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    Parfois nous avons l’impression de nous vider d’énergie. Si l’acupuncture peut nous aider à refaire circuler l’énergie dans le corps, la respiration peut nous servir à nous rééquilibrer.

    Une grande partie de l’énergie dont nous avons besoin vient des aliments que nous consommons et de l’air que nous respirons. […] Sept glandes dans l’organisme sont des centres d’énergie dans les divers systèmes du corps humain. Ces sept glandes par ordre ascendant dans l’organisme sont les suivantes:

    1. Les Glandes Sexuelles: La prostate et les testicules chez l’homme, les ovaires,l’utérus, le vagin et les seins chez la femme. Ces glandes sont responsables des secrétions d’hormone, de l’énergie sexuelle et de la reproduction. On appelle souvent la glande sexuelle le four, parce qu’elle est le feu ou le producteur d’énergie qui alimente les six autres glandes. L’ensemble de ces glandes est appelé « La Maison de l’Essence ».

    2. Les Glandes Surrénales. Ces glandes sont situées sur le sommet des reins, elles participent aux fonctions des reins, des os, de la moelle osseuse et de la moelle épinière. La cortisone détruit les glandes surrénales et provoque l’anémie et l’affaiblissement des os. On appelle l’ensemble des glandes surrénales « La maison de l’Eau ».

    3. Le Pancréas, aussi appelé « La Maison de la Transhumance ».

    Il joue un rôle important dans le contrôle du système digestif entier, ce qui comprend entre autre le contrôle de la température du corps, et des taux de glucose dans le sang. Par exemple si le pancréas est faible et commence a laisser échapper des secrétions, c’est-à-dire de l’insuline dans le flot sanguin, il neutralisera le sucre qui s’y trouve et provoquera une affection appelée hypoglycémie, qui est en fait une insuffisance du taux de glucose dans le sang. Une personne souffrant d’hypoglycémie a envie de nourriture et de sucreries. Ces substances pénètrent dans le flot sanguin et stimule le pancréas ce qui occasionne une nouvelle baisse du taux de glucose dans le sang. Après cette première étape, le diabète ou hyperglycémie risque de se développer. Si cela se produit, le pancréas se met à se détériorer. […] comme les sept glandes sont reliées les unes aux autres, un mauvais fonctionnement du pancréas entraine un déséquilibre des glandes surrénales. Et ce déséquilibre affecte a son tour les glandes sexuelles et les reins.

    4. Le Thymus. Il gouverne le cœur et le système circulatoire. On peut en vérifier l’état en exerçant une pression sur un point entre les deux mamelons. Si le point est tendre, le thymus ne fonctionne pas normalement, ce qui signifie que la circulation n’est pas normale non plus. Cette glande est appelée « La Maison du Cœur ».

    5. La glande Thyroïde. Elle veille au métabolisme des cellules dans l’organisme, et gouverne la croissance. On l’appelle « La Maison de la Croissance ».

    6. L’Hypophyse ou « La Maison de l’Intelligence » régit la mémoire, la sagesse, l’intelligence et la pensée. Elle est située à la base du crane, au centre de ce qui semble être un petit trou ou une indentation.

    7. La glande pinéale ou épiphyse, qu’on appelle « La Maison de l’Esprit » agit directement sur les autres glandes, par l’intermédiaire de ses secrétions. Située vis-à-vis du 3eme œil au centre de la tête, cette glande représente le centre psychique et spirituel du corps. […] On associe […] à l’intuition et la conscience a cette glande.1

    Les pratiques yogiques ou ésotériques visualisent des couleurs psychiques émanant de ces glandes, par exemple celles-ci  :

    1. Rouge pour les Glandes Sexuelles

    2. Orange pour les Glandes Surrénales.

    3. Jaune pour le Pancréas.

    4. Vert pour le Thymus.

    5. Bleu pour la glande Thyroïde.

    6. Violet pour l’Hypophyse.

    7. Et blanc pour l’épiphyse.

    Pour se réénergétiser par la respiration, le premier point est d’adopter une bonne posture.

    Ayez une assise stable, laisser le dos épouser sa courbure naturelle tout en allongeant doucement la nuque et en rentrant légèrement le menton, le regard plongeant à deux ou trois mètre devant soi sur le sol. Abaisser les épaules, tenez les mains posées sur les cuisses. Détendez votre visage, pour cela, les lèvres fermées mais non crispée, esquissez un léger sourire. Enfin poser votre langue derrière les dents de devant, du haut.

    Maintenant, venons en à la respiration. Il existe de multiples sortes de respiration.

    Respirer profondément a la vertu de provoquer un massage interne bénéfique dans une zone du corps souvent tendue : le ventre. Se concentrer sur la respiration est aussi un moyen très efficace pour chasser les idées noires et recentrer ses idées sur le présent.2

    Ultimement on laisse la respiration aller naturellement. Mais quand on a besoin de spécifiquement travailler sur les énergies on peut utiliser certains types de respiration.

    En voici un exemple.

    1. Inspirer par le nez, gonflez votre ventre, à la fin de votre inspire gonflez votre poitrine.

    2. Retenez l’air pendant quelques secondes, sans vous mettre mal à l’aise.

    3. Expirez l’air, pour être sûr de tout expirer contractez votre ventre.

    4. Restez quelques secondes (le temps qui vous semble convenable sans que cela soit désagréable pour vous) les poumons vides, le ventre légèrement contracté.

    Quand vous maîtrisez cette technique, vous pouvez l’accompagner d’une visualisation des couleurs et des glandes. Vous n’êtes pas obligés de visualiser chaque glande. Il suffit d’imaginer la zone global où elles se situent.

