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    http://tigresse004.t.i.pic.centerblog.net/mok5nde5.png

     

     

    Tous les cafards se ressemblent

    Au point que j'en arrive à me demander

    Mais comment font-ils donc pour se distinguer?

     

    Tandis que nous les punaises,

    Ah, nous les punaises!

     


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  • http://www.velcanto.ch/Velo/Accueilgeneralvelo/Photoaccueilgene/Bidochon.jpg

     

     

    Promenade à vélo.

    Ça sent la fumée et la préhistoire un peu partout.

    Rassemblements autour des tables sur les terrasse ou pelouses.

     

    Rire:

    Pensée pour la chanson pas du tout gentille de Linda Lemay

     

     

     

     

    ça mange du poulet BBQ

    avec leurs doigts pleins de 10-30

    ça trippe sur tout c'qui a des roues

    ou une poitrine proéminente

     

    c'pas difficile de les remarquer

    ça s'promène toujours en pontiac

    les vitres teintées ,le cul jacké

    pis l'petit néon autour d'la plaque

     

    ça aime les voyages de chasse

    la pèche à ' grosse,les courses de chars

    pis ç'a un faible pour c'qui s'déplace

    sur des talons d'trios pouces un quart

     

    ça soigne leurs fréquents petits creux

    à l'aide de n'importe quel gateau

    qui a d'la confiture au milieu

    pis qui baigne dans l'sirop d'poteau

     

    les colons....GROS COLONS....

     

    ç'a des exterieurs de grosses brutes

    mais ça pleurniche comme des bébés

    en écoutant un combat d'lutte

    où leur idole s'fait tabasser

     

    ça achète le Photo police

    ça aime le sang,ça aime le cul

    pis c'est fervent des films 3X

    du genre une fille et six gars dessus

     

    c'pas parce que ça boit au volant

    et qu'ça jette leurs cannettes par la fenêtre

    que ça fait d'eux des inconscients

    qui ont pas d'respect pour la planète

     

    faudrais pas croire que les colons

    ça rentre pas dans les églises

    j'en ai vu un rentrer d'aplomb

    il avait perdu la maitrise

     

    de sa belle pontiac adorée

    qu'y venait tout juste de modifier

    vous direz pas que c'était pas pieux

    d'être allé l'offrir au bon dieux

     

    le colon...GROS COLONS...

     

    ç'a des écarts de politesse

    pis ça s'tanne pas d'manger des beans

    ç'a toujours un bout d'caque de fesse

    qui veut leur dépasser du jeans

     

    c'est les derniers de leur espèce

    a s'faire encore des beaux brushing

    à préférer leur bierre "tablette"

    et à faire des concours de pinchs

     

    sont jamais trop durs à retracer

    ça passe l'été au camping

    situé dans l'bois juste à coté

    avec la vue sur la piscine

     

    où leurs enfants s'en vont pisser

    tout c'qu'y'ont avalés d'orangeade

    pendant qu'les grands vont dégueuler

    leur trop plein d'vodka-limonade

     

    ça fait des blagues aussi subtile

    que leurs costumes de bain fluo

    vous m'direz "c'est des imbéciles"

    méprenez-vous ce sont des gros colons!!!

    GROS COLONS!!!!


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    La rumeur ouvre ses ailes
    Elle s'envole à travers nous
    C'est une fausse nouvelle
    Mais si belle, après tout

    Elle se propage à voix basse
    À la messe et à midi
    Entre l'église et les glaceshttp://www.mediaunautreregard.com/wp-content/uploads/2010/04/La-rumeur.jpg
    Entre confesse et confit

    La rumeur a des antennes
    Elle se nourrit de cancans
    Elle est bavarde et hautaine
    Et grandit avec le temps

    C'est un arbre sans racines
    À la sève de venin
    Avec des feuilles d'épines
    Et des pommes à pépins

    Ça occupe, ça converse
    Ça nourrit la controverse
    Ça pimente les passions
    Le sel des conversations...

    La rumeur est un microbe
    Qui se transmet par la voix
    Se déguise sous la robe
    De la vertu d'autrefois

    La parole était d'argent
    Mais la rumeur est de plomb
    Elle s'écoule, elle s'étend
    Elle s'étale, elle se répand

    C'est du miel, c'est du fiel
    On la croit tombée du ciel
    Jamais nul ne saura
    Qui la lance et qui la croit...

    C'est bien plus fort qu'un mensonge
    Ça grossit comme une éponge
    Plus c'est faux, plus c'est vrai
    Plus c'est gros et plus ça plaît

    Calomnie, plus on nie
    Plus elle enfle se réjouit
    Démentir, protester,
    C'est encore la propager
    Elle peut tuer sans raison
    Sans coupable et sans prison
    Sans procès ni procession
    Sans fusil ni munitions...

