• Résultat de recherche d'images pour "identification spiritualité"

    La plupart des humains sont identifiés à ce qu'ils croient être: une personne, un corps, un mental. Or tout ceci est mouvant, changeant, inconsistant, mourant.  Mourant et pourtant bien vivant et que l'on peut toucher. C'est de là que vient la confusion. Je vois alors je crois. Pourtant avec un gros microscope, je vois les cellule de mon corps disparaitre et d'autres renaître. Rien n'est figé, sauf l’apparence. La vie me traverse, je suis traversée par la vie, par chaque souffle, je suis la vie et je ne suis rien, je suis heureuse de n'être rien car je suis libre. Libre comme la vague dans l'océan.

    Cela n'empêche en rien de vivre avec les autres, de suivre ce qu'il y a à suivre. Dans cette vie relative, bien sur qu'il faut des repères pour fonctionner au quotidien. Le problème majeur, c'est de ne plus réaliser que ce ne sont que des repères. Alors on se prend pour untel avec telle histoire alors que ce n'est qu'une mémoire, On se prend pour son corps ou telles possessions ou relations, alors que ceux-ci ne sont que matières et jeux interdépendants et mouvants.

    La plupart des humains sont conditionnés mais ne le savent pas, alors ils souffrent. Les hommes souffrent de perdre ce qu'ils ne possèdent pourtant pas. La mémoire de ce qui n'existe plus les fait encore souffrir. Il suffirait simplement d'écouter ce qui se vit en sensations, là, dans l'instant, ce qui se dit en pensées, maintenant, et réaliser que tout ça est juste du rêve. Pourquoi continuer à souffrir avec du rêve?

    Ce ne sont pas les conditionnements et les dépendances le problème, car de toute façon nous ne pouvons pas vivre sans être dépendant, ne serait-ce que le besoin d'air pour respirer. Le problème c'est de prendre ces conditionnements -les mémoires, pour ce que nous sommes.

     

    La vie me traverse,

    je suis traversée par la vie,

    par chaque souffle,

    je suis la vie et je ne suis rien,

    je suis heureuse de n'être rien

    car je suis libre.

    Libre comme la vague dans l'océan.

    Résultat de recherche d'images pour "vague dans l'océan"

     

    Merci Lise! yes

    http://satsongs.eklablog.com/

     

    Vidéo FB

    L'ego ne peut pas être la source de la libération car l'ego ne peut pas vouloir la libération : cela signifierait sa mort. C'est comme si l'ego cherchait sa propre perte ; ce serait une sorte de suicide pour lui. La libération est l'absence d'ego. Il faut donc dépasser le stade du mental, de l'ego. Il ne faut plus penser, il faut oublier les mots, les pensées, les concepts, les idées... Il n'y a plus de logique, de raison, etc. Seulement reste le « Je Suis. » - Rava

    « Que reste-t-il quand il ne reste plus rien ? » - Satprem

     

     


    votre commentaire
  • Le créateur est celui qui se tait. Il ne cherche pas. Ne pouvant chercher que dans sa mémoire, il ne trouverait que ce qu'il projette, le connu et non le neuf. C'est le monde qui, dans son silence, le trouve. L'univers est à sa disposition. Cela est vrai quel que soit l'art. Le poète qui réfléchit n'est pas un poète. Le poète est quelqu'un qui sait se taire. Dans ce silence, il entend sa poésie, et il écrit ce qu'il entend.

     

    La créativité naît du silence, elle ne vient pas de la pensée. Il n'y a rien à expliquer, rien à justifier. Chaque oeuvre est sans cause, sans sens. L'oeuvre est à elle-même sa propre raison. Parce qu'elle vient de la créativité même, toute oeuvre d'art se situe au-delà de la compréhension. Vouloir comprendre une oeuvre d'art, c'est demeurer dans la mémoire. La vie n'est pas autre chose qu'une oeuvre d'art. Vous écoutez la vie, il y a une résonance en vous.
    Toutes les possibilités sont là.



