• http://www.bouchardon.com/

    Chacun de nous devrait entretenir une relation avec la nature et l'énergie des arbres. Pour comprendre l’aide que le contact avec les arbres peut nous donner, il faut poser un nouveau regard et prendre contact avec lui. Les arbres nous émeuvent par leur beauté, leur majesté, leur force. Il ne suffit pas seulement de les contempler, imaginons-les comme des êtres vivants. Et essayons de rentrer en contact avec eux. La rencontre avec l'énergie de l’arbre va nous permettre une rencontre avec soi. Chaque arbre comme chaque être humain possède un champ énergétique. Ce champ énergétique peut nous irradier lorsque nous nous approchons près de lui. L’échange avec un arbre est important, choisissez un arbre qui vous attire, par sa forme, sa majesté, sa puissance, regardez de plus près ses feuilles, ses couleurs, ses fruits, la puissance de son tronc. L’arbre peut agir sur votre état de santé, sur votre état de bien être, il vous aide à retrouver le calme, un état de joie ou de sérénité. Gardez cette image….Libérez vous de vos tensions. Le contact avec la forêt vous procure de la joie et un profond sentiment de plénitude. L’arbre est vivant…Vous pouvez établir un contact avec l’arbre de votre choix. L’énergie de l'arbre devient votre médecin… Votre ami... Il peut vous guérir de vos maux, de votre mal être…

    Choisissez votre arbre… Parlez à votre arbre.

    C'est votre ami.

    UTILISEZ LES CINQ SENS...

    Le pouvoir énergétique de l'arbre vous aidera dans votre transformation.

    L'arbre est un symbole de puissance par sa verticalité, signe de sa liaison terre ciel.

     

    http://www.creativesoulinmotion.com/wp-content/uploads/2011/10/yoga-tree.jpg

    Les arbres sont comme nous, des êtres cosmo-telluriques. Ou est-ce l'humain qui est comme les arbres... ? Ils ont les racines bien ancrées dans la terre, les branches et feuilles dans l'air, dans le ciel. Ils sont des traits d'union entre le monde de là-haut, et le monde d'en bas. Ils se nourrissent des radiations de la terre, et des radiations cosmiques. Tout comme nous, ils apprécient l'eau qui leur permet de croître, et le feu (soleil) qui participe à leur vie.

    Certains arbres rayonnent plus fort et plus loin que d'autres. Cela dépend de leur vitalité, de leur emplacement sur le sol et de leur espèce (un chêne vibre plus fort qu'un sureau par exemple). Ce genre d'arbre est appelé arbre-maître ou arbre-totem.

    Tout comme un être humain, un arbre possède des corps subtils. Pour un arbre, ce qui est accessible à nous, communs du mortel, c'est son corps physique (le tronc, les branches et les feuilles), son corps éthérique, proche du tronc, et son corps astral.

    Arbre

     

    Comment se recharger :

    Voici deux méthodes classiques décrites dans de nombreux livres :

    Se mettre dos contre le tronc de l'arbre que vous avez choisi. Une main vient contre votre sacrum (bas du dos) et en contact avec l'arbre, l'autre vient en contact sur votre plexus solaire. Au bout de 5 minutes, alternez les mains, pour respecter le principe de la polarité de votre corps. L'idéal est d'avoir l'arrière de la tête contre le tronc et les pieds enlacés dans les racines (si c'est possible). Temps de recharge environ 10 minutes au total. Pour être discret en ville, on peut varier la méthode en s'asseyant avec un livre dans les mains et le dos contre l'arbre.

    Autre méthode : Se tenir debout contre le tronc d'arbre et l'enlacer dans vos bras. Essayer d'avoir le plexus solaire et le troisième œil (entre front et partie supérieure du nez) en contact avec le tronc et bien enrouler vos bras autour du tronc, et si possible les pieds dans les racines. Temps de recharge : environ 10 minutes aussi.

