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    ".....En ce moment, on fusille à Téhéran, ...partout c'est la barbarie sous une forme ou une autre. Ça devient très étranglant.

    Parce qu'il faut que les hommes soient devant une réalité physique, un peu terrible pour changer de conscience. C'est ça dont il s'agit.

    On n'est pas dans une crise morale, on n'est pas dans une crise politique, financière, religieuse,....on n'est dans rien de tout ça.

    On est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l'humanité pour naître à autre chose.

    Alors, tout est cassé partout, tout est horrible partout, même dans les splendides cités américaines si confortables.

    C'est la même barbarie partout et il faut qu'on arrive au moment où la conscience vire dans une autre dimension.

    C'est ça l'histoire. On est au même point, où,  à un certain moment de l'évolution, il a fallu passer d'une respiration branchiale à une respiration pulmonaire, ou bien on asphyxiait.

    Moi, je ne peux dire que mon expérience:

    Un homme ne commence à être que quand il arrive au rien total de ce qu'il est, de ce qu'il croit, de ce qu'il pense, de ce qu'il aime.

    Quand on arrive à ce rien complet, alors il faut que quelque chose soit, ou bien on meurt. Moi j'ai connu ça dans les camps de concentration. Il n'y avait plus rien. Tout était cassé, brisé. Même moi, j'étais brisé. Tous les idéaux, les noblesses, tout était brisé. Il n'y avait rien. Rien. Il n'y avait pas de politique, pas de religion, rien à quoi s'accrocher. Alors quand il n'y a rien, qu'est-ce qui reste?

    Qu'est ce qui reste?

    Il y a un centre de force, d'être, il y a quelque chose qui reste.
     
    Et c'est ça la clé. C'est pas tout ce qu'on pense. C'est pas tout ce qu'on sent. C'est pas tout ce qu'on aime. C'est pas les idéaux, c'est pas le bon Dieu. C'est rien de tout ça.

    C'est quelque chose qui est poignant. Comme si tout l'être était ramassé dans une angoisse si intense, que c'est comme une prière ou c'est comme de l'amour. C'est quelque chose qui est chaud, puissant, qui n'a pas de mot.

    C'est ça la question ou la chose à laquelle tout le monde arrive.
    Quand tout s'écroule, qu'est-ce qu'il reste?
      

    http://agenda.fromzel.com/foto/15-Satprem.jpg  
    Satprem 
    (son vrai nom, Bernard Enginger)
    veut dire "Celui qui aime vraiment". Son nom lui a été donné par Mira Alfassa qui est aussi appelée Mère dont j'avais fait un article  ICI.













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    Les hommes voient les événements comme quelque chose d'inaccompli et qu'il faut chercher à atteindre, qu'il faut réaliser. C'est une fausse manière de voir. Les évènements ne se réalisent pas : ils se révèlent.

    L'évènement est Brahman (Cela) déjà accompli de tout temps et qui maintenant se manifeste.
     

    Sri Aurobindo "Pensées et Aphorismes-1910/1920-Karma 318"

     

    http://aurobindo-mudita.blogspot.fr/

     

    http://2.bp.blogspot.com/-am4ZTkoL75I/T2EadJwqSYI/AAAAAAAAPLc/p8XTF_7_MqQ/s1600/21feb2012fr.jpg

     


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  • http://images.fineartamerica.com/images-medium/young-love-series-the-walk-home-barbara-hayes.jpg

     Nous sommes dispersés, éloignés, chacun sur son petit continent, avec des petits soucis, des grands soucis, et la vie comme tous les jours. Pourtant, ce n’est plus comme tous les jours, une merveilleuse histoire cherche à se glisser à travers les fils de notre trame — si nous voulons bien. Que pouvons-nous faire pour aider cette histoire, pour hâter son Moment — il faudrait tellement que cela aille plus vite. La terre est douloureuse, nos petits continents sont si gris et périmés. Ici et là, nous sommes quelques-uns comme des petits points de soif ardente, et que faire pour aider cette espèce nouvelle à naître parmi nous ? 