    1. Le bas du ventre pour les Glandes Sexuelles

    2. La zone du ventre pour les Glandes Surrénales.

    3. Le plexus solaire pour le Pancréas.

    4. La région cardiaque pour le Thymus.

    5. La gorge pour la glande Thyroïde.

    6. Le centre du crâne pour l’Hypophyse.

    7. Et le haut du crâne pour l’épiphyse.

    Maintenant commencez vraiment l’exercice, pour cela vous pourrez guider votre respiration comme indiqué plus haut mais en même temps visualiser l’air qui rentre des couleurs indiquées plus haut. Vous accompagnerez en imagination, chaque couleur jusqu’à la zone qui la concerne. Vous pourrez pratiquer de 2 à 4 respirations pour chaque couleur par exemple comme ceci

    1. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur rouge qui va jusqu’au bas du ventre

    2. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur orange qui va jusqu’à la zone du ventre.

    3. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur jaune qui va jusqu’à la zone du plexus solaire.

    4. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur verte qui va jusqu’à la zone de la région cardiaque.

    5. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur bleue qui va jusqu’à la zone de la gorge.

    6. Faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur violette qui va jusqu’à la zone du centre du crâne.

    7. Et enfin faites 2 à 4 respirations en 4 temps (comme indiqué plus haut) en visualisant l’air de couleur blanche qui va jusqu’à la zone du haut.

    Si vous pouvez ensuite prendre le temps (tout cela vous aura pris seulement entre 5 et 10 minutes), laissez aller votre respiration à son rythme. Sentez l’énergie qui rayonne dans et de votre corps. Et avec douceur, quand vous le jugez bon, quittez votre méditation et vaquez à vos occupations du moment. Vous pouvez pratiquer cette méditation tous les jours jusqu’à sentir en vous votre corps rayonner de joie et d’énergie.


    1   http://santenature.over-blog.com/article-la-theorie-des-7-glandes-108882701.html

    2   http://www.etre-bien-au-travail.fr/sante-et-travail/fiches-pratiques/7-exercices-de-respiration-pour-apaiser-ses-tensions-retrouver-force-et-concentration

    Pris chez Frédéric: https://fredericbaylot.wordpress.com/2017/10/29/respiration-reenergetisante/

     


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    Nous respirons continuellement depuis le moment de la naissance jusqu'au moment de la mort. Tout change entre ces deux pôles. Tout change, rien ne reste pareil.

    La respiration est le seul phénomène qui est constant de la naissance à la mort.

    L'enfant deviendra un jeune homme; le jeune homme deviendra vieux. Il tombera malade, son corps deviendra laid, usé; tout changera. Il sera heureux, malheureux, souffrant; tout continuera à changer. Mais quoi qu'il se passe entre ces deux pôles, il faut respirer. Heureux ou malheureux, jeune ou vieux, ayant réussi ou échoué; quoi que vous soyez, peu importe, une chose est certaine c'est qu'entre ces deux pôles que sont la naissance et la mort, vous devez respirer.

    La respiration sera un flux continu; aucun passage à vide n'est possible. Même si pendant un seul instant vous oubliez de respirer, vous ne serez plus. C'est pourquoi vous n'êtes pas obligé d'être attentif pour respirer, car ce serait alors difficile. Vous pourriez oublier de respirer pendant un moment et ensuite plus rien ne pourrait être fait. Ainsi, en fait, ce n'est pas vous qui respirez, parce que vous n'êtes pas requis. Vous dormez à poings fermés et la respiration continue d'elle-même; vous êtes inconscient et la respiration continue; vous êtes dans un coma profond et la respiration continue. Vous n'êtes pas nécessaire; la respiration est quelque chose qui continue malgré vous.

    C'est là l'un des facteurs constants de votre personnalité; c'est le premier point. C'est un phénomène très essentiel et fondamental pour la vie; c'est le deuxième point.

    Vous ne pouvez pas être vivant sans respirer. Ainsi, le souffle et la vie sont devenus synonymes. La respiration est le mécanisme de la vie et la vie est profondément en synchronicité avec la respiration. C'est pourquoi en Inde nous l'appelons prana. Nous avons donné le même mot pour les deux; prana signifie vitalité, le fait d'être vivant. Votre vie est votre respiration.

    Troisièmement, votre respiration est un pont entre vous et votre corps.

    La respiration crée constamment un pont entre vous et votre corps, vous connectant, vous reliant à votre corps. Non seulement le souffle est un pont entre vous et votre corps, c'est aussi un pont entre vous et l'univers.

    Le corps est simplement l'univers qui est venu à vous, qui s'est rapproché de vous.

    Votre corps fait partie de l'univers. Tout dans le corps fait partie de l'univers, chaque particule, chaque cellule. C'est la proximité la plus intime avec l'univers. La respiration en est le pont. Si le pont est brisé, vous n'êtes plus dans le corps. Si le pont est détruit, vous n'êtes plus dans l'univers. Vous vous déplacez alors dans quelque dimension inconnue; l'on ne peut alors plus vous trouver dans l'espace et le temps. Ainsi, le troisième point est que la respiration est aussi le pont entre vous, l'espace et le temps.

    Ainsi, la respiration prend alors tout son sens... c'est la chose la plus significative. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous vous retrouverez soudain dans le moment présent. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous parviendrez à la source de vie. Si vous pouvez faire quelque chose avec le souffle, vous pouvez transcender le temps et l'espace. Si vous pouvez faire quelque chose avec la respiration, vous serez dans le monde et aussi au-delà du monde.

    La respiration a deux aspects. L'un se situe là où elle rencontre le corps et l'univers et l'autre se situe là où elle rencontre vous et ce qui transcende l'univers.

    Nous connaissons seulement une partie de la respiration. Lorsqu'elle se déplace dans l'univers, dans le corps, nous la connaissons. Mais elle se meut toujours du corps au 'non corps', du ' non corps' au corps. Nous ne connaissons pas son autre partie. Si vous prenez conscience de l'autre part, l'autre partie du pont, l'autre pôle du pont, vous serez soudain transformé, transporté dans une dimension différente.

    Nul besoin de pratiquer un style particulier de respiration, une méthode particulière ou un rythme spécifique de respiration, non ! L'on doit prendre la respiration comme elle est, il suffit simplement de prendre conscience de certains aspects de la respiration.