    La méthode du sourcier:

    C'est une sorte de dialogue avec l'arbre. On lui demande son autorisation, d'une manière !

    Repérer le corps subtil le plus éloigné du tronc (corps astral). Faire un pas en avant dans cette couche énergétique de l'arbre. Soyez détendu. Fermez les yeux, bras le long du corps et demandez à l'arbre, de voix haute ou mentalement : "Peux-tu sentir mes vibrations ?" Après quelques secondes, si vous vous sentez légèrement perdre l'équilibre vers l'avant, cela veut dire qu'il vous a répondu par un "Oui". Avancez alors à environ 5 mètres de son tronc. Soyez détendu. Fermez les yeux, bras le long du corps et demandez à l'arbre, de voix haute ou mentalement : "Peux-tu me donner de l'énergie ?" Après quelques secondes, si vous vous sentez légèrement perdre l'équilibre vers l'avant, cela veut dire qu'il vous a répondu par un "Oui". Avancez alors à 1 mètre de son tronc et tournez-lui le dos. Fermez les yeux, bras le long du corps et demandez à l'arbre, de voix haute ou mentalement : "Donne-moi l'énergie dont j'ai besoin et relâche moi quand c'est terminé". Après quelques secondes, si vous vous sentez légèrement perdre l'équilibre vers l'avant, cela veut dire que le transfert d'énergie est terminé. Pour certaines personnes bien déchargées d'énergie, cela peut durer des minutes au lieu de secondes. Temps de recharge : en général de 20 secondes à 2 minutes. Après, n'oubliez pas de remercier ce grand-père qui vous a fait la grâce de vous donner de son énergie. Vous lui touchez le tronc et lui dites merci.

    Quelques recommandations :

    Ne choisissez pas un tout petit arbre, mais un gros et grand arbre, un arbre-maître. De préférence, ne soyez pas côté sud. Ne choisissez pas un arbre malade, car là, c'est lui qui a besoin de notre aide.

     Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Si vous avez la curiosité, essayez la méthode de recharge du sourcier.

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     Nos vrais amis sont comme les arbres.....mais l'inverse aussi

     
     

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    La promenade est une forme mineure mais essentielle de la marche.

     

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    Elle renvoie à un rite personnel, infiniment pratiqué, soit de manière régulière, soit au hasard des circonstances.

     

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    Seul ou à plusieurs, elle est une invitation tranquille

    à la détente et à la parole ou

    à la flânerie sans but,

    pour reprendre son souffle,

    apprivoiser le temps,

    se souvenir d'un monde perçu à hauteur d'homme.

     

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    "La nature propre, les pensées propres d'un individu ne se développent que dans les heures où, à l'abri d'esprits étrangers, il se retrouve en tête à tête avec lui-même" (Schelle, philosophe allemand)

     

    "Le marcheur participe de toute sa chair aux pulsations du monde, il touche les pierres ou la terre de la route , ses mains se portent sur les écorces ou trempent dans les ruisseaux , il se baigne dans les étangs ou les lacs, les odeurs le pénètrent: odeurs de terre mouillée, de tilleul, de chèvrefeuille, de résine, fétidité des marécages, iodes du littoral atlantique, nappes d'odeurs de fleurs mêlées saturant l'air. Il sent l'odeur subtile de la forêt, les effluves de la terre ou des arbres, il voit les étoiles ou connaît la texture de la nuit, il dort sur le sol inégal. Il entend le cri des oiseaux, le frémissement des forêts, les bruits de l'orage ou l'appel des gamins dans les villages,....."

    "Le marcheur entend les stridulations des cigales ou le craquement des pommes de pin sous le soleil. Il connait la meurtrissure ou la sérénité de la route, le bonheur ou l'angoisse de la tombée de la nuit, les blessures dues aux chutes ou aux infections. La pluie mouille ses vêtements, trempe se provisions, embourbe le sentier; le froid ralenti sa progression, le force à la confection d'un feu pour se réchauffer, mobilise tous ses vêtements pour le couvrir; la chaleur colle sa chemise sur sa peau, la sueur coule sur ses yeux."