    Certainement la plus grande aide est d’appeler cette « autre chose », ce demain de la terre, dans son cœur, dans ses actes, ses pensées, avec chaque pas, chaque geste, sourdement, obstinément comme on cogne à une porte, comme on appelle l’oxygène et l’espace et le sourire dans cette grisaille suffocante. Appeler, c’est faire invisiblement pousser les ailes de l’autre espèce, c’est faire un trou dans la carapace de l’habitude. S’il n’y avait pas une nécessité, jamais les espèces ne seraient sorties de leur trou gluant. Nous sommes dans le trou gluant du Mental. Appeler — on ne sait quoi —, c’est déjà tâtonner dans l’avenir, c’est déjà toucher une plage ensoleillée pour laquelle nous n’avons pas encore d’yeux. Mais peut-être faut-il beaucoup d’yeux pour qu’elle soit : une espèce nouvelle, ça se fait ensemble. Il y a une contagion dorée, comme un jour beaucoup d’oiseaux prennent leur vol pour le pays ensoleillé. Si nous étions beaucoup, cela hâterait peut-être l’heure du pays de Mère.

     Cet appel dedans, vous pouvez le faire partager, l’éveiller autour. Travailler à la grande Contagion supramentale. Nous avons besoin d’être ensemble, mais non pas comme des adeptes d’une nouvelle Église, bien tassés autour de quelques idées commodes. L’« idée », elle n’est pas commode du tout. C’est plutôt comme si une infinité de recherches dans toutes les directions devaient s’allumer autour d’un Sens central, d’une Poussée centrale, d’une Force qui propulse excentriquement chaque petit point de lumière en lui faisant traverser des couches de conscience différentes, des zones d’action humaine différentes. Au passage d’une couche, chacun allume les points correspondants qui à leur tour vont défricher d’autres zones. Et c’est tout un ensemble de travail terrestre qui s’opère. Il faut que beaucoup de types de vibration arrivent au point de mutation : un peintre ou un chirurgien n’ont pas la même manière d’« opérer », et pourtant le bout de leur concentration peut déboucher sur un autre univers, qui est le même. Il faut déboucher sur un autre univers et comme une multitude de points de sortie ou de perforation de la vieille bulle qui nous emprisonne. C’est le phénomène qui est en train de se produire innombrablement. Il faut comprendre le Sens du phénomène, qui n’est pas de faire de la super-chirurgie ou de super-tableaux, mais de déboucher sur un autre pouvoir d’être et une autre perception. Comprendre, c’est hâter le phénomène, c’est participer à la grande Contagion du Nouveau Monde. L’Expérience de Mère, c’est la force de propulsion.

     Alors nous nous retrouverons tous, non pas empaquetés dans une petite Église mais éclatés, et indiciblement réunis dans une autre dimension matérielle, comme autant de papillons sur la prairie « nouvelle ».

     Pratiquement, vous pouvez aider au Travail en répandant l’Œuvre, le Sens, la Dynamique de tout cela. Il faut que d’autres touchent. Il faut que d’autres sentent, respirent un peu cet air léger qui tente de se faufiler à travers les mailles de la vieille trame. Il faut goûter la chose. Se laisser aller un peu à Ça... Vous qui aimez Mère, qui avez senti ce Sourire, ce grand Possible battre, donnez-vous un peu. Sortez de votre coquille. Allez portez cet imperceptible frémissement du Monde Nouveau.

