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    Les colères du capitaine Haddock et ses invectives fleuries ont marqué notre enfance. Sans utiliser son vocabulaire (sans doute faute de whisky), j’ai pris récemment à partie une élève, en privé, et hurlé. Notons qu’auparavant, je lui avais fait les mêmes remarques plusieurs fois, en douceur. Sidérée, elle s’est exclamée : « Ariane, je n’en reviens pas, est-ce qu’un maître s’emporterait ainsi ! », ce qui constituait une autre manière de disqualifier mes propos et appela sur sa tête, non des excuses, mais une deuxième bordée de remontrances.

     

    Jamais en colère, les maîtres ? Allons donc ! Mais comment ?

     

    Pour ma part, bien sûr j’ai élevé la voix. Je roulais des yeux furibonds, mais au fond de moi, j’étais loin de ce que j’appelle la colère : je ne défendais pas mon territoire, en opposant un « moi-je » (toujours parfait !) à un « toi-tu ! » (toujours infâme !). Je ne me sentais pas blessée personnellement, prête à me venger d’un affront. Je criais simplement avec force ce que j’avais déjà dit avec des ménagements à savoir : «Personne dans ce cours ne se moque de toi, personne ne t’exclut. Tu projettes sur la réalité les peurs de ton enfance, et si tu continues, tu finiras par les faire advenir, ce qui t’arrangera bien !» En d’autres termes : «Ceci est blanc, et si tu le vois noir, je t’en supplie, enlève tes lunettes de soleil, sinon tu resteras en enfer.»

     

    Comme une mère qui voit son  enfant marcher  droit vers le précipice hurle :  « arrête-toi !» mes cris ne cherchaient pas à me protéger. J’étais simplement épouvantée devant les souffrances inutiles - mais réelles - que cette personne s’infligeait.

    Redoutant cependant de m’attribuer une illusoire grandeur, de retour chez moi, j’ai demandé au Yi-king : «Dans quel état étais-je pendant cette altercation ?». Il a répondu: «la paix» suivi de «la communion avec les hommes» (ouf !) Mais comment cette élève pourrait-elle le croire ?

    La colère égotique et la sainte colère n’ont en commun que les signes extérieurs, en vertu desquels les déités terribles peintes sur les tankhas manient le croc de boucher et le couteau comme les monstres des films d’horreur.

     

    La colère égotique surgit quand j’estime qu’on a profité de moi… Moi, Mon argent et Mes pieds, voilà leur centre. Ces colères-là sont difficiles à gérer. J’hésite longtemps avant de m’y engager. Je tremble. Ensuite, elles me laissent souvent désemparée et confuse. (Je cours alors vers mon coussin pour creuser l’affaire).

    En revanche, la sainte colère traduit ce que les tibétains appellent «la compassion terrible». Elle s’empare de moi abruptement, comme l’énergie formidable de l’univers et ne laisse ni traces, ni doute, ni remords (la seconde d’après, je ris). Et tout en criant, je pense : «Seigneur, si ce message ne passe pas par ma bouche, c’est le gourdin muet d’un accident qui s’abattra sur cette personne, et elle n’aura aucune idée de ce que la vie veut lui inculquer (car la coquille de l’œuf est dure !) Comme la plupart des gens, elle en tirera les mauvaises conclusions et l’attribuera à la malchance… Sans maître et sans pratique régulière, une fois lancée, l’erreur fait boule de neige.

     

    Le Christ, que les images d’Epinal représentent toujours doux comme un agneau, a sorti les marchands du Temple à coups de fouet, en tentant dans un dernier sursaut de les ouvrir a une dimension non commerciale de l’existence (Comme Il nous manque !).

     

    L’amour est tout aussi musclé dans l’histoire sufi suivante : Un homme, chercheur de vérité, est profondément endormi, la bouche ouverte au bord d’une rivière. Il ronfle. Soudain, son maître qui passait par là, se jette sur lui et le roue de coups. L’homme se débat de toutes ses forces en hurlant : «Mais qu’est-ce que tu fais !» Sans lui laisser le temps de parler, son maître le prend par les pieds, le plonge la tête la première dans la rivière et le secoue avec violence plusieurs fois, puis il le rejette sur la berge. L’homme abasourdi se redresse avec peine et crie : «Oh toi mon pire ennemi, qu’ai-je fait pour mériter un tel traitement ? Ta cruauté est celle d’un insensé, non d’un maître !» A ces mots, un serpent qui lui était entré par la bouche dans son sommeil sort de son corps.