     

     

     


    votre commentaire
  • Image associée

    - Je crois que c'est ce qui est difficile : arriver à perdre tous les concepts.

    Éric Baret : Vous n'avez même pas à les perdre. Il y aura toujours des concepts. Mais vous n'êtes plus limité par eux.
    Ce que nous pensons l'un et l'autre de la vie sera tou­jours différent, lié à notre culture, à notre hérédité. Il y aura toujours des pensées. Mais, à l'instant où vous vous rendez compte que tout ce que vous pouvez penser est un préjugé, vous êtes libre de votre pensée, c'est-à-dire que vous n'abordez plus les situations en fonction d'elle. Je sais que mes opinions viennent de mes préjugés, de ce que j'ai lu, appris, entendu, pensé... Donc, si quelqu'un pense diffé­remment de moi, cela ne peut plus être une cause de conflit pour moi. Je sais que si j'avais son hérédité, sa culture, son expérience, je penserais comme lui. Et s'il avait le même passé, la même hérédité, la même culture, la même expé­rience, le même mode de raisonnement que moi, il pense­rait comme moi. Nos deux opinions sont aussi nulles et aussi justes l'une que l'autre. Toutes deux sont inévitables. Les serpents voient le monde comme des serpents, les man­goustes comme des mangoustes. Il n'y a pas une vision qui soit plus juste que l'autre. Selon que vous avez été aimée ou maltraitée très jeune, vous voyez le monde d'une manière ou d'une autre. On garde toujours une forme de coloration de son milieu, de sa culture, même quand on fait semblant de changer de culture ou de milieu. Quand on se rend compte de cela, on n'est plus limité par ses opinions. On est à l'aise avec toutes les opinions, avec toutes les cultures, avec tous les systèmes de pensée, avec les gens qui mangent de la choucroute comme avec ceux qui pratiquent le yoga. C'est ce que l'on appelle la disponibilité.

    L’image contient peut-être : texte
    Si vous n'êtes plus pris par votre propre opinion, une forme de plasticité se fait dans votre vie. Au lieu d'avoir une vie très fermée, très scellée sur « c'est cela qui est juste, tous ceux qui pensent autrement se trompent », votre vie devient disponible et vous ne voyez plus de conflit dans ce qui pourrait se présenter. Si la vie vous apporte la chance de pratiquer un art, vous le pratiquez, et si elle vous empêche de le pratiquer, vous ne le pratiquez pas. Rien ne vous manque. Si vous êtes seul dans votre chambre d'hôtel le matin à cinq heures, vous faites du yoga. Si vous n'êtes pas seul ou si vous avez un avion à prendre, vous faites ce qu'il y a à faire. Vous conversez avec votre visiteur ou vous pre­nez l'avion. Rien ne manque ; pas de choix. S'il y a des carottes, vous mangez des carottes, et s'il n'y en a pas, vous improvisez. Cela amène une très grande facilité de vie.


    La vie est facile. Les gens ont une vie difficile lorsqu'ils ont une vie conceptuelle, des opinions du type « c'est juste, c'est faux ». Toute la vie est alors un conflit pour faire ce qui est juste et éviter ce qui est faux. C'est une vie dramatique. À un moment donné, on ne vit plus ainsi ; ce qui est là est ce qui est juste. Cela ne signifie pas que, s'il y a conflit, je n'agirai pas. Peut-être faut-il faire la guerre ou être violent ; cela fait partie de cette disponibilité. Mais ce n'est plus pour quelque chose, pour une idéologie ; c'est par quelque chose, par une résonance.


    Il n'y a que vous qui puissiez sentir si vous êtes fait pour fréquenter les brasseries ou les séminaires de yoga. Et vous ne pouvez le savoir que le jour où vous voyez qu'il n'y a aucun choix là-dedans. C'est quelque chose qui est inscrit en vous ; vous allez suivre ce qui est inévitable.

     

    Image associée

     


    2 commentaires
  • L’image contient peut-être : une personne ou plus, enfant, plage et plein air

     J'ai la nausée.