    Les livres de Mère, l’Agenda ne sont pas vraiment des « livres » ni même une « explication », une philosophie nouvelle : c’est un Pouvoir d’action, c’est une Force en mouvement. C’est un Levier. Si vous les mettez dans les mains d’un ami, dans la vitrine d’un libraire de votre quartier ou de votre ville, dans un coin de journal ou de revue, sur un bout d’affiche improvisée, ils agiront au-delà de toute compréhension, aux niveaux les plus inattendus, comme un minerai radio-actif. C’est peut-être bien le Minerai du Nouveau Monde. Alors empoignez-vous, faites le travail. Et un grain de cœur a des résultats inattendus. En comblant d’autres, vous serez comblés. Et finalement nous y serons tous, ensemble, comblés, dans ce jardin de l’avenir qui est le Sens même de ces millions d’années d’espèce mentale inadéquate.

     Si chacun de vous touche dix personnes, il aura fait un travail inestimable.

     Si nous regardions un peu les « petits miracles » de Mère se multiplier autour de nous avec ce sourire si léger... se multiplier tant que le monde fondra dans un sourire et l’autre Loi nous prendra par surprise comme le petit axolotl désembourbé.

    Que notre sourire embrasse toujours plus de sourires. Que la terre soit légère.

     Ensemble           

     

    Satprem


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  • tumblr_mh9sz9I22k1r73imgo1_500.jpg  

     

    La jeunesse ne dépend pas du petit nombre des années, mais de la capacité de croître et de progresser. Croître, c'est augmenter ses potentialités, ses capacités; progresser, c'est perfectionner sans cesse les capacités que l'on possède déjà. La vieillesse ne vient pas du grand nombre des années, mais de l'incapacité ou du refus de continuer à croître et à progresser. J'ai connu des vieillards de vingt ans et des jeunes gens de soixante dix ans. Dès que l'on veut s'installer dans la vie et profiter des efforts passés, dès que l'on pense avoir fait ce que l'on devait faire et accompli ce que l'on avait à accomplir, en un mot dès que l'on cesse de progresser, d'avancer sur le chemin de la perfection, on est sûr de reculer et de vieillir.

    Au corps aussi, on peut apprendre qu'il n'y a pour ainsi dire aucune limite à sa croissance en capacités, et à son progrès, pourvu que l'on découvre la vraie méthode et les vrais conditionnements. Telle est une des nombreuses expériences que nous voulons tenter, pour rompre les suggestions collectives et montrer au monde que les possibilités humaines dépassent toute imagination.

     

    Mère, le 2 février 1949 ( Extrait du livre "Le yoga et la santé" Editions ADI SHAKTI)






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  • http://www.auroville.org/vision/images/Satprem.jpg

     

     

    C’est le temps du Grand Sens.


    Nous regardons à droite ou à gauche, nous construisons des théories, réformons nos Eglises, inventons des super-machines, et nous descendons dans la rue pour briser la Machine qui nous étouffe, nous nous débattons dans le petit sens. Quand le bateau terrestre est en train de couler, est-ce qu’il importe que les pas­sagers coulent à droite ou à gauche, sous un drapeau noir ou rouge, ou bleu céleste ? Nos Eglises ont déjà coulé : elles réforment leur poussière. Nos patries nous écrasent, nos machines nous écrasent, nos Ecoles nous écrasent, et nous construisons davantage de machines pour sortir de la Machine. Nous allons sur la lune, mais nous ne connaissons pas notre propre cœur ni notre destin ter­restre. Et nous voulons améliorer l’existant - mais ce n’est plus le temps d’améliorer l’existant : est-ce qu’on améliore la pourriture ? - C’est le temps d’AUTRE CHOSE. Autre chose, ce n’est pas la même chose avec des améliorations.


    Mais comment procéder ?


    On nous prêche la violence, ou la non-violence. Mais ce sont les deux visages d’un même Mensonge, le oui et le non d’une même impuissance : les petits saints ont fait faillite avec le reste, et les autres veulent prendre le pouvoir - quel pouvoir ? Celui des hom­mes d’Etat ? Est-ce que nous allons nous battre pour détenir les clefs de la prison ? Ou pour construire une autre prison ? Ou est-ce que nous voulons en sortir vraiment ? le pouvoir ne sort pas de la poudre des fusils, pas plus que la liberté ne sort du ventre des morts - voilà trente millions d’années que nous bâtissons sur des cadavres, des guerres, des révolutions. On prend les mêmes et on recommence. Peut-être est-il temps de bâtir sur autre chose, et de trouver la clef du vrai Pouvoir ?