    Certains aspects existent, mais nous n'en sommes pas conscients. Nous avons respiré continuellement et nous continuerons à respirer, nous sommes nés en respirant et nous mourrons en respirant, mais nous ne sommes pas conscients de certains points et c'est étrange. L'homme cherche, explore l'espace profond, l'homme va sur la lune; il essaie d'aller plus loin, de la Terre dans l'espace et il n'a pas encore découvert la dimension la plus proche de sa propre vie.

    Il y a certains instants dans la respiration que vous n'avez jamais observés et ces instants sont des portes; les portes les plus proches de vous, par lesquelles vous pouvez entrer dans un monde différent, dans un être différent, dans une conscience différente.

    Osho, Extrait de: The Book of Secrets

     

     


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    Videz-vous de tout.
    Laissez le mental s’immobiliser.
    Alors, les mille choses émergent et disparaissent d’elles-mêmes pendant que l’Être observe.
    Elles évoluent et arrivent à maturité pour ensuite

    retourner à la source.
    Et revenir à la source, c’est retrouver l’immobilité,

    qui est le propre de la nature... 

     

    Lao Tseu, Dao De Jing

     

     


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  • Anuloma VilomaIntroduction au pourquoi et comment de la technique du contrôle respiratoire

    Le yoga nous enseigne que notre corps physique est la matérialisation de deux corps subtils: corps astral et corps causal. Les trois corps sont divisés à leur tour en 5 couches allant du plus grossier au plus subtil: couche de nourriture, couche pranique ou énergétique, couche mentale-émotionnelle, couche d'intuition, et couche de félicité.

    Toutes ces couches sont profondément liées et fonctionnent par l’intermédiaire des réseaux et centres énergétiques des corps subtils, qui sont en rapport avec les nerfs, les plexus nerveux, la circulation sanguine, le système respiratoire, les organes et les glandes du corps physique.

    Pour la présente étude nous nous intéressons spécifiquement au corps énergétique, appelé aussi double éthérique du corps physique. Ce corps éthérique englobe, pénètre et déborde toute parcelle solide, liquide ou gazeuse du corps physique de quelques centimètres. Il fonctionne comme agent récepteur et distributeur de toutes les énergies qui animent l'être humain.

    Le corps dense et le double éthérique varient simultanément en qualité, c.à.d. en purifiant le corps dense, le corps éthérique est affiné automatiquement. Il est aussi l’intermédiaire entre le corps physique et les corps émotionnel, mental et astral. Il est important que ces corps fonctionnent ensemble en parfaite harmonie. Le corps éthérique est d’une texture atomique fine et serrée, normalement invisible, mais qui peut devenir visible et palpable au sensitif entraîné.

    Le nom sanskrit de l’enveloppe éthérique est Pranamaya Kosha, la couche composée de prana, d’énergie. Pranamaya Kosha est faite d’un réseau brillant de canaux subtils (Nadis) qui d’après les textes classiques de la Geranda Samhita sont au nombre de 72000 et émanent tous de la colonne vertébrale.

    Les Nadis s’entrecroisent et forment un filet lumineux. Chaque croisement est un noeud énergétique ou Chakra ce qui signifie roue ou disque tournant. Il y a 7 croisements majeurs, 21 croisements mineurs, et un chakra pour chaque articulation. L’énergie dans les chakras tourne en spirale et le diamètre de la roue varie de + ou- 5 cm à 15 cm suivant l’état de la personne. Les chakras ouverts et en bon fonctionnement tournent dans le sens de la montre et la personne a une claire perception d’elle-même et du monde qui l’entoure. Elle ressentira assurance, calme et paix.

    Un mot sur l’emplacement et la signification des chakras majeurs. Ils sont localisés le long de la colonne vertébrale. Les chakras s’ouvrent vers l’avant et vers l’arrière, le premier vers le bas et le septième vers le haut. Ils sont en relation direct avec les centres nerveux et certains organes du corps physique.

     

    NomEmplacementGlandes Endocrines
    Muladhara Coccyx Surrénales - maintiennent le mécanisme de vie dans le corps physique, fonctionnement cellulaire et température, et répondent aux situations de stress
    Swadisthana Organes Génitaux Gonades, Ovaires, Testicules
    Manipura Plexus Solaire Pancréas - rôle déterminant dans la digestion
    Anahata Coeur Thymus - croissance et système immunitaire
    Vishudda Gorge Thyroide et Parathyroide - contrôlent la croissance et le métabolisme
    Ajna Entre les Sourcils Pituitaire - stimule et harmonise toutes les autres glandes
    Sahasrara Sommet du Crâne Pinéale

     

    Chaque chakra représente des états de conscience différents. C’est une étude extrêmement intéressante et au niveau pratique la recherche de l’état de conscience équilibré est d’une importance primordiale pour un développement harmonieux de l’être humain.

    Dans le réseau de canaux subtils, il y a trois nadis principaux:

    (1) Shushumna Nadi

    double éthérique de la colonne vertébrale et Nadi central du réseau. Il correspond à la moëlle épinière. En son centre se trouve Vajra Nadi, qui contient Chitra Nadi, qui à son tour est traversé par un minuscule canal, Brahma Nadi à travers lequel Kundalini (la force cosmique endormie dans l’être humain) va s’élever pour monter de la base de la colonne vertébrale jusqu’au sommet de la tête.

    (2) Ida Nadi & (3) Pingala Nadi

    Ces 2 nadis entourent Shushumna dans un mouvement sinusoïdal qui part de Muladhara pour arriver à Ajna. Ils s’entrecroisent en chaque chakra majeur précédemment nommé.

    Ida aboutit à la narine gauche, Pingala à la narine droite. Ils correspondent aux ganglions sympathiques et parasympathiques du corps physique. Le bon fonctionnement de ce corps éthérique dépend à la fois de la pureté du réseau (Nadis et Chakras) et de celle de l’appareil respiratoire.

