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    Luminosité - Lampe de bureau - Lumière naturelle - iMac - Travailler - Jamais content - Sylvain Euriot
    Broyer du noir - Mixeur - Sombre - Sylvain Euriot

     


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    Pourquoi un livre sur « Les religions face aux femmes » ?  Arianne Buisset

     

    Ce livre, qui m'a demandé un travail considérable, est né d'expériences diverses. Adolescente, en lisant la Bible, je remarquais que la femme y apparaissait comme un être inférieur, une servante, voire une pécheresse responsable de la Chute. Pire encore, elle était généralement absente et passée sous silence. Très intéressée par le MLF, à quinze ans, (surtout à quinze ans !) il m'était impossible d'adhérer à un tel tableau. Par ailleurs, dans ma famille, bien que mes parents aient affirmé leur égalitarisme, je devais accomplir toutes sortes de travaux ménagers dont mon frère était exempt, et je n'avais pas le droit de sortir comme lui. Comme j'étais la première de la classe et lui un cancre, ses privilèges me semblaient immérités !

     

    Découvrant peu à peu d'autres religions, je constatais que toutes étaient plus ou moins misogynes. Dès qu'on sortait des mythes (de la Vierge ou des déesses vivant dans les cieux), les femmes réelles étaient traitées comme des sottes, des objets sexuels dangereux, et même comme le mal absolu. Des objets sexuels dangereux ? Ça alors ! Qui était enlevée, prostituée et violée ? Quels sévices sexuels les femmes faisaient-elles subir aux hommes (pourtant visiblement morts de peur) ? Et que dire de toutes les guerres qu'ils avaient décidées seuls, votées seuls et accomplies seuls ? Une preuve de leur supériorité morale ? De leur intelligence incomparable ? Dans les textes sacrés, cet échec était tu ou habillé de grandes phrases (guerre sainte, croisade, amour du vrai Dieu). Mieux encore, on l'attribuait généralement à l'humanité dans son ensemble. Joli tour de passe-passe !

    http://blog.auxquatrecoinsduglobe.fr/IMG/jpg/INDE2006-856blog.jpgLes hommes, étant seuls à écrire, s'acharnaient sur les défauts «féminins» (réels ou fantasmés) et se gardaient bien de relever, qu'en tant que groupe, ils entretenaient de fausses valeurs, manquaient de patience et de compassion, mettaient leur honneur au mauvais endroit, ne savaient pas gérer leurs émotions, cherchaient d'abord à savoir qui était le plus fort au lieu de s'atteler aux vrais problèmes et n'imaginaient que des rapports dominant-dominé.

    Ceci ne signifiait pas qu'il n'y avait pas de femmes parfois plus violentes que des hommes, ou d'hommes parfois plus doux que des femmes, mais simplement que, dans leur ensemble, les hommes avaient plutôt tendance à tuer et à sombrer dans la délinquance (à brûler des voitures, par exemple). Pendant que les femmes étaient tuées et subissaient les humiliations en silence.

    Dans les religions comme dans la société, il me semblait que la violence n'était pas assez citée comme étant le mal absolu et comme un mal plutôt masculin. Or comment remédier à un désastre camouflé en supériorité, dont l'origine n'est pas cernée avec justesse ? Qu'il s'agisse d'un problème de nature ou de culture, autrement dit de testostérone ou d'éducation ratée, peu importait. Pour moi, la violence masculine était LE problème à traiter en priorité, pour faire progresser moralement l'humanité et assurer sa survie...

    Or je voyais que, depuis quatre mille ans, les femmes, écartées du culte et de la politique, mineures légales, économiquement dépendante et désarmées, se contentaient d'attendre le retour des guerriers et de soigner les blessés. La parole leur avait été confisquée, sous prétexte de leur imbécillité ou de l'impureté de leurs règles. Au milieu des pires conflits, elles devaient se contenter de tendre les bras vers le ciel et de pleurer au milieu des décombres.