    Voici plusieurs jours qu'une envie de vomir me tiraille. Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes...

    Il n'a pas fallu longtemps pour que je me rende compte que cela n'est rien d'alimentaire, non. Ce n'est pas gastrique et encore moins intestinal...

    Non, ce qui me donne la gerbe depuis quelques jours, c'est la connerie humaine illustrée par la recrudescence de messages malsains, xénophobes, populistes et égoïstes qui prospèrent sur les réseaux sociaux depuis l'annonce de l'accueil de 2.000 réfugiés en terre belge.

    Mais, je comprends vos réactions.

    Ben oui, c'est vrai quoi ! Pourquoi ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces vieillards, fuient-ils leur pays ensoleillé en bord de Méditerranée alors qu'ils pourraient y rester et crever sous les bombes ? Oui, parce qu'au fond, crever sous les bombes, en en fabriquant une (ben oui, tant qu'on y est, allons-y gaiement dans les amalgames) ou en faisant "la bombe" dans la Mare Nostrum - NOTRE mer - depuis un chalutier plein à craquer en train de couler, ça revient au même ! Sauf qu'on n'est pas directement emmerdés. Enfin si, quand même : 30 secondes au JT de 19h. Mais au moins, c'est pas nous qui devons payer l’incinération...

    Pourquoi ces migrants viennent-ils chez nous, dans un pays en paix qui prône la démocratie et où le niveau de vie dépasse tout ce qu'ils peuvent imaginer ; alors que leurs frères musulmans des pays voisins, pourraient les recueillir,... Et en plus, c'est facile de s'y acclimater, pas besoin de parcours d'intégration. C'est comme chez eux. La dictature, le totalitarisme, les guerres civiles, les exécutions arbitraires, l'esclavage, les excisions, les viols collectifs qui règnent en Iran, en Arabie Saoudite ou même en Égypte, c'est franchement pas si mal en comparaison avec ce qu'ils vivent déjà au quotidien. Merde quoi, au moins ils ne seront pas dépaysés ! Et puis, ils ont le soleil toute l'année par là ! En Belgique, au mois d'août, c'est déjà l'automne. Nous, on n'est vraiment pas gâtés.

    Résultat de recherche d'images pour "migrants"

    Pourquoi ces migrants abandonnent-ils tout ce qu'ils ont: leur famille, leurs biens, leurs racines ; et dépensent toutes leurs économies en payant cher et vilain des passeurs de la mort ? Ils arrivent quand même chez nous (quand ils y arrivent), sans le sou pour finalement aller s'entasser dans des centres fermés ou des camps de réfugiés. Pour faire ça, autant continuer à vivre chez eux, dans les gravats de leur maison pillée, détruite par les obus, les rafales de mitrailleuses et voir ainsi leur famille crever la gueule dans la poussière, leurs filles violées à la chaîne par des soldats... En plus, c'est all inclusive. C'est pas le pied, ça ?

    Sérieusement, pourquoi devrions-nous nous encombrer de ces gens-là ? On a déjà assez de problèmes comme ça !

    Nous qui nous nous plaignons quand nos frites sont trop froides, quand notre bière est trop chaude (allons-y dans les clichés, on le fait bien, nous). Nous qui chions dans l'eau potable. Nous qui nous plaignons depuis notre canapé ou notre fauteuil de bureau que le monde va mal mais qui avons tellement de mal à nous bouger le cul pour aider l'autre. Nous qui sommes plus disposés à claquer 2€ par semaine pour jouer au loto en sachant pertinemment bien qu'on ne gagnera jamais, ou à cramer 7€ par jour pour un paquet de clopes qui nuira à notre santé et celle de nos proches ; plutôt que de filer 2 balles à un clodo gare Centrale à Bruxelles, rue de la Montagne à Charleroi ou à d'autres vraiment dans le besoin...

    Image associée

    Non, franchement, qu'est-ce qu'ils viennent nous emmerder ces migrants ? Qu'est-ce qu'ils pensent trouver en Belgique de plus que chez eux ?