    A la base de cette pureté est un style de vie sain avec une nourriture saine, naturelle et riche en élément nutritif, une bonne oxygénation, un rythme de vie adapté au besoin de la personne: sommeil/éveil, activité/détente, certaines techniques du souffle, les actions de purification appelée Kriyas, la pratique des asanas.

    Quand le corps physique et le réseau éthérique sont ainsi purifiés et fortifiés, le vrai PRANAYAMA, le contrôle de l’énergie vitale par la rétention respiratoire (poumons pleins/poumons vides) et la capacité de diriger l’énergie par la pensée, peut transformer l’être humain dans un être rayonnant la lumière et répandant la félicité et la paix autour de lui.

    Avant d’arriver au vrai Pranayama avec de longues rétentions du souffle, l’élève devra se préparer soigneusement. On ne peut forcer l’énergie à passer par des canaux encrassés sans risquer d’y mettre le feu. Ces brûlures seraient des plus néfastes.

    La respiration est fondamentale à la vie

    Toute personne qui respire, vit et selon sa respiration vit plus ou moins bien. Ce sera utile de nous intéresser maintenant à notre habitude respiratoire. La respiration est-elle régulière, lente, profonde ou au contraire rapide, superficielle, arythmique, difficile etc.? Où est-ce que la respiration se localise-t-elle? Dans le ventre, dans la poitrine ou dans les épaules? Pouvez-vous aussi sentir la respiration dans le dos?

    Qu’en est-il du diaphragme? Ce muscle a une position profonde et centrale dans le corps. Il forme la voûte entre la cage thoracique et la cavité abdominale. Chez une personne vraiment détendue au niveau physique et mental, le diaphragme bouge sans restriction, descendant vers la cavité abdominale à l’inspir et remontant vers la cage thoracique à l’expir. Ce mouvement d’expansion et de contraction favorise l’entrée et la sortie de l’air contenu dans les poumons. La respiration amène du mouvement dans le corps physique et dans le corps énergétique et la vitalité monte instantanément.

    C’est ici même que vous allez commencer votre recherche pour mieux connaître votre habitude respiratoire et ceci surtout au moment du stress. Sachez qu’un stress réel ou imaginaire (peur, phobie, souci, anxiété) enduit des changements importants dans le fonctionnement du corps par l’intermédiaire du cerveau et des glandes.

    La respiration, comme d’ailleurs aussi les battements du coeur, qui sont contrôlées au niveau du tronc cérébral, sortent facilement de leur rythme équilibré à la moindre impulsion. Les muscles se contractent, s’adaptent au changement et sont prêts à agir…. Et bien souvent à cause de notre mode de vie plein de stimuli….ne se détendent plus.

    Des tensions restent, la respiration est limitée, superficielle, saccadée, inversée, trop rapide, hyperventilée, gelée etc. De tel respiration amène de la confusion dans tous les muscles respiratoires et éventuellement des tensions chroniques dans la nuque et dans les épaules, de l’indigestion ou une boule à la gorge, des difficultés de faire des mouvements coordonnées ou d’avoir des pensées coordonnées.

    Si la respiration est rapide et superficielle voire même hyperventilée, un déséquilibre au niveau de la composition du sang (manque de CO2) qui entraine une alcalinisation du métabolisme corporel peut s’installer. Un métabolisme trop alcalin apporte une augmentation du calcium dans les muscles et les nerfs. Ceux-ci deviennent hyperactifs: muscles tendus. Une surexcitation nerveuse entraîne des actions hâtives, de l’hyperactivité…etc.

    Nos émotions et nos comportements face aux sensations de douleur, plaisir, joie, souffrance, température, bruit etc. ainsi que notre posture corporelle et nos mouvements ont une grande influence sur la respiration et vice-versa.

    Il est d’une grande importance de consciemment se rendre compte de son schéma respiratoire en temps de stress et en temps normal. Voir si en temps normal, la respiration est calme et profonde pour une meilleure récupération et par la suite savoir contrôler sa respiration en temps de stress pour qu’elle nous soit toujours une aide de centrage et d’équilibre.

    Les respirations fondamentales

    Il est d’une importance majeure d’équilibrer le mouvement respiratoire par les respirations fondamentales.

    • La respiration diaphragmatique
    • La respiration complète (Ventre, basses côtes, hautes côtes)
    • Nadishodana, purification des Nadis

    La respiration diaphragmatique ou abdominale. Elle utilise et aère la partie inférieure des poumons. A l’inspir, le diaphragme descendant vers la cavité abdominale, le ventre se soulève légèrement. A l’expir, le diaphragme remontant vers la cage thoracique, le ventre rentre légèrement. Les moyennes et hautes côtes restent immobiles. Ceci est la respiration du repos, de la sérénité et de l’attention. Cette respiration repose l’activité intellectuelle et aide beaucoup à entrer dans des états méditatifs. Avec elle, on apprend aussi à utiliser le diaphragme, à lui donner souplesse et vie.

    La respiration complète. Elle utilise et mobilise la totalité des poumons, sans forcer leur capacité brutalement. Elle inclut la respiration abdominale, thoracique et claviculaire. A l’inspir, le bas des poumons se remplit d’abord en commençant par la respiration du diaphragme (abdominale), puis la région thoracique (côtes flottantes, basses, moyennes, et hautes) se remplit, et enfin, la partie claviculaire se remplit en terminant la prise d’air. Expir, même processus, en commençant par le bas des poumons (dépression abdominale) puis vider la région thoracique et vider la région claviculaire en terminant l’expulsion d’air.

    Cette respiration pratiquée de façon lente et profonde est très bénéfique à l’amélioration de la santé. Travailler progressivement à l’accroissement de la capacité pulmonaire et thoracique d’ouverture et de fermeture.

    Nadishodana. Elle est à la base du vrai Pranayama. Elle nettoie les conduits vitaux de tous les chakras. La respiration est lente et alternée, utilisant une narine après l’autre. C’est un souffle équilibrant.