     

    J’ai l’air de n’envisager que deux sortes de colères… Pas tout à fait. Pour compliquer un peu les choses, souvent la colère égotique possède des éléments de la sainte colère : Certains abus doivent cesser. Chacun sur cette terre a le droit d’exister en tant que personne digne de respect. Dire qu’il faut toujours se sacrifier, comme l’ont préconisé certains textes, mène à une affreuse caricature de la sainteté - tout en laissant le champ libre aux tyrans, étatiques et domestiques.

     

    Pourtant, la colère égotique, étant subordonnée aux limitations de l’ego, n’a pas assez de recul pour envisager d’autres solutions : négociations, astuce, ruse feutrée, raisonnement, manoeuvres diverses, appartenant à ce qu’on appelle « les moyens habiles ». Née d’une blessure intolérable, elle pense que l’explosion est la seule issue et en cela, contrairement à la sainte colère (qui a tout essayé), elle se trompe ! Avec de la distance et de l’inventivité, il est généralement possible d’obtenir le résultat souhaité, sans élever la voix.

     

    Un jour une amie m’a envoyé une calligraphie. Ignorant l’arabe, je restai perplexe devant ses méandres, apparemment vides de sens. Je retournai la feuille. A travers les siècles, un croyant avait écrit : Si tu es de ceux qui font jaillir l’étincelle de la vérité, alors frappe !

     

     

     

    Ariane Buisset

     

     



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    J'aimerais avoir les avis des enseignants de yoga, sur le fait que les élèves ne soient pas assidus ou arrêtent totalement de venir aux cours avant la fin de l'année. J'avais déjà évoqué cette question ici.

    (Je donnes des cours depuis trois ans et fini l'École depuis un an, je me sens parfois seule avec mes questionnements).

     

    Chaque année c'est pareil. En septembre, les salles sont remplies de bonnes volontés. Vers Noël, une baisse de fréquentation se fait déjà sentir et celle-ci continue de décliner pour arriver,  au mois de mai, à un effectif  de 20%. Il ne reste que le "noyau dur" qui sont des personnes qui pratiquent le yoga, pour la plupart, depuis de nombreuses années. Les plus assidus, (de ce que j'ai pu observer dans mes cours) sont les personnes retraitées qui viennent le matin et celles en activité qui ont cours à 18h30. Le cours le plus déserté est celui de 15h30 où sont mélangés les retraités et les personnes plus jeunes sans activité professionnelle.

     

    Cette constatation n'est pas juste le fait du yoga puisque dans les associations les plus diverses, on retrouve la même tendance. Ce qui me rassure que cette attitude ne vient généralement pas de l'enseignant ou de l'animateur.

     

    Si j'en parle, c'est que je vois le yoga comme une méthode de travail sur soi et donc de transformation. Venir une heure par semaine est déjà très peu, alors que dire d'une ou deux fois en l'espace d'un mois? Le résultat sera peut-être juste une détente momentanée.

     

    Parmi ceux qui ont essayé et qui ont abandonné, j'ai pu entendre que ces personnes s'ennuyaient. J'en déduis qu'elles s'attendent à travailler uniquement sur le corps physique et ne sont pas prêtes à l'immobilité dans les postures et les respirations pour expérimenter la conscience de soi. Regarder l'intérieur d'elles mêmes est peut-être dérangeant, voire angoissant. Nous sommes également dans une société où tout doit aller vite, où il faut un résultat immédiat et où le yoga est devenu un produit de consommation comme un autre.

     

    J'en déduis -et bien sur, je ne peux que me référer à ma propre expérience- que pour un grand nombre, il est difficile de persévérer sur un tapis de yoga s'il n'a pas déjà, au fond, intégré les prémices d'une connaissance des yama et niyama, ou d'une tout autre philosophie s'en approchant, ou d'avoir connu certains états de présence intense.

