l’univers est ici ! Je la sens constamment circuler à travers moi. Je la sens : elle passe par la tête. Probablement que cette énergie était bloquée à quelque part et a créé cette impression. Mais ce n’était pas une maladie.

    C’est seulement quand cette énergie devient manifeste, quand on peut la vivre, qu’on peut vivre la spiritualité. Sans cette énergie, il n’y aurait ni Christ, ni dieu, ni Bouddha, ni Dalaï Lama, ni personne.

    Une autre fois, quelque chose de similaire est arrivé et ma femme avait appelé le médecin. Il m’a dit que j’étais très bien. Je lui ai demandé à quoi il le savait. Il a dit que c’était à mes ongles et qu’il aurait voulu en avoir de pareils : très beaux, roses. Il m’a dit que j’étais en pleine santé. Après cela ce genre de choses n’est plus arrivé. Peut-être que cela s’est stabilisé. Mais beaucoup de phénomènes du genre arrivent après un éveil : on n’est plus le même. On ne vit plus dans le quotidien de la souffrance. C’est une liberté totale, une joie.

    Je vis comme cela. Je vois les gens comme ils sont ; ils ne sont pas bien, mais je n’ai pas le choix, s’ils veulent vivre comme cela. J’ai pensé me retirer dans la solitude. Mais il y avait constamment quelqu’un qui m’appelait pour quelque problème, quelqu’un qui avait besoin d’aide. J’ai alors pensé que je serais un égoïste de me retirer pour moi-même. J’aimerais que les gens aient cette liberté et cette joie totales, qu’ils s’y intéressent, qu’ils essaient de la vivre. Mais comment leur dire ? Je vous le dis, c’est sérieux.

     

    Mais avez-vous vu une évolution en vous après l’ouverture  ?

    Oui. Pendant un an et demi j’étais très attaché à cette ouverture. J’y pensais et il y avait une très forte émotion qui montait. Je pleurais, je pleurais. Je sentais la souffrance humaine. Mais un soir, vers 21h00, j’ai pensé que j’en avait assez de m’interroger sur ce qui était arrivé le jour de l’éveil. « C’est fini, c’est mort, c’est passé. » J’ai vu que je rêvais. J’étais attaché à une idée de l’éveil, que c’était Dieu, ceci, cela. J’ai pensé : « Mais c’est faux ! C’est fini ! C’était la vérité quand c’est arrivé, mais pas aujourd’hui ! Aujourd’hui, je suis dans l’imagination. » Alors, j’ai laissé tout tombé, comme ça, et je suis parti dormir !

    À 3h00, je me suis réveillé. C’était comme quelqu’un qui communiquait à l’intérieur de moi. Mon corps me communiquait quelque chose. Je me sentais tellement bien ! Je me sentais léger et plein de force, et j’avais l’impression de ne plus toucher le lit. Je me disais : « Tu vois, pourquoi luttais-tu ? Il n’y a rien à voir. Il n’y à rien à quoi s’attacher au sujet de ce qui est arrivé. » Je sentais fortement que je n’avais qu’à vivre au présent. Depuis ce jour-là, c’était fini : il n’y avait plus cette émotion sur l’éveil. J’ai progressé très vite. Tout est dans la vérité de l’instant même, de ce qu’on voit et connaît. C’est comme si je n’aurais jamais vu le monde autour de moi auparavant.

     

    À quoi voyiez-vous que vous faisiez du progrès  ?

    Je vous donne un exemple. Avant l’éveil, j’allais au supermarché et c’était lourd. Mais tout de suite après cette réalisation, celle survenue à 3h00 du matin, je croyais être dans un autre monde : « Mais d’où viennent ces choses ? Qu’est-ce qu’ils vendent ? » Je ne voyais pas cela auparavant. Mais c’était quelque chose de clair désormais. Je voyais comment ce sont les gens qui produisaient cela, la Terre, la nature ! Je ne voyais pas cela auparavant : où étais-je pour ne pas l’avoir vu ? J’ai même demandé à ma femme : « Est-ce que c’était là auparavant ? » Elle me dit : « Oui, tu passais ici avec moi. »

    Alors, voilà l’être humain qui est aveugle. Il ne voit pas son entourage. Il regarde des dizaines d’années en arrière et fait des plans pour le futur, mais il ne voit pas le moment même ! Mais je voyais désormais cette clarté. J’ai changé, c’était fini ! Je voyais vraiment le printemps, l’été, les plantes, les animaux. C’était le paradis sur la Terre, ici ! Les idées de passé et de futur s’étaient évanouies ; tout était présent. Si je vous disais, vous ne me croiriez pas.

    Je conseillerais aux gens qui ont une ouverture de ne pas se mettre dans la peur. Ils devraient s’en tenir à eux-mêmes et ne pas se laisser influencer par d’autres, qui leur diront toutes sortes de choses, surtout les voyants, les cartomanciens et autres personnes du genre. Ne pas écouter ces gens-là, mais s’écouter soi-même plutôt. Ils ne devraient pas se tenir à ce qui est arrivé ; plutôt, ils devraient vivre chaque instant. On peut lire des livres, mais seulement pour corroborer ce qu’on connaît, c’est tout. Autrement, on n’apprendra rien dans les livres. C’est comme un témoignage, les livres ; c’est tout.

    Vous vous connaissez alors et vous connaissez tout ce qu’il y a à l’extérieur. Toutes les choses qu’on croit banales sont alors neuves chaque jour. À ce moment il ne vous vient pas de vous laisser guider par les pensées.

    C’est un lâcher-prise. On n’apprend jamais rien en forçant. Quand un conflit survient par rapport à quelque chose d’extérieur, ne prenez pas position. Ne jugez pas : ne jugez personne. Mais je sens fortement l’injustice dans ce monde : l’homme qui exploite l’homme, qui le fait souffrir.

    Tout est possible dans l’avenir. Mais il faut apprendre cela aux enfants quand ils sont encore tout petits, à l’école. Ceux qui sont intéressés à un chemin spirituel, peuvent y arriver s’ils le veulent. Il faut être persévérant, vraiment persévérant avec soi-même. Ils y arriveront. Tout le monde peut y arriver. Il faut persévérer et ne pas se laisser prendre par ces gurus et tout ce non-sens. C’est possible que certains voient la vérité, qu’ils la vivent ; mais voyez en général comment ils entraînent les gens et ce qu’ils leur font.

     

    Je l’ai vu !

    Ce n’est pas bon. Je veux dire aux gens qu’ils devraient être prudents avec cette énergie, parce qu’on peut l’utiliser négativement. Et alors on est pire. Si vous la laissez agir, vous allez grandir ; mais si vous l’utilisez, vous allez devenir un monstre, vous serez méchant.

    L’homme doit être totalement libre par lui-même. Nous sommes tous cette source. C’est ici !

     

     

     

    http://www.omalpha.com/jardin/virgil.html

     

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