    Je sais pas, moi... La liberté, déjà ! Un peu d'humanité, peut-être. L'espoir d'une vie meilleure, sans doute... Et ça, pour eux, comme pour nous, ça ne devrait pas avoir de prix. Surtout pas 38€ ou 40€ par jour, si vous voyez où je veux en venir...

    Parce que, vous savez, tout ça ne nous est pas réservé, sous prétexte que nous sommes nés sous une meilleure étoile. Parce que ce sont des humains, comme vous, comme moi, derrière lesquels se cachent des hommes, des femmes, des enfants avec leur histoire, leur passé, leurs attaches, leur chez eux, qu'ils n'ont eu d'autre choix que de tout quitter et de tout laisser derrière eux...

    Ouais, mais parce que nous, on n'a rien demandé !

    Résultat de recherche d'images pour "migrants"

    En fait, eux non plus. Ils n'ont pas demandé à ce qu'on mette leur pays à feu et à sang. Ils n'ont pas demandé à faire des milliers de kilomètres au péril de leur vie. Ils n'ont pas demandé à traverser la Méditerranée sur un radeau d'infortune. Ils n'ont pas demandé à débarquer dans un pays inconnu, à devoir tout reconstruire en se faisant arroser de propos haineux avant même qu'ils n'aient posé le pied sur le sol européen.

    Mais vous avez raison ! Continuez à vous plaindre et à balancer toutes vos horreurs et inhumanités. Il y en a à qui tout cela profite...Mais entre deux abominations, posez-vous quand même une seule petite question : qu'auriez-vous fait à leur place ?

    Texte publié par Sébastien Liénard le 26 août 2015

    Crédit image : REUTERS/Juan Medina

    Si vous souhaitez partager ce texte sur d'autres plates-formes http://scientapotentiaest.blogspot.com/2015/08/jai-la-nausee.html

     

     

     

    votre commentaire
  •  

    Enfance en danger urgence

    Au secours de nos enfants de l'Humanité

     

     L'imposture des droits sexuels

    Ariane Bilheran est une psychologue et écrivain française, née le 30 décembre 1978 en Île-de-France, à Saint-Denis, spécialiste du harcèlement, de la manipulation et de la psychologie du pouvoir.

     

     

     

     


    votre commentaire
  • AB823-Regard-sur-la-mer-Affiches.jpg

    Deux scientifiques s'étaient rendus de l'autre côté du globe pour demander à un sage hindou ce qu'il pensait de leurs théories. Quand ils arrivèrent chez le sage, ce dernier les invita à prendre un thé dans son jardin. Même si les tasses étaient pleines, le sage continuait de verser le thé et les tasses débordaient.

    Mal à l'aise les scientifiques lui dirent poliment:

    "Votre sainteté, les tasses sont pleines à ras bord et plus rien n'y rentre." Le sage s'arrêta de verser et leur répondit: "Vos esprits sont comme les tasses. Vous en savez trop. Vides-les et revenez me voir. Après, nous parlerons.

    Connaître la date de naissance de chacun, ce n'est pas sentir la beauté de la naissance. Connaître et pratiquer toutes les positions du kama-sutra est bien autre chose que faire passionnément l'amour. Le grand érudit canadien Northrup Frye fit un jour remarquer que la compréhension des principes de l'aérodynamique n'avait rien à voir avec l'expérience du vol.

    Si vous vous sentez parfois coupé de l'essence de ce que vous savez, c'est peut-être, ainsi que le sage l'a dit, que votre tête est trop pleine. Comme un bocal trop remplit de poissons, vos pensées les plus profondes n'ont probablement pas de place pour bouger. Tout ce dont nous avons besoins de temps en temps, c'est sans doute de balancer tout ce qui ne tient pas et de laisser le grand souffle de Dieu nous vider la tête.

    Information n'est pas synonyme de sagesse. Bien que le mental soit un outil irremplaçable et superbe, il peut emmagasiner au lieu de sentir, trier au lieu de comprendre, et à l'exemple du castor, construire des barrages avec tout ce qui est précieux. Si vous ne pouvez parler quand votre bouche est remplie de nourriture non mâchée, comment pouvez-vous penser clairement quand votre esprit est rempli d'informations non digérées?