    Voici ce que dit le Grand Sens : Il dit que nous sommes nés il y a tant de millions d’années - une molécule, un gène, un morceau de plasma frétillant - et nous avons fabriqué un dinosaure, un crabe, un singe. Et si notre œil s’était arrêté en cours de route, nous aurions pu dire avec raison ( ! ) que le Babouin était le sommet de la création, et qu’il n’y a rien de mieux à faire, ou peut-être à améliorer nos capacités de singes et à faire un Royaume Uni des Singes... Et peut-être commettons-nous la même erreur aujourd’hui dans notre forêt de béton. Nous avons inventé des moyens énormes au service de consciences microscopiques, des artifices splendides au service de la médiocrité, et davantage d’artifices pour guérir de l’Artifice... Mais l’homme est-il vraiment le but de tous ces millions d’années d’effort - le baccalauréat pour tous et la machine à laver ?


    Le Grand Sens, le Vrai Sens nous dit que l’homme n’est pas la fin. Ce n’est pas le triomphe de l’homme que nous voulons, pas l’amélioration du gnome intelligent - c’est un autre être sur la terre, une autre race parmi nous.


    Sri Aurobindo l’a dit : l’homme est un être de transition. Nous sommes en plein dans cette transition, elle craque de tous les côtés : au Biafra, en Israël, en Chine, sur le Boul’Mich’. L’homme est mal dans sa peau.


    Et le Grand Sens, le Vrai Sens nous dit que la seule chose à faire est de nous mettre au travail pour trouver le secret de la tran­sition, le « grand passage » vers l’être nouveau - comme un jour nous avons trouvé le passage du singe à l’homme - et de collaborer à notre propre évolution au lieu de tourner en rond et de prendre les faux pouvoirs pour régner sur une fausse vie.


    Mais où est le levier de la Transmutation ?

    Il est dedans.


    Il y a une Conscience dedans, il y a un Pouvoir dedans, celui-là même qui poussait dans le dinosaure, le crabe, le singe, l’homme - qui pousse encore, qui veut plus loin, qui se revêt d’une forme de plus en plus perfectionnée à mesure que son instrument grandit, qui crée sa propre forme. Si nous saisissons le levier de ce Pouvoir-là, c’est lui qui créera sa nouvelle forme, c’est lui le levier de la Transmutation. Au lieu de laisser l’évolution se dérouler à travers des millénaires de tentatives infructueuses, douloureuses, et de morts inutiles et de révolutions truquées qui ne révolution­nent rien, nous pouvons raccourcir le temps, nous pouvons faire de l’évolution concentrée - nous pouvons être les créateurs conscients de l’Etre nouveau.


    En vérité, c’est le temps de la Grande Aventure. Le monde est fermé, il n’y a plus d’aventures au-dehors : seuls les robots vont sur la lune et nos frontières sont partout gardées - à Rome ou à Rangoon, les mêmes fonctionnaires de la grande Mécanique nous surveillent, poinçonnent nos cartes, vérifient nos têtes et fouillent nos poches - il n’y a plus d’aventure au-dehors ! L’Aventure est Dedans - la Liberté est dedans, l’Espace est dedans, et la trans­formation de notre monde par le pouvoir de l’Esprit. Parce que, en vérité, ce Pouvoir était là depuis toujours, suprême, tout-puissant, poussant l’évolution : c’était l’Esprit caché qui grandissait pour devenir l’Esprit manifesté sur la terre, et si nous avons confiance, si nous voulons ce suprême Pouvoir, si nous avons le courage de descendre dans nos cœurs, tout est possible, parce que Dieu est en nous.