    "Le marcheur est celui qui prend son temps et ne laisse pas le temps le prendre. S'il choisit ce mode de déplacement au détriment des autres, il marque sa souveraineté face au calendrier, son indépendance devant les rythmes sociaux, son soucis de pouvoir poser sa besace au bord du chemin pour savourer une bonne sieste ou se repaître de la beauté d'un arbre ou d'un paysage qui le touche soudain..."

    "La marche est une expérience sensorielle totale ne négligeant aucun sens, pas même le goût pour qui connaît les fraises des bois, les framboises sauvages, les mûres, les myrtilles, les noisettes, les châtaignes, etc.., selon les saisons."

     

     Eloge de la marche - David Le Breton

     

     

     


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    http://www.hasslefreeclipart.com/clipart_sports/images/yoga.gifLes pratiques du jardinier et du yogi ont en commun de laisser une large place à l'expérience et propose de porter un regard différent sur le monde.

     

    Définition d'un kriya yoga Jardin et yoga (2)

     

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     Extrait du n° 298 "Les carnets du yoga" (juin 2011) d'après le mémoire de E. Longue_mar.


     


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    La sève qui a vécu son oeuvre au noir dans les profondeurs de la terre, pendant l'hiver, a puisé en elle ses essences, les a intégrées à son être propre qui les porte maintenant au sommet de l'arbre. Là sous le feu du soleil, couvés par sa chaleur, illuminés par ses rayons, les fleurs puis les fruits vont éclore"
    .
    .
     
     
     
    Annick de Souzenelle (Le symbolisme du corps humain).



    Le printemps a préparé l'été qui nous offrent des myriades de fruits mûrs, de nombreuses variétés de légumes...pour le plus grand bonheur du jardinier.


    L'été: la chaleur bienfaisante, envie de se dévêtir, de se dé-couvrir, de se dé-voiler; la pudeur laisse alors place au bien-être.

    C'est comme le deuxième temps de la respiration; C'est l'expiration.

    Expirer, redonner ce qui a été pris, avec l'idée de partage et de relation aux autres. Moment intense de la vie, durant lequel on déverse l'énergie intense accumulée au fil des années. Cet été de la vie correspond à un engagement: le jeune a terminé sa croissance, la pleine explosion des forces de chaleur le conduit à la maturité physique et mentale. c'est l'époque où il va se stabiliser, entrer dans la vie active, peut-être créer sa propre famille.

    Grihasta (seconde phase), état du chef de famille ou maître de maison, laisse peu de temps pour se consacrer à une réflexion sur l'univers, à une recherche spirituelle.

    Dans notre société, cette seconde phase est celle des personnes dites "productives", espoir de la croissance de nos richesses nationales...

    De même, le yogi après avoir consolidé sa base, fortifie ses acquis, alors que le jardinier se nourrit des fruits de son labeur...

    A cette époque de l'année, pour soutenir et protéger le système sanguin, apprécions les tisanes rafraîchissantes et circulatoires: feuilles de cassis, hibiscus, thé vert, alchémille argentée...

     
    Revue YOGA  N° 93

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  • http://storage.canalblog.com/26/31/807248/63077440.gif

     

     

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    Site

     

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    Technicien forestier, l'auteur vit à Montbel avec sa femme Sabine et leurs trois enfants.

    C'est là que Stéphane Boistard abandonne rapidement ses savoirs techniques pour expérimenter une nouvelle approche de la forêt.

    Prêtre-cueilleur, l'homme «considère la cueillette comme un art ancien, un art traditionnel qui lie le peuple des humains aux forces vives de l'univers et à l'esprit des plantes»

    Pour Stéphane Boistard «cette séance de dédicace est un temps de partage autour du livre»

    Stéphane nous livre avec ses mots l'essence de son livre: «au delà de nos préjugés ou de notre éducation, la relation sensible à la nature passe pour certains par un abandon de nos connaissances et l'ouverture à de nouveaux savoirs.
    Parfois cette expérience est douloureuse, comme une deuxième naissance
    »


    L'auteur rajoutera: «plus qu'une quête sur l'existence des êtres féeriques, nous avons la possibilité de recevoir une aide bienveillante de la nature.