    A côté de la guerre, les maux attribués aux femmes me semblaient être bénins (coquetterie, bavardage, jalousie), mythiques, comme le péché attribue à Eve, ou contredits par les faits. Je tais notamment ('équation femme = sexe et luxure. La terre est couverte de bordels pour le seul plaisir des hommes (qui n'épargnent même pas les enfants), la polygamie est encore en vigueur dans de nombreux pays, et ce cliché mensonger fait encore flores dans les églises, les temples et les mosquées. II est bien pratique en effet !

    http://laicite-aujourdhui.fr/IMG/jpg/geishas2.jpgL'idée de ce livre m'est ensuite venue de deux expériences. A 22 ans, alors que j'étudiais le Yoga a Londres, j'étais entrée dans une communauté bouddhiste « the Friends of the Western Buddhist Order » (FWBO). Ce groupe dirigé par un moine du nom de Sangharakshita, achetait des maisons délabrées et les remettait en état pour y installer des communautés, féminines ou masculines. Lors des chantiers, les hommes et les femmes partageaient les travaux manuels, mais à l'heure de la pause, les femmes redevenaient, comme par magie, des cuisinières censées apporter leur repas aux hommes et faire leur vaisselle... le soir venu, elles étaient écartées des rituels et de la méditation, sous prétexte que cela aurait troublé la concentration des hommes, en y mêlant un facteur sexuel.

    Je tombais des nues : ainsi les hommes se considéraient comme neutres par rapport à nous. Ainsi nous n'avions pas de sexe quand il était question de service, mais nous en avions un, face à l'enseignement et à toutes les cérémonies auxquelles nous aurions tant aimé participer. Il ne nous restait plus qu'à improviser notre pratique sur le chantier, en dehors de la salle consacrée ! La moutarde m'étant montée au nez, je demandais un RV à Sangharakshita lui-même. C'était un homosexuel affiché dont on connaissait toujours l'ami en date, ce qui ne me gênait pas. Ses jeunes disciples avaient eu le choix, pas nous. La loi tombée du ciel nous écrasait. Sangharakshita m'écouta avec une certaine patience, mais ne fit rien pour corriger ce qu'il considérait comme sans gravité aucune. Il se contenta de déclarer : « Nous aurons besoin de femmes comme vous dans quelques années. » Il voulait dire «de femmes capables de réfléchir», je suppose, car mes diplômes étaient supérieurs à ceux des hommes qui m'avaient repoussée comme un objet sexuel dérangeant.

    Autrement dit : « Patience. Laissez à ces pauvres hommes le temps de s'habituer !

     

    Infos Yoga 70 - Janvier/fevrier 2009

     


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  • On ne saurait sans injustice reprocher aux paysans d'être restés en arrière délibérément par mauvaise volonté, étroitesse d'esprit ou incapacité de s'adapter. C'est qu'ils travaillent sur le vif, eux. La terre est vivante et fragile comme un ventre de femme. Les animaux, les végétaux sont vivants. Il est relativement facile de tirer, de plus en plus vite, une automobile d'un bloc de métal. Le métal se laisse faire par plus fort que lui. Mais essayez donc de transformer un porcelet en cochon gras sous huit jours! Ce n'est que lorsqu'il est engraissé et tué que vous pouvez le débiter sous trente-six formes dans une chaîne électromécanique. Mais à quand votre usine à faire des porcs? Et quand remplacera-t-on le pain, avec quoi?

    Ensuite, la plupart des techniques de progrès ont été trouvées par les gens des villes et pour leur usage. Il y a fort peu de temps que les ingénieurs se sont attaqués aux problèmes des paysans. Le moins qu'on puisse dire, c'est que leurs réussites ne sont pas éclatantes. Ils font ce qu'ils peuvent bien sur. Mais il est apparemment plus facile de creuser un tunnel sous la Manche que de normaliser l'agriculture. Et plus facile peut-être de construire un radôme à Pleumeur-Bodou que de mettre en valeur les Monts d'Arrée.