    SATPREM Pondichéry,  le 27 juin 1969.

    Avec l’aimable autorisation de l’Institut de Recherche Evolutive, Paris.

     


    Le 15 septembre 2010, par Auteur occasionnel d’Héliades

     



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  • Yoga-art-01

     

    Vous êtes fatigué parce que vous ne vous intéressez pas à ce que vous faites.
    Il est possible de s'intéresser à tout ce que l'on fait, à condition de le prendre comme une occasion de progrès; vous devez essayer de faire de mieux en mieux ce que vous avez à faire, en gardant toujours cette volonté de progrès; alors tout ce que vous faites -quoi que ce puisse être- devient intéressant. L'occupation la plus insignifiante peut devenir intéressante si vous prenez cette attitude.

    En revanche, l'activité la plus attrayante et la plus importante perdra bien vite tout intérêt pour vous si la volonté de progrès vers une perfection idéale vous fait défaut lorsque vous agissez.

    La fatigue indique l'absence de volonté de progrès. Si vous vous sentez las ou fatigué, c'est que cette volonté vous fait défaut.


    Le yoga et la santé (extrait des oeuvres de Mère)



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  • L'ashram Akhil Bharatiya Mahila existe depuis 1945. A... (Photo: AP)

     

    "Lorsqu'on regarde en arrière dans sa vie, on a presque toujours l'impression que, dans telle ou telle circonstance, on aurait pu mieux faire, même quand à chaque minute l'action était dictée par la vérité intérieure; c'est parce que l'univers est en perpétuel mouvement et que ce qui était parfaitement vrai autrefois ne l'est plus que partiellement aujourd'hui. Ou, pour dire la chose plus exactement, l'action qui était nécessaire au moment où elle fut accomplie ne le serait plus au moment présent, et une autre action pourrait prendre sa place plus utilement"

    Mère, août 1954

    Ici, vous pourrez découvrir qui est ce personnage, Mère.

    Un extrait de l'introduction:

    "Es-tu conscient de tes cellules ?, nous demandait-elle peu après la petite opération de démolition spirituelle, Non, eh bien, deviens conscient de tes cellules et tu verras qu’il y a des résultats TERRESTRES. Être conscient de ses cellules ?... C’était une opération bien plus radicale que la traversée du Maroni à la machette, parce que, après tout, les arbres et les lianes, ça se coupe, mais le grand-père et la grand-mère, et toute la collection atavique, sans parler des couches animales et végétales et minérales qui font un humus grouillant sur cette seule petite cellule pure sous son programme génétique millénaire, cela ne se dé-couvre pas aussi simplement. Les grands-pères et les grands-mères repoussent comme du chiendent, et toutes les vieilles habitudes d’avoir faim, d’avoir peur, de tomber malade, de craindre le pire, d’espérer le meilleur, qui est encore le meilleur de la vieille habitude mortelle. Tout cela ne se déracine pas ni ne s’attrape aussi facilement que les « libérations » célestes, qui laissaient le grouillement en paix et le corps à sa décomposition comme d’habitude. Elle était venue tailler là-dedans. Elle était l’Ancienne de l’évolution qui venait faire une nouvelle trouée dans la vieille habitude rabâchée d’être comme un homme. Elle n’aimait pas les rabâchages, Elle était l’aventurière par excellence – l’aventurière de la terre. Elle arrachait pour l’homme le grand Possible qui battait dans sa première clairière et qu’il avait cru, un moment, prendre au piège de quelques machines. Elle arrachait une nouvelle Matière, libre, sans habitude d’être forcément comme un homme qui se répète à perpétuité avec quelques améliorations en transplantations d’organes et en circulation fiduciaire. En fait, Elle était là pour découvrir ce qui arrive après le matérialisme et après le spiritualisme, ces deux frères jumeaux. Car c’est pour une même raison que le Matérialisme s’écroule en Occident comme le Spiritualisme est en train de s’écrouler en Orient : c’est le temps de l’espèce nouvelle. L’homme a besoin de se réveiller, non seulement de ses démons mais de ses dieux. Une nouvelle Matière, oui, comme un nouvel Esprit, oui, parce que nous ne connaissons encore ni l’un ni l’autre. C’est le temps où la Science comme la Spiritualité, au bout de leur course, doivent découvrir ce qu’est VRAIMENT la Matière, parce que c’est là vraiment qu’est l’Esprit que nous ne connaissons pas. C’est le temps où tous les « ismes » de la vieille espèce s’écroulent : « L’âge du Capitalisme et des affaires tire à sa fin. Mais l’âge du Communisme aussi va passer... » C’est le temps d’une toute petite cellule pure QUI AURA DES EFFETS TERRESTRES, infiniment plus radicaux que toutes nos panacées politiques et scientifiques ou spiritualistes.
        