    Mais alors comment se vider l'esprit? En ne pensant pas trop. En n'emmagasinant pas, en ne triant pas. En ne faisant pas rejouer les cassettes de la peur, des rêves, des doutes ou des louanges. En choisissant la chose la plus importante sur notre interminable liste de choses à faire et en la faisant totalement après avoir déchiré cette liste.

    Selon toutes les traditions qui abordent la question de la sagesse, il faut rester calme et la quiétude percera des trous dans notre savoir inutile. Mais par où commencer? Chaque fois que vous vous surprenez à trier la vie dans votre tête, arrêtez et observez ce que le rayon de lumière le plus vif éclaire près de vous. Après avoir répété cet exercice pendant une semaine, faites un pacte avec vous-même: échangez cinq faits sur la façon de vivre contre une heure de vie non planifiée. Puis prenez le thé.

    - Si votre esprit était une valise pouvant contenir seulement cinq choses, qu'y mettriez-vous?

    - Quand quelque chose vous dérange, à combien de reprises y revenez-vous mentalement? Pour quelles raisons? Que se passerait-il si vous n'y reveniez qu'une seule fois?

    - Quand vous allez vous coucher; est-ce que votre esprit fait le tri, catalogue et répète l'information?

    - Quand vous vous réveillez, votre esprit fait-il l'expérience des choses immédiates plus facilement?

    - Si c'est le cas, essayez de redonner vie une seconde fois à la sensation de vous éveiller ainsi.

    - N'emmenez qu'une seule chose de votre valise pour la journée, et laissez cette valise à la maison.

     

     

     


    6 commentaires

  • votre commentaire
  •  

    I Saw You
    and became silent
    no words to say
    nobody left to speak

    I Saw You
    and became empty
    this emptiness
    more beautiful than existence

    Comes a Time
    when nothing is meaningful
    except
    surrendering to Love.

     

    de l’album Mirror of the Heart, paru le 15 juillet 2013
     
     
     

    I saw you and became empty.
    This emptiness, more beautiful than existence,
    it obliterates existence, and yet when it comes,
    existence thrives and creates more existence.

    To praise is to praise
    how one surrenders to the emptiness.

    To praise the sun is to praise your own eyes.
    Praise, the ocean. What we say, a little ship.

    So the sea-journey goes on, and who knows where?
    Just to be held by the ocean is the best luck
    we could have. It is a total waking-up.

    Why should we grieve that we have been sleeping?
    It does not matter how long we've been unconscious.
    We are groggy, but let the guilt go.

    Feel the motions of tenderness
    around you, the buoyancy.

    Rumi

     



    votre commentaire
  • Adjunna Héh Da Hey Yamuhara

     Kuruma Shimaya Ladera

     


    votre commentaire
  • La "valeur" travail

     

     

    1. - Le matelot est assailli par la tempête ; le mineur vit entre le grisou et les éboulements, l'ouvrier se meut au milieu des roues et des courroies de la machine de fer ; la mutilation et la mort se dressent devant le salarié qui travaille : le capitaliste qui ne travaille pas est à l'abri de tout danger.

    2 - Le travail éreinte, tue et n'enrichit pas : on amasse de la fortune, non pas en travaillant, mais en faisant travailler les autres.

    3 - La propriété est le fruit du travail et la récompense de la paresse.

    4 - On ne tire pas du vin d'un caillou, ni des profits d'un cadavre : on n'exploite que les vivants. Le bourreau qui guillotine un criminel fraude le capital d'un animal à exploiter.

    5 - L'argent et tout ce qui rapporte n'ont point d'odeur.

    6 - L'argent rachète ses qualités honteuses par sa quantité.

    7 - L'argent tient lieu de vertu à celui qui possède,

    8 - Un bienfait n'est pas un bon placement portant intérêt.