    Mais aujourd'hui déjà, l'avez-vous remarqué! les jeunes paysans ne marchent plus comme leurs pères. C'est qu'ils ont d'autres chaussures, des routes goudronnées, moins de talus. Ils ne se tiennent plus comme des vieux. C'est qu'ils travaillent avec d'autres outils. Ils vont plus vite parce que les tracteurs ont changé leur rythme millénaire et que le temps, désormais, pour eux aussi, c'est de l'argent. Ils ont des montres au poignet et ils savent être à l'heure. Leurs pères étaient toujours en avance et en retard.














    Pierre-Jakez Hélias 1975

    Tiré de "Autrement" La patience, passion d'une durée consentie




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  • En ville, le paysan marche à son pas, c'est à dire au rythme de sa vie quotidienne, la vie des champs. Les chemins creux, les terres labourées, les prés même ne s'arpentent pas comme un trottoir de rue. Et il faut d'autres chaussures que des escarpins vernis, d'autres talons que des aiguilles.

    Sauf le cas de foire ou de marché, et encore! Le paysan en ville est un flâneur, une espèce de touriste. Il marche, il s'arrête, il observe comme un touriste sérieux. Le spectacle de la ville est son délassement et son étude à la fois. Et soyez sur qu'il n'y voit pas les mêmes choses que vous. C'est qu'il n'a pas les mêmes yeux. Les siens sont plus neufs. Toujours.

    Cette lenteur paysanne, cette admirable économie du corps qui n'est ni lourdeur ni gaucherie, est imposée par le rythme des travaux. Et ce rythme est celui du temps lui-même. L'unité de mesure est le jour, non pas l'heure. On voir rarement un paysan tirer sa montre. Il se lève avec le soleil, il finit son travail avec lui. Je sais encore des fermes où les moments des repas sont marqués par l'angélus. J'en ai fréquenté une, autrefois, où la fermière appelait les hommes à la galette ou à la bouillie en soufflant dans une corne. Les hommes revenaient sans se presser. Quand on se presse, c'est qu'il y a nécessité, urgence grave, un orage qui se prépare ou quelque chose qui brûle quelque part. Il y a trois sonneries de cloche avant la grand'messe pour donner le temps de se préparer, de se mettre en route, et d'arriver sans cette hâte qui compromettrait le recueillement dominical.

    Et puis, l'essentiel est ailleurs. L'essentiel est que la terre ne se presse pas. Il lui faut son temps. On lui confie des semences et on attend qu'elles lèvent, fassent des tiges, nouent des fruits. On attend l'août pour moissonner. Peut-être, un jour, les hommes de science trouveront-ils le moyen de faire produire dix récoltes par an. Alors les femmes feront des enfants en six semaines. En attendant, attendons!
    Attendre, le maître mot.

    Pierre-Jakez Hélias 1975
    Tiré de "Autrement" La patience, passion d'une durée consentie



    Pour la suite...attendre...passionnément




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  • Enfin, il y a le rythme de la terre, auquel les laboureurs se sont pliés depuis des siècles par une sorte de mimétisme si parfait que leurs attitudes, leurs gestes les plus anodins dénoncent l'un des plus vieux métiers du monde. Et cette curieuse noblesse dans le comportement physique, ce temps qu'ils prennent pour négocier avec l'espace, cette harmonie naturelle les font paraître de plus en plus balourds à mesure que l'énervement gagne le commun des mortels.

    Je connais des gens irrités par la lenteur des paysans qui circulent dans leur ville. Peut-être feraient-ils mieux de s'irriter de leur propre hâte. Nous arriveront à Noël ensemble.


    Pierre-Jakez Hélias 1975
    Tiré de "Autrement" La patience, passion d'une durée consentie



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    Que d'addictions n'est-ce pas?