     


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  • Bouddha terre cuite

     

     

    Un trentenaire qui donne des coups de pieds au c.., ça déménage!

     

    La spiritualité donnerait davantage à se regarder  le nombril plutôt qu'être tourner vers l'autre. L'urgence est de sauver la planète et il faudrait passer plus de temps à réfléchir et à agir plutôt que rester à méditer sur son zafu ou faire des cabrioles sur son tapis de yoga.

     

    Combien sont tournés effectivement vers la spiritualité et achètent en même temps des objets non indispensables, mangent plus que de raison ou utilisent leur voiture inconsidérément? A quoi sert de parler d'être dans le moment présent s'il y a une perte de conscience de l'autre en vivant avec ces impulsions d'achats inutiles ou de gestes qui désservent l'ensemble?

     

    Une fois que l'on a balayé les souffrances qui nous empêchait d'avancer, une fois qu'on a bien compris que l'instant présent était important pour maîtriser ses pensées, paroles et actes, il faudrait maintenant passer à la vitesse supérieure -sans toutefois abandonner les acquis et même les approfondir- en allant à l'urgence.

     

    Ça suffit le blabla et les bobos qui passent leur temps et leur argent dans des stages de développement personnel pour se faire du bien. Quelles en sont les répercutions pour le monde?

     

    Combien d'Abbée Pierre de Soeur Emanuelle ou de Pierre Rabhi qui vont réellement au charbon?

     

    Nous sommes assez peu nombreux à posséder cet immense potentiel humain, -Des caddys pleins à craquer et rien à donner à celui qui fait la manche, hein?- mais chaque jour nous pouvons poser des petits actes de mille façons.

     

    Arrêtons de pleunicher sur ce monde qui va mal tout en restant assis dans son fauteuil en cuir davant son écran. 

     


    Alexandre Jollien:

     

    Dès le lever:

     

    - Penser à faire une bonne action,

    - Poser un acte pour aider à soulager quelqu’un dans la souffrance,

    - Prière et méditation,

    - Définir les trois objectifs principaux de la journée, se laver et démarrer la journée.

     

     

    Dans un commentaire, les 10 commandements réactualisés (source wikipedia):


    1.Proclamer la dignité naturelle et la valeur inhérente de tous les êtres humains.
    2.Respecter la vie et les biens d’autrui.
    3.Pratiquer la tolérance et l’ouverture sur les choix et les styles de vie des autres.
    4.Partager avec ceux qui sont moins fortunés et aider ceux qui sont dans le besoin.
    5.N’utiliser ni mensonges, ni doctrine spirituelle, ni pouvoir temporel à dominer et à exploiter les autres.
    6.Se fier à la raison, la logique et la science pour comprendre l’Univers et résoudre les problèmes de la vie.
    7.Conserver et améliorer l’environnement terrestre naturel, le sol, l’eau, l’air et l’espace comme patrimoine commun de l’humanité.
    8.Résoudre les différences et les conflits par la coopération sans recourir à la violence ou à la guerre.
    9.Organiser les affaires publiques en fonction de la liberté individuelle et la responsabilité, grâce à la démocratie politique et économique.
    10.Développer son intelligence et ses talents à travers l’éducation et l’effort

     

     

     


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    Quand un enfant traverse la route au moment où une voiture arrive, on agit sans prendre le temps de se demander "à qui est cet enfant".

     



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  •   Suite de l'histoire...

     


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    Conditions chez celui qui donne

     

    Ne pas être capable de donner est une réaction. A quoi? Au fait de n'avoir pas reçu. "Je voulais recevoir, mais je n'ai pas eu, ou bien, on m'a pris ce que j'avais. C'est pourquoi je m'accroche à ce que j'ai."

     

    L'aveugle ne doit pas tenter de guider l'aveugle. Il doit d'abord voir la lumière lui-même, et après l'avoir vue, il aura bien le temps de l'aider. Cela ne veut pas dire que vous devez nécessairement attendre d'être complètement illuminé pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin et qui méritent d'être aidés.