    Cette prodigieuse découverte, c’est toute l’histoire de l’Agenda."
     

     
    (Tiens, je découvre que comme moi elle est née un 21 février)

     

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  • http://revolution-lente.coerrance.org/images/Satprem/satprem%20-%201981%20-%20320.jpg

     

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    Ou ici (en partie)

     

     

     

     

     

    La Chanson  des Âges perdus

     

    Il y a quelque chose qui manque

    qui manque tant

    dans nos vies

     

    Une fenêtre qui s'ouvrirait

    un infini qui sourirait

    un coin du coeur

    qui s'enfoncerait

    dans Ta grande vague

    qui coulerait là

    comme à jamais

     

    Il y a quelque chose qui manque

    qui manque tant

    dans nos vies

     

    Un quelque chose qui est pour toujours

    qui comble chaque heure

    comme une musique connue

    comme une douceur perdue

    et retrouvée dans cet instant

     

    Il y a quelque chose qui crie

    qui crie tant

    dans nos vies

     

    Quelque chose qui n'est pas là

    et qui troue nos vies

    d'une peine sans nom

    d'un appel si vieux

    qu'il est comme toutes les peines

    du monde

    d'un appel si chaud

    qu'il est comme un amour

    sans fond

    pour toutes ces vies

    ces vies perdues

     

    Ah ! trouvera-t-on

    ce quelque chose qui manque

    qui manque tant

    dans une petite seconde

    comme dans les âges perdus ?

     

     

     


     



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  • Document audio pour compléter ces vidéos: "Quand tout s'écroule..."

     Interview de Satprem par David Montemurri, qui a servi de base au film L’homme après l’homme. – On n’est pas dans une crise morale, on n’est pas dans une crise politique, financière, religieuse, on est dans une crise évolutive. On est en train de mourir à l’humanité pour naître à autre chose…C’est ainsi que Satprem répond à David Montemurri qui lui pose, au cours de cet interview, un certain nombre de questions concernant la crise de la civilisation que nous traversons actuellement.

     

     

     

    Pris ICI

     


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    http://storage.canalblog.com/26/25/670430/73822757.jpg

     

     

     

    Reboise l'âme humaine comme si la guérison de notre société devait s'accomplir vite et de ton vivant; reboise et reboise encore, persévère, comme si tu savais que cette guérison ne se réalisera que dans des milliers d'années.

     

    Cette guérison que tu oses attendre pour dans des milliers d'années peut arriver demain, de ton vivant; l'espérer et la convoiter pour de suite, le souffle de la vie omniconsciente  peut te l'avoir dévolu pour dans des milliers d'années, dans une autre de tes vies.

     

     

    Interprétation du Karma 312 :

     

    N'imagine pas le temps et la manière dont sera réalisée cette guérison. Reboise et laisse le temps et la manière au souffle de la vie omniconsciente.

    Sri Aurobindo



     

     

     

     


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