     

     

     

    Pris dans la BD "Une vie de chat"

     


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  • http://l1.yimg.com/bt/api/res/1.2/N4D7to39RI5Ojh0JS_SQiQ--/YXBwaWQ9eW5ld3M7cT04NTt3PTMxMA--/http://l.yimg.com/os/288/2012/09/05/mentir-jpg_175127.jpg

     

     

    "Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an ! La voix claire de l’enfant et la voix cassé du vieillard entonnent la même ballade : la balade des vœux et souhaits. L’ouvrier à son patron, le débiteur à son créancier, le locataire à son propriétaire disent la ritournelle de la bonne et heureuse année. Le pauvre et la pauvresse s’en vont par les rues chanter la complainte de la longue vie.

     

    Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an ! Il faut que l’on rie ! Il faut que l’on se réjouisse. Que toutes les figures prennent un air de fête. Que toutes les lèvres laissent échapper les meilleurs souhaits. Que sur toutes les faces se dessine le rictus de la joie.

     

    C’est le jour du mensonge officiel, de l’hypocrisie sociale, de la charité pharisienne. C’est le jour du vernis et du convenu. Les faces s’illuminent et les maisons s’éclairent ! Et l’estomac est noir et la maison est vide. Tout est apparent, tout est façade, tout est leurre, tout est tromperie ! La main qui vous accueille est un rictus ou une grimace. Le souhait qui vous reçoit est un blasphème ou une moquerie.

     

    Dans la curée âpre des appétits, c’est l’armistice, c’est la trêve. Dans l’âpre curée des batailles, c’est le jour de l’an. On entend l’écho qui répète la voix du canon et qui redit le sifflet de l’usine. La mitrailleuse fume encore et encore ; la chaudière laisse échapper la vapeur. L’ambulance regorge de blessés et l’hôpital refuse des malades. L’obus a ouvert ce ventre et la machine à couper ce bras. Les crimes des mères, les pleurs des enfants font retentir à nos oreilles l’affreuse mélodie de la douleur, toujours la même.

     

    Le drapeau blanc flotte : c’est l’armistice, c’est la trêve, pour une heure et pour un jour, les mains se tendent, les faces se sourient, les lèvres bégaient des mot d’amitié : ricanements d’hypocrisie et de mensonges.


    Bonne vie à toi, propriétaire ? qui me jettera sur le pavé de la ville sans t’occuper du froid ou de l’averse…
    Bonne vie à toi patron ? qui me diminua ces jours derniers, parce que faiblissait mon corps après la dure maladie que je contractai à ton service…
    Bonne vie, bonne vie à tous ! boulangers, épiciers, débitants qui enserriez ma misère de vos péages honteux et qui teniez commerce de chacun de mes besoins, de chacun de mes désirs.
    Et bonne vie et bonne santé à tous, mâles et femelles, lâchés à travers la civilisation : bonne année à toi, l’ouvrier honnête ? à toi, maquereau régulier ? à toi, catalogué du mariage ? à toi, inscrit aux livres de police ? à vous tous dont chacun des gestes, chacun des pas est un geste et un pas contre ma liberté, contre mon individualité ?

    Ah ! Ah ! bonne vie et bonne santé ?


    Vous voulez des vœux, en voilà : que crève le propriétaire qui détient la place où j’étends mes membres et qui me vend l’air que je respire ! Que crève le patron qui, de longues heures, fait passer la charrue de ses exigences sur le champ de mon corps.


    Que crèvent ces loups âpres à la curée qui prélèvent la dîme sur mon coucher, mon repos, mes besoins, trompant mon esprit et empoisonnant mon corps !
    Que crèvent les catalogués de tous sexes avec qui les désirs humains ne se satisfont que contre promesses, fidélités, argent ou platitudes !
    Que crève l’officier qui commande le meurtre et le soldat qui lui obéit ; que crève le député qui fait la loi et l’électeur qui fait le député !
    Que crève le riche qui s’accapare une si large part du butin social ! mais que crève surtout l’imbécile qui lui prépare sa pâtée.