     

    La vérité ne peut être prêchée, la vérité ne peut qu'être vécue, mais si vous connaissez quelque chose, vous ne pouvez pas ne pas le donner quand les gens sont si perdus.

     

    Quand on guide, on doit simplement montrer les faits à autrui, et non donner des opinions ou des conclusions. L'autre doit pouvoir faire l'expérience des faits, former sa propre opinion et tirer ses propres conclusions. Vous pouvez donner autant d'explications que vous voulez, mais vous devez lui laisser la décision. Si la décision est incorrecte, l'expérience le lui apprendra. Vous devez l'encourager à cheminer de manière indépendante et toujours vous souvenir que les conseils ne servent qu'à l'action.

     

    Demander est son droit. Donner est le votre. Quand il demande, ce n'est pas à vous qu'il s'adresse, mais à la représentation mentale qu'il se fait de vous.

     

    Si vous donnez sans vous sentir un avec l'autre, vous ne pouvez vous empêcher de vous sentir privé de ce que vous avez donné. Ne pas donner eût été, dans ce cas, bien préférable.

     

    Quand vous donnez, il faut vous demander si vous ressentez: "Je donne à moi-même." Tout doit se passer comme si la main droite donnait à la main gauche.

     


     

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    Il s'agit de donner pour pouvoir recevoir à son tour

     

    Quand vous donnez ce qu'on vous demande, vous obtenez le droit de recevoir. Vous ne sollicitez pas, vous ne mendiez pas pour obtenir ce que vous voulez. Simplement vous payez le prix.

     

    Aussi longtemps que le désir de recevoir reste présent, vous ne pouvez pas le satisfaire sans donner. Si vous donner, il vous faut recevoir pour être satisfait.

     

    Essayez d'abord d'obtenir ce que vous voulez. Le pouvez-vous? Non. Il est dit: "Donne et alors tu recevras."Donner n'est pas dans l'ordre naturel des choses. Mais pour recevoir, il faut donner. Vous n'êtes pas seul. Vous êtes parmi d'autres gens et vous voulez recevoir quelque chose des autres. Pour recevoir, il faut donner. Cependant vous sentez: "Je ne reçois pas en qualité, en quantité, ni sous la forme que je veux, bien que je donne. Pourquoi? Parce que je donne selon mes critères et non suivant ce que l'autre veut. J'ai beau essayer, il y a toujours un décalage. Pourquoi? Parce que l'autre est différent. j'ai beau essayer, je ne reçois pas." Personne ne peut rien donner à personne, parce que ce n'est pas naturel.

     

    En second lieu, il faut se demander: "Pourquoi est-ce ainsi? L'imperfection est-elle en moi? Non. Est-elle en l'autre? Non. C'est dans la nature des choses." Alors vous suivez la nature, vous ne vous y opposez pas. Vous acceptez ce qui vient et vous n'intervenez pas.

     

    Si vous donnez de l'amour, il vous en reviendra en retour. Vous serez comblé et heureux. Car, d'une certaine façon, aimer est contre nature. La loi de la nature c'est: chacun pour soi, rien que pour soi. Plus vous donnez - donner c'est sentir, comprendre autrui -, plus vous recevez.

     

    Vous pouvez être sûr de recevoir en retour, uniquement lorsque vous donnez de manière complète. Mais pouvez-vous donner complètement?

     

     

     
     

     

     


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    Il est impossible de faire quoi que ce soit sans intérêt personnel

     

    Si vous désirez obtenir quelque chose d'un autre, vous devez agir pour lui ou pour elle, et satisfaire ses demandes ou ses désirs. Aussitôt que vous faites quelque chose pour l'autre, vous devenez l'autre. Donc, quand vous faites quelque chose pour l'autre, en réalité vous le faites pour vous-même.

     

    Pourquoi faut-il essayer de comprendre autrui? Parce que, si vous ne la faites pas, vous ne pouvez pas être en relation avec autrui. Comprendre autrui est également dans votre intérêt car c'est vous qui prendrez des coups si vous ne le comprenez pas. Vous serez le seul à en souffrir.