    Et si les fées n'étaient pas des êtres à rencontrer mais une forme de relation sensible à la nature?

    Et si elles se révélaient non pas pour envisager une nouvelle relation à cette nature mais qu'elles se présentent plutôt à ceux qui acceptent que ce qui peuple la nature est bien plus foisonnant que ce que nous en percevons habituellement?

    Cette conclusion invite à aller interroger notre relation à la nature, à la revisiter, que nous vivions en ville ou en campagne
    »


    Stéphane Boistard aime à partager, et c'est pourquoi il vous donne rendez-vous lundi 12 septembre à la Librairie des Couverts de Mirepoix.

    Librairie des Couverts, Catherine Moguilevitch
    7 place du Maréchal Leclerc, 09500 Mirepoix
    05.61.67.56.86

    Bibliographie Stéphane Boistard:
    2009: «Cueillir avec les esprits de la nature», revue biodynamis
    2010: «Cueillir avec le peuple des arbres», magasine biocontact
    2011: «Rencontres féeriques»
     

     

    Depuis 2010 textes et recettes sur: www.coeursnomades.fr

     

     

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    Druide des temps modernes, prêtre-cueilleur, Stéphane Boistard œuvre à transmettre les savoirs traditionnels et accompagne ses contemporains, « blessés de la ville », pour leur (ré)apprendre à se relier à la nature. Récit d’une expérience sensible. De ciel, de soleil, d’arbres, de terre… Et de gestes partagés.  

     

    En lien avec les esprits de la nature
     

    Il est tôt. Pourtant, le soleil brille déjà fort. Trop fort. Le lac de Montbel, serti dans les Pyrénées Cathares, est anormalement bas en cette saison, charnière entre le printemps et l’été. « Du jamais vu de mémoire d’hommes », constate Stéphane Boistard, qui vit là en famille, en complète harmonie avec l’environnement. Les plantes, elles, ont plus d’un mois d’avance. « Il ne s’agit pas d’être alarmistes, mais observateurs. Face aux phénomènes climatiques actuels, les plantes essaient de trouver un nouvel équilibre : elles atteignent leur plénitude plus tôt. Que pouvons-nous faire, à notre niveau, pour rééquilibrer notre monde intérieur et notre corps en fonction de la nouvelle donne ? La nature nous parle, à nous de l’écouter », partage Stéphane Boistard, imprimant du coup une orientation à notre partage.

     

     

    Lâcher prise

    Dans les accompagnements qu’il propose (plus adéquat comme terme que « stages »), il n’existe pas de programme préétabli. La nature invite au lâcher-prise. Nous allons donc nous mettre au diapason de ce qu’elle sèmera sur notre chemin…comme notre accompagnateur le fait, jour après jour, dans son quotidien de prêtre-cueilleur. Cet ex-technicien forestier considère la cueillette comme un art ancien (appris auprès des « gens de plantes », comme il dit), un art traditionnel qui lie les hommes aux forces de l’univers et à l’esprit des plantes. À partir de ses cueillettes (parcimonieuses et conscientes), Stéphane Boistard compose des remèdes naturels. Dont il transmet à son tour les secrets pour qu’ils puissent essaimer, une fois de retour dans nos foyers. « C’est aussi le but de la transmission : proposer des voies d’autonomie constructive », partage-t-il.      