     

    Ah ! Ah ! C’est le jour de l’an ! Regardez autour de vous. Vous sentez plus vivant que jamais le mensonge social. Le plus simple d’entre vous devine partout l’hypocrisie gluante des rapports sociaux. Le faux apparaît à tout pas. Ce jour-là, c’est la répétition de tous les autres jours de l’an. La vie actuelle n’est faite que de mensonge et de leurre. Les hommes sont en perpétuelle bataille. Les pauvres se baladent du sourire de la concierge au rictus du bistrot et les riches de l’obséquiosité du laquais aux flatteries de la courtisane. Face glabres et masques de joie. La caresse de la putain a comme équivalent le sourire de la femme mariée. Et la défense du maquereau est pareille à la protection de l’époux. Truquages et intérêts.

     

    Pour que nous puissions chanter la vie, un jour, en toute vérité, il faut, disons-le bien hautement, laisser le convenu et faire un âpre souhait : que crève le vieux monde avec son hypocrisie, sa morale, ses préjugés qui empoisonnent l’air et empêchent de respirer. Que les hommes décident tout à coup de dire ce qu’ils pensent.

     

    Faisons un jour de l’an où l’on ne se fera pas de vœux et de souhaits mensongers, mais où, au contraire, on videra sa pensée à la face de tous.


    Ce jour-là, les hommes comprendront qu’il n’est véritablement pas possible de vivre dans une pareille atmosphère de luttes et d’antagonismes.


    Ils chercheront à vivre d’autre façon. Ils voudront connaître les idées, les choses et les hommes qui les empêchent de venir à plus de bonheur.

     

    La propriété, la patrie, les dieux, l'honneur courront risque d’être jetés à l’égout avec ceux qui vivent de ces puanteurs.

     

    Et sera universel ce souhait qui semble si méchant et qui est pourtant rempli de douceur : que crève le vieux monde !"

     

     

    Envoyé par Naradamuni

    Que crève le vieux monde ; Albert Libertad (27 décembre 1906)

     

     


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    chaire-a-capitalisme.jpg

    Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours sur la « bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel.

    Au fond, on sent aujourd'hui, à la vue du travail on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir, qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance.

    Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières.

    Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité :  l'on adore aujourd'hui la sécurité comme la divinité suprême.




    Friedrich Nietzsche. Aurore ..... d'actualité non?


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    http://www.postedecoute.ca/shared/portrait-bits?user_id=226389

     

    Par où commencer? Dernièrement Daniel qui m'avait amusée par son article m'a demandé de lui donner un sujet d'écriture. Soit. Je n'ai pas mis longtemps, vu les circonstances répétitives pour lui proposer de se creuser les méninges avec: "Convergences et beautés du monde". Et pour justifier cela,  en cliquant aussitôt  chez Renard, que j'avais négligé depuis quelque temps, il fût force de constater que son article se terminait par "Le bonheur dans le hasard". Et c'est comme cela depuis un certain temps, les évènements se croisent, se parlent et me tombent sous le nez avant que je ne les demande.

    Je mets donc le début du thème ici et je vous laisse découvrir la suite là bas car toutes ces flatteries, sans vouloir faire dans la modestie, c'est un peu trop pour moi! :)



    "On parle de convergence ici. On parle de convergence là. On dirait que c'est temps-ci, il n'y en a que pour la convergence. Au fait, qu'est-ce que la convergence? Ce billet touche, frôle ce sujet: Les convergences. Puis, il parle aussi de beauté, de découverte. Je vous invite à réfléchir sur la réalité nouvelle qu'est internet.Tout ça, on le trouve sur Yog' La vie!


    On dit, dans les différent dictionnaires que la convergence est utilisé  dans plusieurs contextes. C'est surtout vers les mathématiques, vers  les sciences que ce mot "converge". Donc, grosso modo, la convergence  veut dire qu'on s'oriente vers un même point, un résultat commun  découlant d'une action. En fait, c'est un peu ma définition aussi  car c'est ainsi que je comprend ce terme. Et lorsqu'on apprend quelque chose  de générique, qu'on l'intègre en soi, cela devient un peu  "nôtre". "


    Merci Daniel!


