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    J'ai été surprise d'entendre cette chanson qui a été créée alors que je n'étais pas née.(Album 1961 -1962)

     

     

     

     

     

    Que restera-t-il sur la terre

    Dans cinquante ans

    On empoisonne les rivières

    Les océans

    On mange des hydrocarbures

    Que sais-je encore

    Le Rhône charrie du mercure

    Des poissons morts

     

     

    Pour les enfants des temps nouveaux

    Restera-t-il un chant d'oiseau

     

     

     

    Le monde a perdu la boussole

    Qu'a-t-il gagné

    Des plages noires de pétrole

    Pour se baigner

     

    L'atome va régner sur terre

    Comme un Seigneur

    Qu'en ferons-nous c'est une affaire

    Qui me fait peur

     

     

     

    Pour les enfants des temps nouveaux

    Restera-t-il un chant d'oiseau

     

     

     

    A peine le malheur des hommes

    Est-il moins grand

    Que déjà pourrissent les pommes

    Des nouveaux temps

     

    Enfants, enfants la terre est ronde

    Criez plus fort

    Pour que se réveille le monde

    S'il n'est pas mort

     

     

    Pour les enfants des temps nouveaux

    Restera-t-il un chant d'oiseau ?

     

     

     

     

     


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    Flower Garden

     

    La poésie contemporaine ne chante plus... Elle rampe

    Elle a cependant le privilège de la distinction...

    Elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignore

    On ne prend les mots qu'avec des gants : à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du Codex.

     

    Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.

     

    Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.

    Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, mais la poésie qui illustre le mot.

     

    Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds, ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.

     

    Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste, d'un parti ou du Tout-Paris.

    Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.

     

    La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.

    Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie, n'est pas finie. Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale, tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.

     

    L'embrigadement est un signe des temps.

    De notre temps

     

    Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.

    Les sociétés littéraires c'est encore la Société.

    La pensée mise en commun est une pensée commune.

     

    Mozart est mort seul,

    Accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.

    Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.

    Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.

    Beethoven était sourd.

    Il fallut quêter pour enterrer Béla Bartok.

    Rutebeuf avait faim.

    Villon volait pour manger.

    Tout le monde s'en fout...

     

    L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie !

     

    La Lumière ne se fait que sur les tombes...

     

    Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique

    La musique se vend comme le savon à barbe.

    Pour que le désespoir même se vende il ne reste qu'à en trouver la formule.

    Tout est prêt :

    Les capitaux

    La publicité

    La clientèle

    Qui donc inventera le désespoir ?

     

    Avec nos avions qui dament le pion au soleil,

    Avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues",

    Avec nos âmes en rade au milieu des rues,

    Nous sommes au bord du vide,

    Ficelés dans nos paquets de viande,

    A regarder passer les révolutions

     

    N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,

    C'est que c'est toujours la Morale des autres.

     

    Les plus beaux chants sont des chants de revendications

    Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.

     

    A L'ÉCOLE DE LA POÉSIE  ON N'APPREND PAS

    ON SE BAT !

     

     

    Léo Férré

     

     

     

     


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    http://www.talia-films.fr/media/julos5.jpg

     

     

    "Je suis l'homme, je suis l'enfant,

    je suis la femme noire,

    la femme jaune,

    la femme blanche,

    l'homme noir l'homme jaune l'homme blanc,

    je suis l'oiseau et le poisson et la tortue et le cheval qui court,

    je suis l'herbe et l'arbre,

    je suis la mer et la montagne.


    Si je fais du mal à une partie de moi,

    à l'enfant qui est en moi,

    à la femme qui est en moi

    de n'importe quel pays de n'importe quelle couleur,

    je me fais mal à moi même.

     

    Aussi ai-je souvent mal à toutes les parties de moi mutilées,

    torturées,

    affamées en quelque lieu du monde.


    Le jour approche où je serai entière et entier,

    où j'aurais assumé ma féminitude,

    ma mâlitude,

    ma négritude

    ma jaunitude"

    Julos Beaucarne


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  • Le_vent.jpg


     

    Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand il aura tant plu que même les coccinelles

    Auront perdu leurs tâches, il faudrait que je sache

     

    Quand les pins parasols n’auront plus que leurs ombres

    Pour dessiner au sol les siestes vagabondes

    Les parties de cache-cache, il faudrait que je sache

     

    Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand on aura tout vu l’entrée du grand tunnel

    Juste avant le grand flash, il faudrait que je sache

     

    Quand il n’y aura plus que des vents en colère

    Des thermomètres en crue et partout le désert

    Sous les cieux Caran d’Ache, il faudrait que je sache

     

    Il faudrait que je sache si un nouveau Noé

    Quelqu’un dessine une arche et s’il entend laisser

    Les hommes sur le pavé

     

    Quand il n'y aura plus de neiges éternelles

    Quand on aura out bu la honte et l’hydromel

    Avant que je me fâche, il faudrait que je sache

     

    Quand on aura fané des millions d’immortelles

    Envoyé promener les dernières hirondelles

    Au pays des Apaches, il faudrait que je sache

     

    Il faudrait que je sache si un nouveau Noé

    Quelqu’un dessine une arche et s’il entend laisser

    Les hommes sur le pavé ou tout recommencer.

     

     

     

    Les autres textes de Mengo  ici

     



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  • 576363 180038652139461 1703626333 n

     

     

     

    Au centre

     

     

    Sauveur, boureau, victime

    ces masques qui nous vont si bien

     

    et que nous endossons tour à tour

    en cherchant ...l'Amour .

     

    Sortir de ce triangle fatal

    qui rend notre vie infernale

     

    suppose de se tenir au centre

    à distance égale des trois côtés.

     

    Et pour rester ainsi ancré

    il n'y a qu'une seule possibilité

     

    Prendre soin de Soi ..Aimer .

    Chaque instant à la Vie s'Accorder.


    Lise

     

     

     



    Rejet


     

    Quand le regard d’un autre

    Me rejette

    Où suis-je ?

     

    Dans la partie de moi qui parle du rejet

    Qui le connais et qui le sent

    Pour l’avoir expérimenté.

     

    Il suffit de changer de place

    Dans la partie d’à côté

    Celle qui dit « Je suis ».

     

    Et tout est accepté

    Le regard devient clair 
    Et s'ouvre à la beauté . 

    Lise

     

     

     

     

    Agir

     

     

    En un double mouvement..

    Entrer dans l'expérience
    La traverser
    Puis l'écouter parler
    Naître les mots en soi.

    Prendre ces mots
    Les éprouver
    Puis les poser dans l'expérience
    Naître à la vie en soi.

    Ainsi avancer pas à pas .


    Lise

     

     

     



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  • http://martinsoler.files.wordpress.com/2010/02/walking-down-montmartre-paris-soler.jpg 

     

     

    Amis lecteurs, d'autres articles sont sortis du grenier, (re)découvrez-les!

     

     

     

    Écoutez-moi, vous les ringards,
    Écologistes du samedi soir
    Cette chanson-là vaut pas un clou
    Mais je la chant' rien que pour vous

    Vous qui voulez du beau gazon,
    Des belles pelouses, des p'tits moutons
    Des feuilles de vignes et des p'tites fleurs,
    Faudrait remettre vos montres à l'heure

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage

    Écoutez-moi, vous les ringards,
    Écologistes des boul'vards
    Vos beaux discours y'en a plein l'dos,
    Y'a du soleil dans les ruisseaux

    La Tour Montparnasse elle est belle,
    Et moi j'adore la tour Eiffel
    Y'a plein d'amour dans les ruelles
    Et d'poésie dans les gratt'-ciel

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage.

    Écoutez-moi vous les ringards,
    Écologistes des grands soirs
    La pollution n'est pas dans l'air,
    Elle est sur vos visages blêmes

    Moi j'aime encore les pissotières,
    J'aime encore l'odeur des poubelles
    J'me parfume pas à l'oxygène,
    L'gaz carbonique c'est mon hygiène.

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage.

     

     

    Renaud

     

     

     

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  • http://bbh-labs.com/wp-content/uploads/2012/04/Vincent_van_Gogh_-_Old_Man_in_Sorrow_On_the_Threshold_of_Eternity2.jpg

     

     

    Je perds le secret de mon propre langage,

    Je me fais vieux, je me fais peu

    J'ai fort à faire avec mes habitudes

    Chiens qui m'enseignent à mourir

    Je ne sais plus ce que parler veut dire

    Et les mots trahis

    Les mots épuisés

    Font la nuit sur moi

    Comme sur la vie

     

    Je perds le secret et le goût du langage

    Je m'ennuie avec moi

    Danger de mort

    Mon enthousiasme, mes lumières font long feu

    Je ne sais plus qui regarder

    Non je ne sais plus où me mettre

     

    Les conséquences des désirs

    Vieux malheurs, vieilles idées

    Détritus des jours sans plaisir

    Que me reste-t-il pour survivre

    Pas même le désir l'envie

    De tout de rien du moindre passe-temps

    Passe passe le temps

    Je n'ai pas de marraine

    Passe passe le temps

    Mon coeur à la semaine

    Un souvenir d'amour ne fait pas le printemps

     

    Les mots se dénouent parler se fait rare

    Comme un oiseau dans un bois nu

    Je suis seul et bête mon miroir m'est fidèle

    Je voudrais qu'on me parle d'elle

    Et d'elle et d'elle et d'elle

    Bons soldats bonne sentinelle

    Divorce de la liberté dernier coup d'aile

     

    O mes amis tous mes amis inconnus

     

     

    Luc Decaunes

     

     

     

     

     



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    http://infinitygoods.files.wordpress.com/2008/03/tree-roots-by-pzel-in-flickr-public-files.jpg

     

    Pendant des années j'ai senti

    En m'en retournant sur Paris

    Juste après le péage

    Comme une odeur de bois coupé

    Un parfum de sève échappée

    familière et sauvage

    Je la guettais fugitive

    De ma voiture captive

    Mes narines frémissaient

    Tandis que m'envahissait

     

    Un bonheur incompréhensible

    Comme un souvenir impossible

    D'une autre vie comme un regret

    Ou la prescience d'un après

    Où ça sentirait la résine

    La planche qu'on a rabotée

    La fougère et le noisetier

    Moi qui suis portant citadine

    Et même si j'ai tout mon temps

    Je sais qu'une forêt m'attend

     

    On peut croire qu'on a rêvé

    Dire qu'il n'est rien arrivé

    Qu'on s'est fait des idées

    Une odeur c'est bien imprécis

    Et pourquoi cette odeur ici

    Sur la route bondée

    Je n'ai jamais eu l'audace

    De rechercher cette place

    Craignant de ne rien trouver

    Qui puisse justifier

     

    Ce bonheur incompréhensible

    Comme un sourire irrépressible

    Ou comme l'ineffable joie

    Qu'on éprouve à rentrer chez soi

    Où le feu brûlerait dans l'âtre

    Où l'on n'aurait qu'à se poser

    Dans un fauteuil se reposer

    Où l'on n'aurait plus à se battre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Je sais qu'une maison m'attend.

     

    Après je suis restée longtemps

    Sans faire la route et pourtant

    La semaine dernière

    Je m'en retournais sur Paris

    Et j'avais assis deux petits

    Sur la banquette arrière

    Ils regardaient des images

    Puis juste après le péage

    Ont soudain levé le front

    Et déclaré "ça sent bon"

     

    C'est sans doute incompréhensible

    Je dois avoir le cœur sensible

    Mais j'en ai eu les larmes aux yeux

    Je n'avais pas rêvé ce lieu

    Il existait il est à prendre

    Il suffit de suivre l'odeur

    Un jour que je n'aurais pas peur

    Je ne pourrai pas me méprendre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Peut-être qu'un bonheur m'attend

     

    Un jour que je n'aurais pas peur

    Je ne pourrai pas me méprendre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Peut-être qu'un bonheur m'attend

     

     

    Anne Sylvestre

     

     


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    Dites, avez-vous remarqué,
    Dit ma voisine de palier,
    Qu´entre nous deux tout concorde?
    J´ai le violon vous les cordes
    Nos deux chats s´entendent bien
    C´est un signe certain
    Vous tirez la couette à vous
    Je n´suis pas frileuse du tout
    Vous possédez j´en suis sûre
    Le permis j´ai la voiture
    A quoi bon tergiverser?
    Voulez-vous m´épouser?

    Gay gay marions-nous
    Grimpez donc sur mes genoux
    C´est la première étape
    Ça va pas plaire au pape

    Loin de moi la folle idée
    Celle de vous déshonorer
    Car je ne veux pas voisine
    Faire de vous ma concubine
    Je veux vous offrir mon coeur
    En tout bien tout honneur
    Je désire en société
    Quand il faudra déguster
    Des p´tits fours sur la pelouse
    Dire : "Voici mon épouse"
    Et sans faire s´étouffer
    Les nobles invités

    Gay gay marions-nous
    On me prend pour un voyou
    Vous croyez qu´j´suis pas cap´?
    J´le dirais même au pape

    Me voici bien affranchie
    Et sans faire de chichis
    Vous me plaisez bien voisine
    J´aime vos façons byzantines
    Mais avant les fiançailles
    Y a juste un p´tit détail
    On peut unir sans remords
    La colombe et le veau d´or
    Ça n´demande pas de cervelle
    Même pas besoin d´être belle
    Mais faudrait pour convoler
    Pouvoir faire des bébés

    Gay gay marions-nous
    Quelle est cette histoire de fous?
    Y a quequ´chose qui m´échappe
    Faudra d´mander au pape

    Ma cousine v´la connaissez
    Largement ménopausée
    C´est vrai qu´elle n´est pas précoce
    Elle vient d´célébrer ses noces
    M´étonnera bien si elle pond
    Un petit tardillon
    Mais il faut faire annuler
    Ce mariage dévergondé
    Et tous ceux qui lui ressemblent
    Jeunes et vieux qui vivent ensemble
    Et les bonnes soeurs c´est pas mieux
    Sont mariées au Bon Dieu

    Gay gay marions-nous
    Y a des p´tits Jésus partout
    Si un jour ça dérape
    Ça s´ra la faute au pape

    On a essayé pourtant
    Mais nos efforts méritants
    N´ont rien donné quoi qu´on fasse
    Comme nos deux voisins d´en face
    Longtemps qu´ils essaient aussi
    Ils n´ont pas réussi
    "Voisine, lui dis-je alors,
    Si vous en rêvez encore
    Si ça vous rend nostalgique
    Je vous épouse en Belgique
    Là-bas ça se fait très bien
    Ce n´est pourtant pas loin"

    Gay gay marions-nous
    On va faire des jaloux
    Pas chiche qu´ils nous rattrapent
    Vous pouvez l´dire au pape

    Gay gay marions-nous
    Passons-nous la corde au cou
    Et puis à nos agapes
    On invit´ra le pape

     


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