    Note. Toutes les respirations peuvent s’accompagner de mudras, gestes ou attitudes qui sont empreints de significations symboliques et dirigent les énergies.

    Un exemple de Nadishodana

    Nadishodana

    Nadishodana s’accompagne d’office de 2 mudras.

    Main droite: en Vishnu Mudra. La main devant le visage, index et majeur vers la paume de la main, pouce et annulaire ouvrant et fermant alternativement narine droite et narine gauche.

    Main gauche: en Jnana Mudra ou en Chin Mudra ("geste de la connaissance")

    Jnana mudra: Le bout de l’index est en contact avec le haut de la phalange supérieure du pouce ou de la première articulation de la phalange du pouce; posez le dessus de la main avec les doigts ainsi placés sur le genou, paume ouverte vers le ciel, les autres doigts allongés.

    Chin mudra: même position des doigts mais en inversant la position de la main, paume retournée vers la terre.

    La narine droite est fermée avec le pouce de la main droite:

    Inspirez de la narine gauche durant 5 unités. A la fin de l’inspiration, fermez la narine gauche avec l’annulaire et libérez la narine droite. Expirez de la narine droite pendant 5 unités. Ré-inspirez par la narine droite, fermez la narine droite, ouvrez la narine gauche et expirez par la narine gauche pendant 5 unités. Faites 20 cycles complets en commençant par la narine gauche en première inspiration et 20 cycles complets en commençant par la narine droite en première inspiration.

    Ceci est Nadishodana de base. Cette respiration peut se pratiquer avec rétention du souffle poumons pleins, poumons vides, et à des rythmes différents, par exemple Nadishodana carré: Inspir 5 unités, rétention 5 unités, expir 5 unités, rétention 5 unités; ou Nadishodana rectangulaire : inspir, 5 unités, rétention 6 unités, expir 5 unités, rétention 6 unités.

    Ces 3 respirations peuvent se faire avec rétention du souffle. Il est préférable toutefois d’être très vigilant et utiliser les rétentions du souffle avec précaution, leurs répercussions - positives ou négatives - se retrouvant aussi bien au niveau physiologique que psychologique.

    Par les rétentions poumons vides ou pleins, le rapport oxygène-oxyde de carbone est changé, donc changement au niveau de l’oxygénation et de la circulation sanguine. Les rétentions du souffle ne doivent pas fatiguer ni occasionner des tremblements, étourdissements, pression dans la tête, ni chaleur anormale. Ceci sont des signaux d’alarme du corps, arrêtez d’urgence.

    Après intégration profonde de ces simples mais fondamentales techniques respiratoires, un travail plus intense peut être envisagé en utilisant les Bandhas. Avec l’utilisation des Bandhas: Jalandhara Bandha ou verrouillage du menton, Uddiyana Bandha ou contraction de l’envol et Moola Bandha ou contraction basale, on entre dans le vrai Pranayama, c.à.d. le contrôle et la manipulation de l’énergie.

    Utilisez et approfondissez les 3 respirations mentionnées en ajoutant une pensée et une attitude spirituelle. Laissez votre âme inspirer, laissez votre âme expirer, laissez par l’inspir et l’expir le divin s’éveiller en vous et humblement accueillez le Créateur en vous avec chaque respiration.

    Ainsi votre respiration portée par cette pensée mettra le souffle (prana, chi, énergie) en mouvement pour alimenter sainement vos centres énergétiques et la plus simple respiration deviendra source de bonheur, d’inspiration et d’épanouissement.

    Bibliographie: livres de yoga, santé et bien-être:

    • Abc des Chakras: Dominique Lecroq
    • Chakras et Santé: Gérard Edde
    • Kriya Yoga: Swami Hariharananda Giri
    • Kundalini: Les Secrets du Yoga: Gopi Krishna
    • Ways To Better Breathing: Carola Spear
    • Le Double Ethérique: A.E. Powell
    • Le Yoga, Guide Complet et Progressif: Centre Sivananda
    • Lumière sur le Pranayama: B. K. S. Iyengar
    • Souffles, Energies Et Chakras: Kaly
    • L'Art de la Respiration: Mazdaznan
    • The Breathing Book: Donna Farhi

     


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    Murmures dans le vent II Reproduction artistique

     C'est une respiration glottique, légèrement sonore, avec contraction de la gorge afin de ralentir l'entrée et la sortie du souffle. Favorise la concentration et aide pendant l'effort, renforce l'organisme. Des explications plus précises ici.

     

     

    Cette respiration, lors d'un weekend avec Lav Sharma, était réalisée de cette manière. Après environ 7 mn de chants de mantras , il explique qu'il faut programmer le temps de l' Ujjayî, donc de compter progressivement pour bien prolonger le souffle. Aussi, après avoir expirer à fond, il faut inspirer à fond rapidement. Et là le Ujjayî commence. Il compte jusqu'à 15 la première fois. Temps de pause, de relâchement, et à nouveau une grande expiration, une grande inspiration et cette fois jusqu'à 20. Puis 25, 30, 35, 40....

     

     

    "Si l'on ne décide pas du temps au départ on risque d'expirer très vite. Et c'est comme cela pour tout dans la vie. Si on a programmé d'être content on le sera car nous sommes responsables de nous-même. C'est notre propre interprétation, propre perception, propre conviction qui amène les différentes  couleurs à l'extérieur. Mais la tête cherche toujours la cause à l'extérieur. Chacun, dans le but décidé, va dans une direction. Ce que nous avons besoin dans ce but, c'est de souplesse, de douceur, et quand ça ne va pas pas, ça va toujours! Rires...."ça c'est facile à dire". "

     

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    Lav sharma pratique le Nâda Yoga. Le terme sanscrit  " Nâda " signifie " le son ", " la vibration sonore ". Chaque son contribue à la vibration primordiale de l'univers, d'où est née l'expression " NÂDA BRAHMA " qui veut dire " l'univers n'est autre que vibration sonore ".