    On parle de convergence ici. On parle de convergence là. On dirait que c'est temps-ci, il n'y en a que pour la convergence. Au fait, qu'est-ce que la convergence? Ce billet touche, frôle ce sujet: Les convergences. Puis, il parle aussi de beauté, de découverte. Je vous invite à réfléchir sur la réalité nouvelle qu'est internet.Tout ça, on le trouve sur Yog' La vie!


    On dit, dans les différent dictionnaires que la convergence est utilisé  dans plusieurs contextes. C'est surtout vers les mathématiques, vers  les sciences que ce mot "converge". Donc, grosso modo, la convergence  veut dire qu'on s'oriente vers un même point, un résultat commun  découlant d'une action. En fait, c'est un peu ma définition aussi  car c'est ainsi que je comprend ce terme. Et lorsqu'on apprend quelque chose  de générique, qu'on l'intègre en soi, cela devient un peu  "nôtre".

    Sur Wikipedia on parle de convergence spirituelle! Vous imaginez, il a fallu que j'invente ce concept pour qu'on me croit sur parole, nous les Avatar de ce monde! Remédiez à cela et ajoutez-y votre grain de sel, pour la postérité! Voici donc, la définition _longue_ du mot convergence yoguige et spirituelle. cette définition saura, je l'espère embellir notre dictionnaire planétaire.

    La convergence dite spirituelle est le recoupement et regroupement de
    plusieurs idées provenant de plusieurs sources qui se rejoignent.
    Par exemple le yoga converge vers l'état d'union de la personne,
    le bouddhisme aussi.
    Ainsi, on parle de convergence des idées en général,
    et lorsque ces coïncidences se recoupent plusieurs fois, il y a convergence
    spirituelle.


    J'espère juste que personne n'ira effacer ce début de définition. Plutôt, je souhaite que cette définition, cette page créée sur la toile puisse s'enrichir, servir de point de rencontre d'idées sur le même thème.

    La convergence yoguique utilise la convergence électronique pour créer des liens virtuels, des synapses, tel ces écrits qui lient uneViePar et Yog' La vie.  Tout mêne vers la même destination:  L'Éveil.  Puis, en tissant d'éloge l'autre, on espère, que dis-je, on souhaite et on désire que la paix dans le monde se tisse de la même manière:  Une convergence électronique de type yoguique à la fois! (Comme le slogan des AA:  Un jour à la fois!).  Car c'est dans ce genre de lien que la beauté se multiplie, qu'elle débord, qu'elle s'exprime, qu'elle laisse couleur une larme de joie, un sourire peut-Être, une émotion sans mouvement, simplement telle qu'elle est, pure dans son impureté.  Ce lien virtuel fait maintenant partie des beautés du monde.

    Puis, il y a un autre domaine qui m'intéresse autre que le yoga, toujours le yoga. C'est l'informatique. C'est beaucoup à eux que nous devons cette émergence de sur utilisation du mot. Dans le domaine cybernétique, la convergence numérique est un phénomène qui tend à fusionner l'information, le support et le transport. Maintenant qu'on sait à peu près ce que veut dire ce beau mot qu'est la convergence, qu'en est-il du terme: beautés du monde? Quel lien peut on faire avec l'écosystème virtuel dans lequel nous vivons?