     

     

    Communier avec l’île aux serpents

    À coups de pagaies, nous quittons le « continent » pour rejoindre une île sauvage, sise au cœur du lac. L’effort produit nous permet de couper avec la réalité quotidienne, et les discussions qui allaient bon train se calment peu à peu. L’eau, à peine ridée, raconte la sérénité du site. « Au propre comme au figuré, nous laissons quelque chose de nous - de nos habitudes, de nos limitations, de notre brouhaha intérieur… - sur une rive, pour aller de l’autre côté. » Plutôt que de nous attacher au surnom intimidant de l’île « aux serpents », Stéphane Boistard nous invite à déployer une qualité de présence et d’intention : « Il s’agit d’approcher cette nature préservée avec respect et conscience. Ne pas être dans une consommation du lieu, mais dans une communion. » Cette île, Stéphane Boistard en est symboliquement le portier et le veilleur. « Plutôt que de me disperser dans de lointains projets, je prends soin d’un bout de planète, ici, sur cette île. » Son rôle de passeur est d’harmoniser les choses entre cet espace sauvage et les visiteurs de passage. Ce qu’il y propose est donc à chaque fois différent, en fonction de l’énergie du groupe (toujours réduit).

     

     

    Méditer

    À notre arrivée, des mouettes manifestent leur inquiétude à grands renforts de cris rageurs. Stéphane Boistard nous invite alors à nous poser en bordure de l’île et à leur communiquer notre bienveillance. « Le lieu sera attentif à nous, si nous sommes attentifs au lieu… » Les mouettes s’apaisent, et tout retrouve son équilibre. Un labyrinthe végétal, dont il a la « clé », nous mène à une clairière. Difficile de décrire en mots la magie qui s’en dégage… Nous nous accordons en silence à l’esprit du lieu. Notre (longue) méditation, parcourue de perceptions de plus en plus fines, est bercée par le chant des oiseaux, le bourdonnement des insectes, le vent qui fait frissonner la cime des arbres…et le murmure lointain des gens barbotant sur l’autre rive. « Cela fait partie de la vie. Je suis contre l’effet « Into the wild » (du nom du livre/film décrivant la dérive solitaire d’un jeune homme en pleine nature, ndlr) : c’est un piège de s’éloigner trop de notre quotidien. Une telle coupure provoque une gifle monumentale quand on revient à la réalité. Ces bruits nous rappellent au monde », souligne-t-il.

     

     

    Agir

    Il y a un temps pour tout…même si nous avons tous complètement perdu la notion du temps, posés dans notre contemplation ! Se « relationner » à la nature, c’est aussi agir. « Pas question de rester en ‘bordure’ ! Après avoir pris le temps de nous relier aux éléments naturels, il s’agit de renouer avec le concret. Cette écoute préalable est indispensable pour entrer avec justesse dans l’action : on ne cueille pas, par exemple, à tort et à travers », insiste Stéphane Boistard. Peu en phase avec l’approche éthérée répandue dans le chamanisme actuel, il nous invite donc à un lien incarné avec la nature, symbolisé par le « geste partagé » : cueillette et travail manuel. Nous cueillerons peu (la nature en a décidé ainsi : en avance sur la saison, nombre de plantes sont déjà en pause d’été…alors que nous sommes fin mai). Tout au plus quelques fleurs de sureau (pour sirop et tisanes) et aubépines. Stéphane Boistard nous initie à la cueillette du millepertuis (qui signifie « mille fois percé »…ce que nous observons de visu), dont nous recueillons les sommités fleuries et un rien de feuilles. « La teinture-mère concentre le soleil au zénith absorbé par cette plante, pour rallumer la lumière en nous, au cœur des noirceurs de l’hiver… » Ensemble, nous bâtissons aussi de petits jardins-potagers, délimités par des troncs, où pousseront courgettes, concombres et autres tomates, afin que les personnes en retraite (solitaire) sur l’île soient en autonomie. Pour la première fois de ma vie, j’utilise une hache pour couper un tronc (vu mon gabarit, ce n’était pas gagné !). J’ai vécu cette expérience (très) incarnée de lien à la nature de manière spéciale, emplie de gratitude. « Par tes efforts et ta présence dans le geste, tu as en quelque sorte rendu hommage au sacrifice de l’arbre », conclut Stéphane Boistard. Durant cette retraite « nature », j’ai expérimenté la densité d’un présent qui se renouvèle, de présent en présent. Puissamment réconciliateur et apaisant ! 