    Ce weekend a permis de découvrir les éléments de base de la musique classique de l'Inde du nord, la notion d'un " Râga " (mélodie, gamme) et de se familiariser  avec le concept de l'onde sonore en tant qu'énergie créatrice.

    La pratique de postures corporelles (ÂSANAS), de respiration consciente (PRÂNÂYÂMA), de chant de mantras et de concentration (DHYÂNA) ont été l'occasion de faire l'expérience du lien étroit qui relie l'être humain au monde de la vibration sonore, de percevoir  dans quelle mesure les vibrations sonores peuvent engendrer un sentiment d'harmonie et de profonde paix intérieure.

    Lav Sharma nous a accompagné sur son Sitar, le luth typique de l'Inde du nord.

    Lav Sharma est né à Delhi, dans une famille d'artistes et de musiciens, ce qui lui a permis de grandir dans un entourage très favorable à sa sensibilité au monde vibratoire.

    En tant que jeune adulte, il a rejoint  l'institut de yoga traditionnel de  KAIVALYADHAMA, à LONAVLA,  près de MUMBAI. Après avoir reçu le diplôme de professeur de yoga, Lav Sharma a travaillé en tant que formateur dans le même institut durant plusieurs années.  Par ailleurs, il a collaboré dans un projet à la " National School of Drama " à Delhi, dans le cadre d'un projet de développement de " La créativité par le yoga et la musique ".

    Actuellement, Lav Sharma vit en France où il enseigne le yoga et la musique indienne, donne régulièrement des concerts.

     


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    Vidéos  ICI

     

    Je répondrai à vos commentaires bientôt! Merci!

     

     



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    Il y a trois éléments dans la respiration: corps, respiration et esprit. Si avec la respiration consciente vous générez l'harmonie, la profondeur, le calme, cette harmonie, cette profondeur, ce calme, vont pénétrer votre corps et votre esprit. Ce qui se passe dans un des trois éléments pénètre les deux autres. Si vous pratiquez, vous avez pu constater que c'est une réalité. Si vous générez la paix dans la respiration, elle imprégnera votre corps et votre mental.

     

     

    "Toucher la vie" Thich Nhat Hanh



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  • http://wellnessfrominside.typepad.com/.a/6a010536dcacac970b01543607ba82970c-320wi

     

    Il est une fonction naturelle du corps, et une expression de la vie.  

    L'inspiration est un phénomène actif, nécessitant une mobilisation d'énergie. Elle est un équivalent d'action.  

    L'expiration est un phénomène passif. Elle est un équivalent de la non-action.  

    Le moi, dans ses tendances au contrôle, perturbe la fluidité naturelle de ce mouvement.

    En écoutant le souffle, vous reconnaissez les résistances à la fluidité.

    Dès qu'une résistance est reconnue, sentie, elle cède, tout du moins partiellement.

    Lorsque l'écoute est prolongée, le souffle habité, ce va et vient devient aussi fluide que le mouvement des vagues sur une mer calme.

    Vous vous découvrez alors comme étant ni l'inspir, ni l'expir, mais le connaisseur des deux, le regard qui les contient.

     

    C'est pour cela que l'intervalle entre la fin de l'expiration et le début de l'inspiration est une fenêtre ouverte sur la réalité ultime.  Cet intervalle est libre de pensée, de tension et d'intention. Il est un reflet et un prolongement de la nature pleine et silencieuse de l'être.

     

    Jean-Marc Mantel

     


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    http://www.journaldesfemmes.com/beaute/minceur/10-astuces-pour-avoir-de-jolies-jambes/image/respirez-855141.jpg

     

     

     

    L'exercice n°8 est ici

     

     

    Voici un exercice intéressant à réaliser pour remonter ses énergies et pour évacuer les énergies viciées de l'organisme.:

     

    Installez-vous confortablement sur un siège ou dans un fauteuil et inspirez profondément par le nez en gonflant le ventre. Une fois l'inspiration terminée, bloquez la respiration en inspiration profonde pendant quelques secondes. Pendant ce temps, visualisez que l'énergie présente dans l'air inspiré, se diffuse dans l'ensemble du corps.

     

    Ensuite, après 3 ou 4 secondes de blocage, il faut expirer l'air par la bouche en visualisant l'évacuation des énergies viciées du corps avec l'air expiré.

     

    Réalisez 3 ou 4 respirations de suite, mais pas davantage pour éviter les hyperventilations pouvant être néfastes à l'équilibre du corps.

     

       

     

    L'exercice n° 6 est ici

     

     

     


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    I- Généralité


    La respiration est un domaine où, d’une technique à l’autre, circulent beaucoup de règles arrêtées et peu fondées ; certains préfèrent utiliser l’inspiration pour s’installer dans une posture, d’autres privilégieront l’expiration. Nous entendons souvent parler que pour bien respirer, il est nécessaire de respirer par le ventre. Ailleurs on pense le contraire, il faut absolument développer la respiration costale.

    En règle générale, l’occidental attribue la primauté à l’inspiration. Le Yoga, au contraire, affirme que toute bonne respiration commence non seulement par une expiration complète mais qu’il est aussi fondamental de respirer uniquement par le nez. (Voir plus bas, pourquoi respirer par le nez?). L’indien tient compte également de la grande symbolique de la respiration, « donner pour ensuite recevoir ».

     

    Il y a deux grands types de gestes respiratoires :

    • Ceux qui se servent des côtes, ils les ouvrent à l’inspire et les ferment à l’expire,
    • Ceux qui se servent du caisson abdominal, le ventre se bombe à l’inspire et se rentre à l’expire.

    Ces deux types de respiration correspondent à deux façons fondamentales différentes de mobiliser les poumons.
    Ils peuvent se mixer et se combiner de toutes sortes de manières, ce qui va donner quantité de respirations. Il n’y a donc pas de bonne et de mauvaise respiration.