    Beauté du monde

    Lorsque je suis tombé sur ce blog Yog' La vie, je me suis dit: Tiens, je ne le connais pas ce blogue, qui peut bien être derrière ces écrits? Allons voir s'il y a beauté. Hors, il y a plein de choses sur Yog' La vie. Ce qui m'a touché, c'est bête à dire, c'est cette phrase au bas, lorsqu'on déroule, lorsqu'on est pressé, lorsqu'on cherche à être accroché: Être humain c'est aimer les hommes. Être sage c'est les connaître. Et c'est signé: Lao Tseu! Et puis, après avoir pris conscience de cette phrase, on s'arrête un instant, on se demande: C'est quoi ça, ça viens d'où? Alors, d'une geste rapide, on remonte en haut, puis on lit: Prendre conscience, c'est transformer le voile qui recouvre la lumière en miroir. Et là encore, c'est signé Lao Tseu, un sage chinois. Pour moi, cela constitue une beauté du monde.  Trouver des pépites d'or écrite sur le web. De prendre le temps  de lire, de comprendre, d'explorer... de converger quoi!

     Puis, on en veut encore. Lorsqu'on goûte au miel, on en veut davantage. Je cherche, nous cherchons, vous cherchez?Tous, nous voulons la lumière, l'éveil. En quelque sorte nous cherchons en direction de l'extérieur, sur Yog' La vie par exemple même si, souvent, on tente de se souvenir que tout ça n'est qu'illusion. Donc, on trouve un blogue qui parle des mêmes choses qu'on pense, on cherche une raison d'aller ailleurs, puis un autre détail nous accroche, celui des catégories contenus dans cet espace de beauté du monde. Oui oui, j'ai bien dit beauté du monde. Car même si cet espace est extérieur à soi, même si on sait qu'au fond de nous il existe plusieurs beautés dans ce monde imparfait, Yog' La vie fait parti ce cette immensité limbique que représente la pensée spirituelle. Hors donc, comme je disais, on cherche une façon de décrocher, de surfer ailleurs. Puis on est pris au piège, quelque chose d'intéressant  saute aux yeux encore plus fort. Dans les choix de sujets, de catégories  sur Yog' La vie, on retrouve le  plus grand nombre d'article dans la section: Spiritualité/Sagesse.  WoW. Génial, on plonge dans d'autres beautés du monde qui, ma foi sont hétéroclites, dispersés, tout à fait représentative de comment notre cerveau fonctionne: brides, liens sans rapport directs, une incursion au sujet de l'être humain dans sa totalité quoi! C'est ça le yoga pour moi. La perte d'équilibre comme dit François Raoult, un maître qui m'a beaucoup aidé en quelques heures! Puis, parlant de beauté, pour terminer, je ne peux m'empêcher de citer un des premier maître que j'ai eu dans ma vie (après ma mère cela va sans dire), le Maharishi Mahesh Yogi. Voici. Alors que j'étais en à l'Académie du Chateau Lac Beauport vers la fin des années 70, un jour le Maharishi  nous raconta une belle histoire qui nous permettrai de comprendre que même  dans ce qui peut paraître hideux, il existe une beauté. L'histoire  va ainsi: Alors que son maître (Guru Dev)


    se promenait sur un chemin, un de ses disciple remarqua un animal mort, écrasé,  tout plein de sang avec les entrailles ouvertes. Je crois me souvenir que cet  animal était un chat ou du moins une toute petite bête, car en  Inde, ça existe aussi les petits animaux! Donc, le disciple se dépêcha  de dire à son maître de ne pas regarder à gauche car il  y avait là une chose horrible qu'il ne devait pas voir! Guru Dev se tourna  quand même pour observer la bête qui gisait. Puis il dit à  son élève: Regarde combien blanche sont ces dents!


    Donc, ce sage portait son attention, son regard, sa pensée, en direction  de quelque chose qui, de prime abord, paraissait comme hideux et trouva quelque  chose de beau dans cette expérience. Voilà un autre exemple de  beauté dans ce monde. De percevoir le bon, le beau dans tout! Car personnellement, je n'ai pas besoin de faire une étude super approfondie  de Yog' La vie pour me rendre compte qu'il n'y a pas de propos haineux, de ressentiment,  de préjugés, de "bisbille" comme on dit au Lac St-Jean,  sur ce blogue. Ce sont des écrits parfois orignaux, parfois moins, qui  décrivent la vie au quotidien d'une yogini qui vit en France. Une dame  qui se nomme Marie-Ève et qui a comme belle qualité de ne pas  vraiment parler d'elle. Son égo s'est estompé? Je ne crois pas.  Je pense plutôt quelle sait qu'il y a plus intéressant, parfois,  que de parler de soi-même. Chose certaine, elle aime la écrire,  elle sait lire entre les lignes et surtout, surtout, elle sait lancer des défis  qui, ma foi, ne sont pas si difficiles qu'ils en ont l'air lorsqu'on s'y attarde  plus longuement.

    Et puis j'ai appris quelque chose de Yog'Lavie.  En échangeant un mail avec l'auteure, j'ai appris qu'elle aussi est en  formation (les yogis et yoginis ne sont ils pas en formation perpétuelle?)  avec un maître là-bas en France: Lav SHARMA. WoW, vive le Nada Yoga, moi qui étudie le Nadi Yoga! Je vous donne dernier exemple de beauté enrichissante sur les écrits sur Yog'Lavie.  Si vous vous rendez à l'article intitulé La  vie virtuelle vous y trouverez un bijou d'écriture simple, amplifiant,  doux pour les yeux et les oreilles qui nous berce et qui nous fait aimer davantage.

    Et je la cite:

    J'avais déjà dit -en vrac- que dans les blogs, on  y rencontrait la vie, les beautés et misères de tout un chacun.  Jardins aux espaces illimités. Infini des existences. Horizons, univers  et labyrinthes à explorer. Échanges. Partage des richesses, des détresses, de ce que l'on, est, ressent, observe. Donner, prendre, recevoir, grandir son cœur et son esprit. Le blog sert à la vie.
     

    Conscientisation de toutes les détresses du monde non dites dans un quotidien ordinaire où règne sa propre censure. Destruction de la pensée unique car chacun est unique et semblable. Noeuds inextricables trouvant parfois leur issue. Chemin prenant parfois, souvent, une autre
    direction. Être attentionné ou attirer l'attention. Dire et se dire. Changer son regard. Faire partie d'un ensemble avec sa place autour du feu de la parole. Liberté de la place publique mais sans les risques....(lâcheté?)
     

    Chacun son talent, ses humeurs. Affirmation de soi. Réflexions inachevées. Opium des penseurs....

    C'est pas beau ça!


    Moi ça me renverse de voir combien de yoga il y a dans ses écrits.  Une vérité, une pensée, une direction. Voilà!!! Merci Marie-Ève de m'avoir permis d'écrire au sujet de votre  espace sacré. C'est un privilège, un honneur dont je suis  reconnaissant.

    Et puis, pour conclure sur... la convergence, voici un exemple qui mettra la  cerise sur le gâteau. La convergence de la pensée, du yoga, de  l'union, c'est d'accepter qu'il existe en soi une partie de l'autre qui nous  ressemble. Que tout, au fond, est nous-même, y inclus les autres. Que  des écrits sur un sujet tel le yoga, nous permet de nous rendre compte  que nous ne sommes pas seul au monde, même si parfois des océans  nous séparent. La convergence du yoga vers une seule pensée, quelque  soit le point de départ, la fin ou même le milieu, tout est dans  tout et rien n'est différent au fond de ce qui existe en nous-même.  On parle ici en sanskrit du terme: chidakasha,  pratique que je conseille à tous et toutes. Voilà le cosmos intérieur.

    A pluss, comme disent les Français :-)


    Daniel.

    Note: Après réflexion, je me rend compte que j'ai des vrittis  bien incrusté en moi. Cette histoire m'a marqué beaucoup car j'ai  les dents brunes depuis ma tendre enfance. Cela m'affecte beaucoup a tous les  jours, je n'ose pas sourire. D'ailleurs c'est une des raisons pourquoi je donne  des cours dans la noirceur. C'est pas juste Marie Brais qui m'a inspiré!

     



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