     

     

    * Photos signées Yannick Alram, cueilleur d’images. En symbiose avec Stéphane Boistard, il se laisse surprendre par la magie de la nature

     

    www.petepasunboulon.com

      

     

    En pratique

     

    Enseignements, retraites en nature (outre l’île, cabane avec vue sur lac & montagnes), stages cueillette, vannerie (proposée par Sabine, sa compagne), voir www.coeursnomades.fr - Via ce site, vous pourrez recevoir des recettes à base de plantes sauvages et fiches de fabrication/utilisation de remèdes familiaux (gemmothérapie, teintures, élixirs, huiles, etc.) et commander le livre de Stéphane Boistard, Rencontres féeriques, où il communique l’émerveillement, l’amour de la nature et l’alliance aux forces invisibles. Du 17 au 23/09, stage « Nature et méditation ou la reliance en douceur aux forces de la terre », à Montbel (en collaboration avec www.geode.be). Accès facile depuis la Belgique par Ryanair (Charleroi/Carcassonne).


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  • http://img392.imageshack.us/img392/7996/amaranthe801ug4.jpgL’Amaranthe, plante des Incas ! Le nom Amaranthe vient du grec amarantos qui signifie “qui ne flétrit pas”. C’est l’une des rares fleurs à avoir donné son nom à une couleur. D’origine tropicale, cette plante porte des inflorescences de couleur rouge-pourpre, ressemblant à de longues queues, d’où le nom de “queue de renard” qui lui est souvent donnée (Amaranthus caudatus).

                La fleur ange et démon


    Donc revenons à notre histoire…

    Eh oui, la nature a décidé de reprendre ses droits!


    « En permettant l’homme, la nature a commis beaucoup plus qu’une erreur de calcul ; un attentat contre elle-même. »

    Emil Cioran, philosophe et écrivain roumain.



    Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».



     http://www.jardiniere.net/jardin%20a/amaranthus%20caudatusponytailsmixed.jpgQuand la nature reprend le dessus.

    C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.

    Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

    Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s’est étendu à d’autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu’une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».

    Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, devenue impossible à éliminer.

    La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible étant donné l’étendue des cultures. En outre, ces herbes, profondément enracinées sont très difficiles à arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.



    Nombre de cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle, d’autant que les plants OGM coûtent de plus en plus cher et la rentabilité est primordiale pour ce genre d’agriculture. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley, dans le Missouri, affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ces derniers temps, ce secteur représentait 80 % de son commerce. Aujourd’hui, les graines OGM ont disparu de son catalogue et la demande de graines traditionnelles augmente sans cesse.

    Déjà, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministère de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles américains rapportent de plus en plus de cas de résistance et le gouvernement des États-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.



    http://members.tripod.com/~hatch_l/amarcaudatusgreen.jpgPlante diabolique ou plante sacrée

    Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.

    Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.

    Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?

     


    Texte de Sylvie SIMON

     

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    C'est une chanson pour les enfants  

    Qui naissent et qui vivent entre l'acier

    Et le bitume, entre le béton et l'asphalte

    Et qui ne sauront peut-être jamais

    Que la terre était un jardin

     

      Il y avait un jardin qu'on appelait la terre

    Il brillait au soleil comme un fruit défendu

    Non ce n'était pas le paradis ni l'enfer

    Ni rien de déjà vu ou déjà entendu

     

    Il y avait un jardin, une maison, des arbres

    Avec un lit de mousse pour y faire l'amour

    Et un petit ruisseau roulant sans une vague

    Venait le rafraîchir et poursuivait son cours

     

    Il y avait un jardin grand comme une vallée

    On pouvait s'y nourrir à toutes les saisons

    Sur la terre brûlante ou sur l'herbe gelée

    Et découvrir des fleurs qui n'avaient pas de nom

     