     

    II- L’action bienfaitrice de la respiration


    Sur le plan physique :


    • Apport d’oxygène au sang, élimine les déchets gazeux et donc purifie le sang et l’organisme,
    • Brassage des différents organes, régule les fonctions digestives et améliore le transit, action essentielle sur l’assimilation des aliments et la combustion des graisses,
    • Régule le fonctionnement du cœur, le soulage.

     

    Sur le plan psychologique :

    • Calme le mental, diminue le stress è élimine blocage et tensions,
    • Améliore la concentration et l’attention, développe le système sensoriel,
    • Equilibre le système neurovégétatif, système sympathique et parasympathique

    III- La respiration et le Yoga


    C'est la « clé de voûte » du Yoga.

    Nous essayons d’installer un souffle de qualité, une respiration lente, régulière, silencieuse et ample à la fois. Chacun à sa manière respire en mobilisant plus ou moins toutes les parties du buste, les zones hautes  comme les zones basses.

    En Yoga, nous distinguons 3 types de respiration, ou 3 différents étages respiratoires:

    • La respiration abdominale ou diaphragmatique. Le diaphragme s’abaisse au moment de l’inspiration, l’abdomen se bombe. C’est de cette façon que respire la majorité des hommes. C’est la façon la moins mauvaise de respirer. La base des poumons se remplit d’air, le diaphragme descend dans la cavité abdominale provocant un massage doux et constant des organes.
    • La respiration costale s’effectue en écartant les côtes, en dilatant la cage thoracique comme un soufflet. C’est la respiration athlétique. Le bas des poumons n’est pas ventilé.
    • La respiration claviculaire. L’air pénètre dans les poumons en soulevant les clavicules. Seule, la partie supérieure des poumons reçoit un apport d’air frais. C’est la moins bonne façon de respirer.

    La respiration complète : elle englobe les trois modes de respiration qu’elle intègre en un seul mouvement ample et rythmé.

    Le rythme de notre respiration change avec nos pensées et avec nos émotions.
    D'autres rythmes sont également concernés par cette modification, comme nos mouvements viscéraux et le battement de notre cœur qui est le mouvement intérieur le plus perceptible.
    Il existe donc une corrélation étroite, facile à observer entre :

    Cependant, la respiration a une particularité. Elle peut être soumise, à n'importe quel moment, au contrôle de notre volonté, c'est-à-dire à notre esprit.
    En effet, la  respiration est la seule fonction sur laquelle nous pouvons avoir une action directe à tout moment.

    Elle occupe donc une place privilégiée, elle constitue le lien entre le corps et l'esprit.
    Si les mouvements de l'esprit et les émotions ont une influence sur notre respiration, nous pouvons à l'inverse influencer notre état mental émotif en modifiant la respiration.
    Des recherches récentes effectuées dans ce domaine par l'école française de kinésithérapie, ou médecines manuelles, ont souligné l'apparition fréquente de « phéno-spasmes » (contraction et altération du diaphragme, principal muscle respiratoire) parmi les patients souffrant d'anxiété.

    Devenir attentif à sa respiration peut être une grande découverte, voire même une vraie révolution.
    Sur le tapis, l'exercice de la respiration nous donne le temps de goûter l'air que nous inspirant puis le temps de le laisser filer tranquillement dans le temps de l'expiration. Et nous nous rendons compte que la respiration, tout naturellement et progressivement se ralentit. Pour cela il est nécessaire simplement de demeurer dans la conscience de la respiration.
    Etre attentif à l’air qui pénètre dans les narines, et à l’air qui ressort des narines.
    Etre dans la sensation corporelle de ce qui se "déplie" à l'inspire et de ceux qui se "replient" à l'expire avec douceur et fluidité, sans secousse, sans saccade, sans arrêt.

    Et petit à petit, par votre attention, votre vigilance, un souffle de qualité s’installe, lent, régulier et ample à la fois. Le mental est enfin à l’arrêt et n’utilise plus d’énergie pour créer les pensées. Le rythme cardiaque peut ralentir. Le régime économique est installé.

    "Laissez-vous inspirer silencieusement comme si vous cherchiez à sentir le parfum d'une fleur aussi longtemps que possible et expirez délicatement comme si vous pouviez souffler sur la flamme d'une bougie sans la faire vaciller".


     

    IV- Pourquoi respirer par le nez ?


    Il vaut mieux respirer par les narines, qui filtrent les grosses impuretés, et elles permettent également un réchauffement de l'air.
    Il existe dans le nez des terminaisons nerveuses réflexes qui commandent le diaphragme. Les grands sportifs portent des écarteurs de narine pour courir, et on a pu mesurer que cet accessoire augmente de 40 % l'oxygénation d'effort.
    En respirant par le nez, nous stimulons à chaque souffle notre hypophyse qui est le principal régulateur de notre système endocrinien, puisque les voies respiratoires du nez longent la base du crâne en stimulant également notre cerveau.

    Le fait de respirer par le nez, ralentit les pensées et nettoie le nez et prévient efficacement les rhumes.

    Le yoga nous apprend aussi qu’en inspirant, nous captons dans cet air le " prâna ", c'est-à-dire l'énergie de vie que nous avons besoin et qu'en expirant, nous permettons au "prâna" de se diffuser dans tout notre corps. Aussi, en respirant plus lentement nous donnons le temps de mieux capter et de mieux diffuser le "prâna".
    Tout comme vous devez inspirer par le nez pour sentir une odeur, il faut également inspirer par le nez pour absorber le maximum de prâna, car c’est derrière le nez que se trouvent les organes olfactifs à travers lesquels le prâna passe pour atteindre le système nerveux central et le cerveau.

     

     

    V-Les techniques de base


    1-Travail sur l’expiration

    a) Le déplacement du négatif, blocages, tensions, crispations.