    C'est une arme redoutable
    Implacable, impalpable
    Adversaire invulnérable
    C'est du vent, c'est du sable

    Elle rôde autour de la table
    Nous amuse ou nous accable
    C'est selon qu'il s'agit
    De quiconque ou d'un ami

    Un jour elle a disparu
    Tout d'un coup, dans les rues
    Comme elle était apparue
    À tous ceux qui l'avaient crue...

    La rumeur qui s'est tue
    Ne reviendra jamais plus
    Dans un cœur, la rancœur
    Ne s'en ira pas non plus.

     


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    http://byfiles.storage.live.com/y1pEno8qZEJrnsTaVG8F4Lmcp7MwMXR8g7Hzx9Q2s-4RcH06OV1flQlT5Ydjs5U6N7w_VJdN22rR5Q

     

     

     

     

     

     

     

    Certains meurent avant même

     

    d’avoir passé la porte

     

    du couloir qui comporte

     

    cette pression étrange

     

    Certains meurent avant même

     

    de savoir juste un peu

     

    la saveur de ce jeu

     

    de n’être plus un ange

     

    Certains meurent dans des ventres

     

     

     

    Certains meurent juste après

     

    encore mouillés de ça

     

    quand on les pose là

     

    au froid de la ruelle

     

    Certains meurent juste après

     

    sur le corps essoufflé

     

    dans les bras déchirés

     

    de leur maman si belle

     

    Certains meurent dès qu’ils entrent

     

     

     

    Certains meurent tout gamins

     

    d’être des riens du tout

     

    des gens nés sans le sou

     

    sur qui on tire à vue

     

    Certains meurent tout gamins

     

    fauchés par le brouillard

     

    d’un chauffard d’un soûlard

     

    qui passait dans la rue

     

    Certains meurent encore tendres

     

     

     

    Certains meurent en plein feu

     

    de leur jeunesse ouverte

     

    un képi sur la tête

     

    pour un vieux président

     

    Certains meurent en plein feu

     

    de leur adolescence

     

    pris d’un coup de démence

     

    ils se pendent au plafond

     

    Certains crèvent d’apprendre

     

     

     

    Certains meurent pour que dalle

     

    d’une piqûre de bête

     

    d’une pierre sur la tête

     

    le hasard les reprend

     

    Certains meurent pour que dalle

     

    d’être allés s’éclater

     

    aux vitres des cités

     

    en gueulant « Dieu est grand !»

     

    Certains meurent sans comprendre

     

     

     

    Certains meurent et reviennent

     

    tout éblouis de là

     

    d’avoir goûté la joie

     

    mais de l’autre côté

     

    Certains meurent et reviennent

     

    en riant aux éclats

     

    à cette peur qu’on a

     

    de voir tout s’effacer

     

    Certains meurent sans qu’ils tremblent

     

     

     

    D'autres meurent de tristesse

     

    tout imbibés d’alcool

     

    suivant le protocole

     

    qu’on leur a inventé

     

    D'autres meurent de tristesse

     

    sans se donner le temps

     

    d’arrêter un instant

     

    leur vie qu'on dit sillonnée

     

    Certains se croient de cendres

     

     

     

    Et les larmes me viennent

     

    quand je te perd encore

     

    moi qui serrais ton corps

     

    que je croyais tenir

     

    Oh les larmes me viennent

     

    mais je laisse le marbre

     

    et je cours dans les arbres

     

    et je te crois venir

     

    Souriante des cendres

     

     

     

    Vu qu’on meurt tous les jours

     

    qu’on meurt à chaque instant

     

    quand on crache le vent

     

    qu’on a dans nos poitrines

     

    Vu qu’on meurt tous les jours

     

    qu’on meurt et qu’on revit

     

    autant laisser la vie être

     

    autant qu’on s’incline

     

    Je veux t’aimer la cendre

     

     

     

    Certains meurent et reviennent

     

    tout éblouis de là

     

    d’avoir goûté la joie

     

    mais de l’autre côté

     

    Certains meurent et reviennent

     

    en riant aux éclats

     

    à cette peur qu’on a

     

    de voir tout s’effacer

     

    Certains meurent sans qu’ils tremblent

     

     

    Et je t’aime la cendre

     

    K. La cendre

     

     

     

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    Un jour paraît où l'homme
    Se découvre soudain
    Extérieur à l'être
    Qu'il croyait enfermer.

    Il reconnaît alors
    Quelle immense caverne
    Humilie une voix
    Qu'il prenait pour sa gloire.


    Le vide qui m'entoure
    M'a pris jusqu'à mon nom:
    Je suis exactement
    Ce que je ne suis pas.

      

     

    Toursky

     



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  •   Wilhelmina-de-Haas-Keane-1.jpgJ'ai remarqué dans les vicissitudes d'une longue vie que les époques des plus douces jouissances et des plaisirs les plus vifs ne sont pourtant pas celles dont le souvenir m'attire et me touche le plus.