    Il y avait un jardin qu'on appelait la terre

    Il était assez grand pour des milliers d'enfants

    Il était habité jadis par nos grands-pères

    Qui le tenaient eux-mêmes de leur grands-parents

     

    Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître

    Où nous aurions pu vivre insouciants et nus

    Où est cette maison toutes portes ouvertes

    Que je cherche encore et que je ne trouve plus



     

    Georges Moustaki  (1971)

     

    Des liens:

    Jardinons la planète Terre 

    Sème ta zone

    Chemin faisant

     

     

     

     

     


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    "Fukuoka croit que l’agriculture naturelle commence avec une bonne spiritualité individuelle. Il considère que le rétablissement de la terre et que la purification de l’esprit humain sont un même processus, et il propose un mode de vie et une méthode d’agriculture dans lesquels ce processus prend sa place. « Le but ultime de l’agriculture n’est pas la culture des récoltes, mais la culture et la perfection des êtres humains. "

     

    A lire cet article en entier  ici

     

    Depuis des années, essai après essai, erreur après erreur, un agriculteur Japonnais, Masanobu Fukuoka, a développé une approche faite de simplicité, une agriculture à contre courant du modèle occidental.....La suite ici

     

    Merci à Miche et à Naradamuni 


     


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  • http://www.jokedujour.com/friend/animal_kiss.jpg

     

     

     

    C'est une notion désignant le mécanisme par lequel un individu peut comprendre les sentiments et les émotions d'un autre individu, la faculté de s'identifier à quelqu'un et de ressentir ce qu'il ressent des ressentis de l'autre et, en particulier, de sa souffrance et de sa détresse.

     

    Sentiment bien plus fort que les croyances et les différences.

     

    Cela permet d'entrer dans les perceptions de l'autre, de sentir sa peur, sa colère, sa tendresse ; de vivre temporairement sa vie et de s'y mouvoir avec délicatesse, sans émettre de jugement.

    Chercher les points communs avant les différences et il y a toujours plus de points communs que de différences.

     

    La sève, le cœur et l'âme...

     

    La chaleur humaine, c'est quand on offre de soi sans rien attendre de l'autre, simplement partager pour ne pas gâcher une vie et venir en aide à ceux qui n'ont pas cette faculté et, malgré toutes les difficultés, garder cette force, cette volonté ; donner un coup de cœur à ceux qui ne l'ont pas volé, juste un peu d'attention, et donner à chacun le droit d'exister.

     

    Sentiment supérieur à l'instinct et à la chaîne alimentaire.

     

    Sentiment qui nous permet de prendre soin de l'autre et à partager le peu que l'on possède et s'aider à se tenir chaud ou à se protéger.

     

    Savoir partager le bonheur, la tendresse, la protection et la complicité.

     

    On a tous besoin de chaleur humaine.

     

    On a tous besoin d'affection et se reconnaître parmi des semblables malgré les apparences, sans jamais se fier à l'habit, sans jamais se soucier du langage, puisque c'est quelque chose qui est invisible à l'œil nu, mais qui n'est pas inodore...

     

    La Science a prouvé que la différence entre l'homme et l'animal était justement l'empathie,

     

    MAIS...   la suite de la vidéo (à la 7,57 mn) est indispensable pour mesurer l'ampleur du désastre concernant la nature humaine dont on a fait si souvent l'éloge...





    Définition du mot empathie

    Définition finale:

    La science a prouvé que la différence entre l'homme et l'animal était justement l'empathie.

    Mais... fratricides... coupable... iniquité...

    J'ai bien conscience qu'avec cette vidéo, j'invite quelques personnes à se remettre en cause. Mais se remettre en cause, c'est se remettre aux commandes de sa vie et s'apercevoir que l'on a perdu le fondement de l'humanité.

    Au fait, l'empathie ? Entre les hommes ou les animaux ?


    Pour compléter cet article, lire  ICI





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