    9 - En se couchant mieux vaut se dire j'ai fait une bonne affaire qu'une bonne action.

    10 - Le patron qui fait travailler les salariés quatorze heures sur vingt-quatre ne perd pas sa journée.

    11 - N'épargne ni le bon, ni le mauvais ouvrier, car le bon comme le mauvais cheval a besoin de l'éperon.

    12 - L'arbre qui ne donne pas de fruits doit être arraché et brûlé ; l'ouvrier qui ne porte plus de profits doit être condamné à la faim.

    13 - L'ouvrier qui se révolte, nourris-le avec du plomb.

    14 - La feuille du mûrier prend plus de temps à se transformer en satin que le salarié en capital.

    15 - Voler en grand et restituer en petit, c'est la philanthropie.

    16 - Faire coopérer les ouvriers à l'édification de sa fortune, c'est la coopération.

    17 - Prendre la plus grosse part des fruits du travail, c'est la participation.

    18 - Le capitaliste, libertaire fanatique, ne pratique pas l'aumône ; car elle enlève au sans-travail la liberté de mourir de faim.

    19 - Les hommes ne sont rien de plus que des machines à produire et à consommer : le capitaliste achète les uns et court après les autres.

    20 - Le capitaliste à deux langues dans sa bouche, l'une pour acheter et l'autre pour vendre.

    21 - La bouche qui ment donne la vie à la bourse.

    22 - La délicatesse et l'honnêteté sont les poisons des affaires.

    23 - Voler tout le monde ce n'est voler personne.

    24 - Démontre que l'homme est capable de dévouement ainsi que le caniche, en te dévouant à toi-même.

    25 - Méfie-toi du malhonnête homme, mais ne te fie pas à l'homme honnête.

    26 - Promettre prouve de la bonhomie et de l'urbanité, mais tenir sa promesse dénote de la faiblesse mentale.

    27 - Les pièces de monnaie sont frappées à l'effigie du souverain ou de la République, parce que, comme les oiseaux du ciel, elles n'appartiennent qu'à celui qui les attrape.

    28 - Les pièces de cent sous se relèvent toujours après être tombées, même dans l'ordure.

    29 - Tu t'inquiètes de beaucoup de choses, tu te crées bien des soucis, tu t'efforces d'être honnête, tu ambitionnes le savoir, tu brigues les places, tu recherches les honneurs ; et tout cela n'est que vanité et pâture de vent ; une seule chose est nécessaire : le Capital, encore le Capital.

    30 - La jeunesse se fane, la beauté se flétrit, l'intelligence s'obscurcit, l'or, seul, ne se ride, ni ne vieillit.

    31 - L'argent est l'âme du capitaliste et le mobile de ses actions.

    32 - Je le dis en vérité, il y a plus de gloire à être un portefeuille bourré d'or, et de billets de banque, qu'un homme plus chargé de talents et de vertus que l'âne portant des légumes au marché.

    33 - Le génie, l'esprit, la pudeur, la probité, la beauté n'existent que parce qu'ils ont une valeur vénale.

    34 - La vertu et le travail ne sont utiles que chez autrui.

    35 - Il n'y a rien de meilleur pour le capitaliste que de boire, manger et paillarder : c'est aussi ce qui lui restera de plus certain quand il aura terminé ses jours.

    36 - Tant qu'il demeure parmi les hommes qu'éclaire et que réchauffe le soleil, le capitaliste doit jouir, car on ne vit pas deux fois la même heure et on n'échappe pas à la méchante et à la vilaine vieillesse qui saisit l'homme par la tête et le pousse dans le tombeau.

    37 - Au sépulcre où tu vas, tes vertus ne t'accompagneront pas ; tu ne trouveras que des vers.

    38 - Hors un ventre plein et digérant gaillardement et des sens robustes et satisfaits, il n'y a que vanité et rongement d'esprit.

    Paul Lafargue, « La religion du capital » (1887).

    ============================

    Source : 'Précieuses pépites' sur Plan C. Pdf à télécharger librement


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires