L'équilibre concerne à la fois le corps et le mental. C'est un état comme on peut parler de "l'état de yoga". Mais cet équilibre n'existe pas "en soi". Il résulte de forces qui, à un moment donné, se neutralisent. Son maintient est, de ce fait, précaire.
Retrouver l'équilibre c'est admettre deux évidences: l'équilibre se situe toujours "entre" deux forces, dont les caractéristiques sont par ailleurs changeantes, ce qui suppose un permanent ajustement.
En yoga, la pratique fréquente de postures d'équilibre exige une certaine maîtrise des muscles posturaux et le maintient d'une bonne structuration du système nerveux.
Ceci explique les retombées sur le plan psychologique. Pour tenir une posture d'équilibre, il faut une attention sans faille et une grande concentration: toute distraction provoque immanquablement la perte de l'équilibre. Cette attention à ce qui est, à l'exclusion de toute préoccupation, a d'évidentes répercussion sur le comportement en général, nous prédisposant à vivre intensément l'Ici et le maintenant, et à accomplir tout geste et toute action avec la même qualité de concentration.

On peut voir aussi une autre implication psychologique qui peut nous inciter à un changement de comportement: La difficulté évidente de ces postures explique que les échecs y sont fréquents: on retombe trop vite de son équilibre, ou bien on le tient maladroitement, de façon instable, bref, on n'y arrive pas bien et on est insatisfait.
C'est alors qu'il serait souhaitable de laisser de côté son petit "moi" qui aurait tendance à se culpabiliser, à se comparer avec ceux qui, eux, peuvent et réussissent, à abandonner tout esprit de compétition tant envers soi-même qu'envers les autres. On garde ainsi toute sa force de détermination pour, progressivement, arriver au but recherché.
Ne sommes-nous pas sans cesse confrontés à de telles situations dans la vie quotidienne? Et ne serait-il pas bon de savoir les vivre avec la même décontraction sans se crisper sur le désir d'obtenir trop vite une récompense des efforts accomplis?

Je ne sais plus de qui c'est