     

    Même le plus grand sage (mahâtmâ), qui considère chacun comme étant lui-même, agit dans son propre intérêt. Seulement pour lui, son propre intérêt inclut tout le monde... Tout homme agit, toujours, dans son propre intérêt. Personne ne peut agir autrement. La différence réside simplement dans l'étendue de ce qu'il considère comme son propre intérêt.



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    La foi (une spécialité chrétienne) semble être le résultat d'un conditionnement tellement fort que la personne qui a cette foi ne peut absolument plus faire la différence entre ce qu'elle pense et ce dont on l'a persuadée. Cette conviction tue tout sens critique, fait barrage à toute velléité de réflexion personnelle, à toute méditation même.

     

    Sa foi se substitue à celui qui en est victime pour le dévorer, devenir lui, lui refuser tout recul, toute harmonie, toute liberté. L'illusion occulte alors complètement la Réalité.

     

    Un lavage de cerveau d'abord, et c'est sans difficulté que l'on y implante une culture exclusivement conceptuelle, en porte-à-faux avec la Réalité (perçue, si tant est que ce soit possible, par une intuition issue du silence de l’esprit). Il n'y a plus cette clarté issue du refus* d'être influencé par toute entreprise s'employant à faire de nous d'obéissants - ici la fameuse volonté "divine". Dieu des chrétiens, que tu as bon dos! - robots tournés exclusivement dans la direction qu'elle indique.

     

     

    *: Ce refus-là serait inconditionnel. Il serait issu d'une prise de conscience et non d'une peur.

     

     

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    Je confirme...Il est regrettable que les écrits sacrés aient servis à asservir les gens au lieu de les éveiller. Catho non pratiquante, il y a des signes dans la vie, qui, si on est attentif, nous permettent quand même d emettre un peu de lumière dans nos croyances reçues.

     

    Quand on nous dit que Dieu est amour, que les hommes devraient s'aimer quelle que soit leur couleur de peau, quelle que soit sa classe sociale et tout le tuti quanti et que le prêtre de la paroisse vient t'enquiquiner parce que tu ne peux accorder une journée par semaine pour l'Eglise, et/ou fait des sermons contre la religion musulmane et les bouddhistes, il y a matière à réflexions...

     

    Ou bien  les gens sont des moutons et ne réfléchissent pas et appliquent à la lettre la Bible, ou bien tu te poses des questions, tu remets tout à plat dans ta vie. C'est ce que j'ai fait. J'ai lu le livre tibétain de la vie et la mort, celui des egyptiens, ai relu la Bible. La Bible m'a semblée fade, il manquait quelque chose que le bouddhisme a su conserver. ce quelque chose je l'ai trouvé dans d'autres livres sacrés et surtout dans les évangiles apocryphes...

     

    il faut chercher, et on finit par trouver, ce que certaines autorités religieuses ne souhaitent pas, dans l'état actuel que nous trouvons : l'Eveil. C'est un mal pour un bien que les gens se détournent des religions...c'est un éveil collectif qui se passe actuellement. Les gens cherchent et trouvent...et c'est très bien ainsi.

     

    Namasté

    Commentaire n°1 posté par Muriel le 10/11/2010 à 13h30

     

    Dès que l'on sait que toutes les religions sont des impostures, la recherche du sacré devient plus simple. Elaguer puis avancer.

    Namasté.

    Réponse de Marc le 16/11/2010 à 16h09

     

    euh, je suis étonnée, j'aurais plutôt utilisé dans ce contexte là la "croyance" et non la foi

     

    pour moi, la foi est la confiance (le même mot en anglais pour les deux d'ailleurs), cet abandon à la réalité qui est, quoi qu'on en formule ou comprenne,

     

    la foi est totalement compatible avec la réflexion et le discernement, l'usage du mental ou des émotions... elle en est, si on le veut dissociable, potentiellement, mais il est sans doute vrai de dire que la foi anime nos choix et nos réflexions le plus clair du temps, si bien qu'on ne saurait dire si notre raisonnement de choix -quand raisonnement il y a- pourrait être différent hors la foi...

     

    en revanche la foi n'empêche pas du tout de discerner la réalité factuelle de l'idéal, de l'utopie ou de la réalité émotionnelle, n'empêche pas non plus de corréler les données darwiniennes et les données créationnelles perçues distinctement

     

    la croyance voire la superstition, de son côté se substitue aisément au discernement, à la compréhension, au désir même de comprendre et de savoir...