     

    Ces courts moments de délire et de passion, quelque vifs qu'ils puissent être, ne sont cependant, et par leur vivacité même, que des points bien clairsemés dans la ligne de la vie.

     

    Ils sont trop rares et trop rapides pour constituer un état, et le bonheur que mon cœur regrette n'est point composé d'instants fugitifs mais un état simple et permanent, qui n'a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme au point d'y trouver enfin la suprême félicité.

     

    Tout est dans un flux continuel sur la terre : rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.

     

    Toujours en avant ou en arrière de nous, elles rappellent le passé qui n'est plus ou préviennent l'avenir qui souvent ne doit point être : il n'y a rien là de solide à quoi le cœur se puisse attacher.

     

    Aussi n'a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe ; pour le bonheur qui dure je doute qu'il y soit connu.

     

    A peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le cœur puisse véritablement nous dire : Je voudrais que cet instant durât toujours ; et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le cœur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après ?


     

    Mais s'il est un état où l'âme trouve une assiette assez solide pour s'y reposer tout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d'enjamber sur l'avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de désir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entière; tant que cet état dure celui qui s'y trouve peut s'appeler heureux, non d'un bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui qu'on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d'un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l'âme aucun vide qu'elle sente le besoin de remplir.

     

     

    Rousseau, Rêveries

     

     

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  • danseuse-rouge.jpg

     

     

     

    Elle a la joie de vivre

    Qui transpire de sa peau

    Elle a les yeux qui brillent

    Qui vous enlèvent la peau

     

    Elle a la voix qui sonne

    Toutes les générations

    Elle a des mots  qui donnent

    Donne  la transgression

     

    Elle a un corps qui danse

    Qui file des frissons

    Elle vous apprend la transe

    Elle vous rend la passion

     

    Elle est la femme des femmes

    Qui rend fière du buisson

    Elle est comme une flamme

    Et toutes à l’unisson

     

    On s’échappe de sa gorge

    Comme d’une explosion

    Quand elle gronde les orgues

    Sans demander pardon

     

    Elle a la joie de vivre

    Qui transpire de sa peau

    Elle a les yeux qui brillent

    Qui vous enlèvent la peau

     

    Julie B. Bonnie

     


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    http://media.paperblog.fr/i/176/1768740/printemps-est-arrive-cerisiers-japon-prunus-s-L-1.jpeg

     

    Un matin se lever,
    Décider de fouetter l'ennui,
    Et de rincer la tristesse,
    Ourler ce jour bénit,
    Du plus beau galon de sa vie.

    Un matin de printemps de cerises,
    Vite s'habiller du chemisier en soie d'estime,
    Elle part ciseler le bonheur,
    Elle part écouter les sourires,
    Elle part épousseter les étoiles,
    Elle part.

    Elle veut rapiécer le temps, arroser les souvenirs, battre les peurs.

    Elle voit l'invisible enfin et elle oublie.

    Et même repriser le ciel maintenant qu'elle a des ailes.

     

     

     

     

    Mel, tu écris vraiment de très belles choses!

     

     

     

    Les barrières

    Il faut ouvrir les barrières
    Chasser les plus gros chagrins
    Plus jamais se laisser faire
    Encore croire à son destin

    Il faut ouvrir les barrières
    Pour que puisse entrer la joie
    Entendre chanter la terre
    Et s'endormir dans ses bras

    Il faut ouvrir les barrières
    Respirer le jour nouveau
    Aller boire à la rivière
    D'un demain qui sera beau


     

    dsc_8925-mod-fb


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  • http://cdn2.greatsong.net/album/extra/julio-iglesias-momenti-105240384.jpg

    ♥ Wahouw! ♥

     

     

     

    Entendu dernièrement dans la voiture:

     

     

     

    Le ciel ne manque pas de charme,
    mais je préfère
    les plaisirs, les joies, les larmes
    de notre terre,
    le bon vin, les yeux brillants
    des jolies femmes...
    La vie c'est plus pétillant
    que le champagne!
    La-haut tu dois croquer la pomme,
    Monsieur le Diable,
    mais le vieux plancher des hommes
    c'est formidable.
    Et je donn' l'éternité
    et son silence
    pour un pauvre jour d'été
    de mes vacances.
    C'est permis
    d'aimer la vie et d'aimer l'amour,
    d'aimer la nuit, d'aimer le jour
    et de penser que c'est trop court...
    Bien trop court!
    J'ai envie
    de rattraper le temps qui court,
    de vivre à fond, de vivre pour
    aimer la vie, aimer l'amour.
    La vie c'est l'éternel miracle,
    la seule chance;
    chaque jour, le grand spectacle
    qui recommence.
    J'applaudis, je dis: "Chapeau!"
    au grand artiste
    qui dessine le tableau
    où tu existes.
    ...Le bon vin, les yeux brillants
    des jolies femmes...
    La vie c'est plus pétillant
    que le champagne!

     

     


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