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    Écoutez-moi, vous les ringards,
    Écologistes du samedi soir
    Cette chanson-là vaut pas un clou
    Mais je la chant' rien que pour vous

    Vous qui voulez du beau gazon,
    Des belles pelouses, des p'tits moutons
    Des feuilles de vignes et des p'tites fleurs,
    Faudrait remettre vos montres à l'heure

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage

    Écoutez-moi, vous les ringards,
    Écologistes des boul'vards
    Vos beaux discours y'en a plein l'dos,
    Y'a du soleil dans les ruisseaux

    La Tour Montparnasse elle est belle,
    Et moi j'adore la tour Eiffel
    Y'a plein d'amour dans les ruelles
    Et d'poésie dans les gratt'-ciel

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage.

    Écoutez-moi vous les ringards,
    Écologistes des grands soirs
    La pollution n'est pas dans l'air,
    Elle est sur vos visages blêmes

    Moi j'aime encore les pissotières,
    J'aime encore l'odeur des poubelles
    J'me parfume pas à l'oxygène,
    L'gaz carbonique c'est mon hygiène.

    Moi, j'suis amoureux de Paname
    Du béton et du macadam
    Sous les pavés ouais, c'est la plage
    Mais l'bitume c'est mon paysage
    Le bitume c'est mon paysage.

     

     

    Renaud

     

     

     

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    Je perds le secret de mon propre langage,

    Je me fais vieux, je me fais peu

    J'ai fort à faire avec mes habitudes

    Chiens qui m'enseignent à mourir

    Je ne sais plus ce que parler veut dire

    Et les mots trahis

    Les mots épuisés

    Font la nuit sur moi

    Comme sur la vie

     

    Je perds le secret et le goût du langage

    Je m'ennuie avec moi

    Danger de mort

    Mon enthousiasme, mes lumières font long feu

    Je ne sais plus qui regarder

    Non je ne sais plus où me mettre

     

    Les conséquences des désirs

    Vieux malheurs, vieilles idées

    Détritus des jours sans plaisir

    Que me reste-t-il pour survivre

    Pas même le désir l'envie

    De tout de rien du moindre passe-temps

    Passe passe le temps

    Je n'ai pas de marraine

    Passe passe le temps

    Mon coeur à la semaine

    Un souvenir d'amour ne fait pas le printemps

     

    Les mots se dénouent parler se fait rare

    Comme un oiseau dans un bois nu

    Je suis seul et bête mon miroir m'est fidèle

    Je voudrais qu'on me parle d'elle

    Et d'elle et d'elle et d'elle

    Bons soldats bonne sentinelle

    Divorce de la liberté dernier coup d'aile

     

    O mes amis tous mes amis inconnus

     

     

    Luc Decaunes

     

     

     

     

     



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    http://infinitygoods.files.wordpress.com/2008/03/tree-roots-by-pzel-in-flickr-public-files.jpg

     

    Pendant des années j'ai senti

    En m'en retournant sur Paris

    Juste après le péage

    Comme une odeur de bois coupé

    Un parfum de sève échappée

    familière et sauvage

    Je la guettais fugitive

    De ma voiture captive

    Mes narines frémissaient

    Tandis que m'envahissait

     

    Un bonheur incompréhensible

    Comme un souvenir impossible

    D'une autre vie comme un regret

    Ou la prescience d'un après

    Où ça sentirait la résine

    La planche qu'on a rabotée

    La fougère et le noisetier

    Moi qui suis portant citadine

    Et même si j'ai tout mon temps

    Je sais qu'une forêt m'attend

     

    On peut croire qu'on a rêvé

    Dire qu'il n'est rien arrivé

    Qu'on s'est fait des idées

    Une odeur c'est bien imprécis

    Et pourquoi cette odeur ici

    Sur la route bondée

    Je n'ai jamais eu l'audace

    De rechercher cette place

    Craignant de ne rien trouver

    Qui puisse justifier

     

    Ce bonheur incompréhensible

    Comme un sourire irrépressible

    Ou comme l'ineffable joie

    Qu'on éprouve à rentrer chez soi

    Où le feu brûlerait dans l'âtre

    Où l'on n'aurait qu'à se poser

    Dans un fauteuil se reposer

    Où l'on n'aurait plus à se battre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Je sais qu'une maison m'attend.

     

    Après je suis restée longtemps

    Sans faire la route et pourtant

    La semaine dernière

    Je m'en retournais sur Paris

    Et j'avais assis deux petits

    Sur la banquette arrière

    Ils regardaient des images

    Puis juste après le péage

    Ont soudain levé le front

    Et déclaré "ça sent bon"

     

    C'est sans doute incompréhensible

    Je dois avoir le cœur sensible

    Mais j'en ai eu les larmes aux yeux

    Je n'avais pas rêvé ce lieu

    Il existait il est à prendre

    Il suffit de suivre l'odeur

    Un jour que je n'aurais pas peur

    Je ne pourrai pas me méprendre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Peut-être qu'un bonheur m'attend

     

    Un jour que je n'aurais pas peur

    Je ne pourrai pas me méprendre

    Et même si j'ai tout mon temps

    Peut-être qu'un bonheur m'attend

     

     

    Anne Sylvestre

     

     


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    Dites, avez-vous remarqué,
    Dit ma voisine de palier,
    Qu´entre nous deux tout concorde?
    J´ai le violon vous les cordes
    Nos deux chats s´entendent bien
    C´est un signe certain
    Vous tirez la couette à vous
    Je n´suis pas frileuse du tout
    Vous possédez j´en suis sûre
    Le permis j´ai la voiture
    A quoi bon tergiverser?
    Voulez-vous m´épouser?

    Gay gay marions-nous
    Grimpez donc sur mes genoux
    C´est la première étape
    Ça va pas plaire au pape

    Loin de moi la folle idée
    Celle de vous déshonorer
    Car je ne veux pas voisine
    Faire de vous ma concubine
    Je veux vous offrir mon coeur
    En tout bien tout honneur
    Je désire en société
    Quand il faudra déguster
    Des p´tits fours sur la pelouse
    Dire : "Voici mon épouse"
    Et sans faire s´étouffer
    Les nobles invités

    Gay gay marions-nous
    On me prend pour un voyou
    Vous croyez qu´j´suis pas cap´?
    J´le dirais même au pape

    Me voici bien affranchie
    Et sans faire de chichis
    Vous me plaisez bien voisine
    J´aime vos façons byzantines
    Mais avant les fiançailles
    Y a juste un p´tit détail
    On peut unir sans remords
    La colombe et le veau d´or
    Ça n´demande pas de cervelle
    Même pas besoin d´être belle
    Mais faudrait pour convoler
    Pouvoir faire des bébés

    Gay gay marions-nous
    Quelle est cette histoire de fous?
    Y a quequ´chose qui m´échappe
    Faudra d´mander au pape

    Ma cousine v´la connaissez
    Largement ménopausée
    C´est vrai qu´elle n´est pas précoce
    Elle vient d´célébrer ses noces
    M´étonnera bien si elle pond
    Un petit tardillon
    Mais il faut faire annuler
    Ce mariage dévergondé
    Et tous ceux qui lui ressemblent
    Jeunes et vieux qui vivent ensemble
    Et les bonnes soeurs c´est pas mieux
    Sont mariées au Bon Dieu

    Gay gay marions-nous
    Y a des p´tits Jésus partout
    Si un jour ça dérape
    Ça s´ra la faute au pape

    On a essayé pourtant
    Mais nos efforts méritants
    N´ont rien donné quoi qu´on fasse
    Comme nos deux voisins d´en face
    Longtemps qu´ils essaient aussi
    Ils n´ont pas réussi
    "Voisine, lui dis-je alors,
    Si vous en rêvez encore
    Si ça vous rend nostalgique
    Je vous épouse en Belgique
    Là-bas ça se fait très bien
    Ce n´est pourtant pas loin"