    Commentaire n°2 posté par mamalilou le 02/11/2010 à 03h27

     

    Merci pour tes propos. Je précise qu'ici je parle bien de foi et non de croyance. Le foi étant une croyance au centuple, donc encore plus funeste si l'on en croit Hegel: "A ce dont un homme se satisfait on mesure la grandeur sa perte."

    Réponse de Marc le 07/11/2010 à 11h29

     

    si la démarche est pure, qu'importe la pratique!

     

    Qu'importe le vin pourvu qu'on ait l'ivresse dit le dicton populaire.

     

    A chacun de forger sa démarche sincère ouverte sur soi, sur l'autre et sur le monde.

     

    Si quelqu'un vit sa spiritualité avec simplicité et humilité, il a le coeur ouvert à contre-courant du modèle hyperindividualisant et égoïste qui nous est proposé par la société actuelle. A cette personne je reconnais courage, pureté de coeur, sens de l'autre. de belles qualités à incarner quel que soit sa propre religion.

     

    "les plus simples sont les plus proches de la vérité nue".

     

    amitiés à tous vos lecteurs

    Commentaire n°3 posté par marc le 29/10/2010 à 14h30

     

    Peut-on appeler pure une démarche qui fait obstacle au silence? Voilà, avec votre vocabulaire, la question ici soulevée.

     Amitiés.

    Réponse de Marc le 07/11/2010 à 11h20

     

    ce site mérite vivement que j'y revienne souvent pour y puiser ressourcement et sagesse. merci pour vos fulgurances. Le retour à la simplicité est le chemin où convergent toutes les voies spirituelles sincères.

     

    amitiés de la part de marco pour fleurduzen

    Commentaire n°4 posté par marco le 29/10/2010 à 14h21

     

    Merci pour vos compliments. Je m'efforcerai d'en rester digne.

     Amitiés.

    Réponse de Marc le 07/11/2010 à 11h09

     

    Je différencie foi et dogme, l'une en parcours de questionnement et doute, l'autre, d'embrigadement.

    Commentaire n°5 posté par fée des agrumes le 26/10/2010 à 12h56

     

    Je différencie aussi ces deux concepts qui n'ont pas la même définition. Je pense par ailleurs que (toujours par définition) foi et questionnement ne font pas du tout bon ménage.

    Réponse de Marc le 27/10/2010 à 17h09

     

    L'extrémisme que tu décris n'est pas un comportement exclusivement chrétien. Par ailleurs, je connais des chrétiens qui ne se considèrent pas manipulés mais responsables de leur choix de croyances, les unes n'excluant pas les autres mais pouvant les compléter, les personnaliser.

     

    Ta généralisation est donc une extrapolation intempestive à partir d'observations récurrentes qui n'ont pas été placées sur ton chemin sans intention constructive. Néanmoins avant de monter des murs solides, les fondations semblent être à l'opposé du but car on creuse le sol.  L'essentiel est de ne pas oublier l'objectif pendant les travaux.  Amicalement.  Françoise-L.

    Commentaire n°6 posté par choisirlaconfiance.over-blog.com le 26/10/2010 à 08h52

     

    Tu connais des chrétiens qui proclament l'être tout en disant que la foi est un obstacle en ce qui concerne ce j'ai dit dans le billet? Cela me paraît incroyable!

    Réponse de Marc le 27/10/2010 à 17h05

     

    Vous ne craignez pas de vous attirer les foudres divines ? J'rigoooole !

     

    Toutes les religions dans ce cas non ?

     

    Amical bonjour de Martine C2

    Commentaire n°7 posté par martine le 26/10/2010 à 08h44

     

    Toutes les religions dans ce cas? Sans doute mais le concept de foi (que l'on a ou pas, et c'est une tragédie de ne pas l'avoir) me paraît typiquement chrétien, peut-être même exclusivement catholique. A vérifier, si tant est que l'on soit intéressé par ces âneries.

     Amitiés sincères.

    Réponse de Marc le 27/10/2010 à 17h01

     


     


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