    Gay gay marions-nous
    On va faire des jaloux
    Pas chiche qu´ils nous rattrapent
    Vous pouvez l´dire au pape

    Gay gay marions-nous
    Passons-nous la corde au cou
    Et puis à nos agapes
    On invit´ra le pape

     


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    La Terre est devenue un enfer
    Le feu a brûlé le printemps
    Arrêtez de faire la guerre
    Vous faites la guerre à des enfants


     

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    http://galeries.lalibre.be/gallery2/d/217560-2/Sophia_Charai.jpg

     

     

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Moi ce que j'aime c'est l'amour vache, l’amour vache

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Qui traque son cow-boy sans relâche, sans relâche

     

    Je manie la carabineAussi bien que l'amour ne

     

    Si on me cherche un peu trop

     

    Je rejoue Fort Alamo

     

    Méfiez-vous des idées reçues

     

    Ce sont des balles perdues qui tuent

     

    Et si elles sient à mon oreille

     

    Plus vite que mon ombre, je dégaine

     

    Gare aux apparences

     

    Rien n'est jamais comme on pense(Refrain)

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Moi ce que j'aime c'est l'amour vache, l’amour vache

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Qui traque son cow-boy sans relâche, sans relâche

     

    Gare aux apparences

     

    Rien n'est jamais comme on pense(Refrain)

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Moi lorsque j’aime, je m’amourache, je m’amourache

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Qui traque son cow-boy sans relâche, sans relâche(Refrain)

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

    Moi ce que j'aime c'est l'amour vache, c’est l’amour vache

     

    Je suis une poor lonesome cow-girl

     

     


    http://blogs.paris.fr/unitedstatesofparis/files/2011/03/Sophia-Charai.jpg

     

     

     

     

    Son site

     

     


    http://cdn.savoie-mont-blanc.com/509db512e77bc00bc762ac0aa982811b.jpg

     

    Vidéos

     

     

     

    Toutes les paroles de ses chansons:ICI

     

     

     

     


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  • Zen

     

     

     

     

     

    http://thumbs.dreamstime.com/thumb_293/1217235023UV3DuI.jpg

    Dès l'entrée on est dans l'ambiance

    Votre carillon tibétain

    M'a mise tout aussitôt en transe

    Et je souris d'un air crétin

    On a enfilé des babouches

    Et votre tapis hors de prix

    Semble frémir quand on le touche

    On va pas danser, j'ai compris

     

    J'ai une crampe à l'abdomen

    Et j'ai l'air d'une béotienne

    Avec mon pot de cyclamen

    Vous êtes zen

     

    Drapés de coton blanc fluide

    Qu'j'aurais pas voulu repasser

    Vous êtes simplement splendide

    Pourquoi donc n'ai-je pas pensé

    Au moment d'sauter dans mes frusques

    A respecter ce postulat ?

    Jamais de noir, ça vous offusque

    Je me sens comme un cancrelat

     

    Ça doit se trouver dans les gènes

    Pas un ourlet qui se déprenne

    Et pas une bretelle à la traîne

    Vous êtes zen

     

    Cette harmonie en gris et beige

    Avec une touche d'écru

    Ces coussins en guise de sièges

    C'est plus gai que je n'aurais cru

    Çà et là quelques étagères

    Suspendues on ne sait comment

    Supportent un jeu de solitaire

    Et un bouddha très avenant

     

    Et puis sans rien qui la soutienne

    Sur une planche en bois d'ébène

    Une orchidée porto-ricaine

    Vous êtes zen

     

    Pas un mouton, pas une tache

    Pas une empreinte, c'est parfait

    Mais qu'on me dise où donc se cachent

    Tous les cadeaux que l'on vous fait ?

    Les briquets, les colliers de nouilles

    Les cendriers artisanaux

    Les Vallauris et les grenouilles

    Les photophores, les plateaux

     

    Avez-vous des armoires pleines

    De ces dangereux spécimens

    Que la vie parfois vous amène ?

    Pas du tout zen

     

    Les portez-vous chez l'Abbé Pierre ?

    Faites-vous des vide-greniers

    Ou les fourguez-vous aux enchères ?

    Sur internet, ça doit payer

    Les refileriez-vous, perfide,

    En douce à tous vos visiteurs ?

    Je veux repartir les mains vides

    Me donnez rien, j'aurais trop peur

     

    Même le p'tit coin est mis en scène

    C'est le Nirvana de l'hygiène

    J'ose pas y faire ce qui m'amène

    Tellement c'est zen

     

    Mais vous êtes si adorable

    Qu'on vous promet qu'on reviendra

    S'accroupir devant votre table

    N'empêche qu'au bistrot d'en bas

    Enfin à la bonne franquette

    On va s'coller derrière les yeux

    Un bon gros sandwich aux rillettes

    Et un p'tit beaujo crapuleux

     

    Il se peut qu'un mot nous parvienne

    Vers le milieu de la semaine

    Sur un papier de pur lichen

    Divinement zen :

     

    "Merci pour votre cyclamen

    Il ne faut pas que ça vous gêne

    Mais on l'a donné à Carmen

    Qui n'est pas zen"

     

    Anne Sylvestre

     

     

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

    Demain je serai zen

     


    icqchat


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  • http://www.galerietalbot.com/images/active/Un_infini_regard_copie_Large_.jpg
    Un jour, être pauvre,
    Détaché de tout
    Sans pleurer de rien,
    Sans rire de tout,
    Comme un enfant qui repose
    Dans la vérité des choses.
    S'écarter de tout, sortir,
    Se tenir debout
    Comme un enfant sort du ventre et hurle,
    S'écarter de tout.

    Un jour, être pauvre,
    Détaché du reste,
    De l'autre coté du mur.
    Pas le moindre geste,
    Pas la moindre trace de haine,

    Pas la moindre trace de fêlure, trace de brûlure,
    Le moindre sentiment d'oubli.
    De l'autre coté du mur,

    Pas la moindre trace de fêlure, trace de brûlure,

    Le calme au fond du lac.


    Un jour, être pauvre

    Sur un quai désert,
    Etre un bateau vide.
    Tout le monde à terre.


    Comme un enfant qui repose

    Dans la vérité des choses,
    S'éloigner de tout, apprendre
    A tenir debout
    Sur la mer immense et douce, apprendre,
    A tenir debout.



    Gérard Manset







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    http://img.zphoto.fr/data/photo/55/64/340865.jpg

     

     

     

    Le voyageur immobile

    La tête dans les étoiles, les pieds sur terre

    Fort et tranquille comme le chêne centenaire

    Il y a de cela plusieurs millénaires

    Il a fermé les yeux pour écouter

    L’intérieur de son âme il a scruté

    Il a vu la lumière briller derrière

    Le rideau de bambous de ses paupières

    Il a entendu l’eau ruisseler

    De son doux murmure apaisant

    Dans les rivières de son jardin secret

    Il a senti le souffle du vent

    Balayer les nuages de son esprit

    Il a perçu la pulsation de la vie

    Musique divine, symphonie céleste

    Dans chacune des cellules de son être

    Depuis la plante de ses pieds, source jaillissante

     

    Il a senti une chaleur bienfaisante

    Monter et remplir le creux de ses reins

    Pour déferler comme une immense lame

    Dans tout le paysage de son corps

    Et se répandre dans la paume de ses mains

    Lao Gong, palais de l’effort

    Océan d’énergie, porte de la vie

    Sensation de puissance et de calme

    Instant d’éternité merveilleux

    Puis lentement il a ouvert les yeux

    Et comme un enfant il a souri

    Car ce qu’il voyait autour de lui

    Était à l’image de son monde intérieur

    Unité de l’homme et de la nature

    Dans le grand Tao de la vie.

     

    Roland Lannes

     

    Merci C!

     


    http://s1.lemde.fr/image/2012/10/12/534x0/1774804_5_5402_christian-bobin-pres-de-sa-maison-en_0e4db9e797b6728b0656697740c86431.jpg

     

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