    "Faites comme si vous inspirez par le sommet de la tête et expirez dans chaque partie du corps, dans les zones d’accumulation de tension :
    Tout d’abord dans la tête en prenant soin de relâcher tous les muscles sous la peau, détendre le maxillaire inférieur,
    Ensuite,  le cou, la gorge, les épaules en laissant s’enfoncer les épaules;
    Et pour finir, l’abdomen, et le fond du ventre jusque dans les jambes jusqu’au bout des pieds,
    Prolongez l’expire et expirez  à chaque fois dans ces zones, comme si votre souffle chassait toutes les tensions, comme un fluide qui coule dans tout le corps emportant toutes les tensions, ouvrant tous les barrages",

    Totalisation ensuite de l’ensemble du corps

    Nota : cette technique peut également se faire en appliquant les mains sur la partie que vous voulez soulager et en marquant la fin de l’expire et de l’inspire par un petit temps de suspension de souffle (1 à 2 secondes max).
    Il est important pour terminer de laisser s’éveiller un sentiment de bonheur vital.  

    b) Pour se calmer, pour se relaxer profondément, stimule le parasympathique;
    "Inspirez naturellement comme si vous inspiriez par le sommet de la tête et expirez jusqu’au fond du ventre, dans les tissus et cellules les plus profondes en allongeant l’expiration".  Pas de limite de temps pour cet exercice. 

    c) Pour rétablir ou redonner de la confiance en soi,

    Inspirez puis à chaque expiration, laissez glisser cette phrase, en formulation mentale, « j’ai confiance en moi ». Plusieurs fois à chaque expire.

     

    2- Le travail sur l’inspire

    Pour re-donner de l’énergie et stimuler le système sympathique:
    "A chaque inspire, insoufflez la vie dans chaque partie du corps et à l’expire un sentiment de bonheur vital".  


     

    VI- Comment respirer ? du Dr Bernadette de Gasquet


    Si je vous dis, comme au cours de gymnastique, de respirer à fond que faites-vous ?
    Vous inspirez, en soulevant les épaules, la poitrine, puis vous vous effondrez en soufflant. Donc votre ventre est entré à l'inspiration, ressorti à l'expiration, juste l'inverse de la physiologie.
    En effet, c'est toujours comme ça qu'on respire à la gym.

    Alors il faudrait d'abord gonfler le ventre ?

    Surtout pas, c'est très désagréable et ça pousse sur le ventre au lieu de détente. Il ne faut pas non plus expirer en rentrant le nombril, c'est beaucoup trop haut, on se plie en deux et on pousse vers le bas.

    Mais alors que faut-il faire pour bien respirer?

    D'abord s'étirer, quelle que soit la position, et toujours commencer par l'expiration :

    • Premier principe : commencer par l'expiration, c’est-à-dire serrer la ceinture « taille basse » pour remonter les organes abdominaux, et chasser l'air. Si vous êtes à la verticale (debout, assis), cela donne l'impression de remonter le bébé et de ne jamais descendre sur lui. Expirer, c'est grandir, mincir, et non se tasser et sortir le ventre comme dans le modèle de la gym.

      Pour mieux remplir il est nécessaire de bien vider
      Dans le Yoga il y a une grande symbolique : donner pour ensuite recevoir.

    • Deuxième principe : l'inspiration est passive, pour éviter les surpressions dans le bas ventre. Il n'y a aucun effort à faire, seulement à "relâcher l'éponge", relâchez le ventre cela se fait tout seul.
    • Troisième principe : lutter contre la pesanteur, si les autres mammifères n'ont pas de problèmes respiratoires, ni de problèmes de dos, c'est qu'ils sont à quatre pattes. En nous redressant, nous avons ajouté un obstacle : la pesanteur. Il faudra donc l'intégrer, afin de ne pas de l'aggraver, mais de chercher au contraire à en éliminer les effets. Le tube de dentifrice, (voir dessin).

    Il faut donc penser au périnée en respirant.

    • Contractez bien le périnée d'abord, puis commencez à serrer le bas du ventre, en expirant,
    •  relâchez le périnée, sentez bien cette redescende du plancher et laissez le ventre se détendre, l'air entrer dans les poumons.

     Ainsi, l'expiration comme l'inspiration partent du périnée qui est une sorte de starter.

     

     

    Le diaphragme

     

    I- Introduction 

    C’est un muscle du système autonome, il n'est pas nécessaire de commander sa contraction. Heureusement sinon nous serions obligés de penser à respirer de jour comme de nuit.

    Il joue aussi un rôle de pompe et va aider le cœur à assurer le retour veineux.
    Pour bien respirer il est nécessaire d'effectuer une inspiration abdominale, c'est-à-dire sentir le ventre qui se gonfle et l'expiration doit venir du fond du ventre c'est-à-dire du périnée et pour éviter le problème du tube de dentifrice, (voir lien: la respiration), une hyper pression à chaque fois sur le périnée.

    Pour que le « piston diaphragme » puisse se mobiliser correctement, il est indispensable que la statique soit bonne.
    Une posture cambrée, un dos rond tassé ne permettent pas une respiration libre. Essayez de respirer à fond en étant enfoncée dans le canapé, vous sentirez tout de suite un blocage.

    La respiration fait partie de la fonction de nutrition et d’élimination et pour mettre en mouvement cette fonction, il existe 2 catégories de muscles, elles mêmes réparties en 4 groupes. Voir tableau plus bas.

    II- Description

    Le diaphragme est le muscle principal de la respiration. Il est large et mince et sépare horizontalement le tronc en deux cavités :

    • le thorax (poitrine)
    • l'abdomen (ventre), dont la contraction permet l'inspiration (par l'augmentation du volume du thorax).

    Il forme à la base du thorax, une coupole musculo-aponévrotique  percée de plusieurs orifices permettant le passage de :

    • De l’œsophage
    • De l’aorte abdominale
    • Du canal thoracique
    • De la veine cave inférieure

    a) Les insertions:

    Il est attaché :

    • À la paroi abdominale,
    • Aux vertèbres lombaires,
    • Aux dernières côtes,
    • Au sternum
    • Au péricarde du coeur par un tissu tendineux

    Les insertions sont de 3 types :

    Sternales:

    • par des faisceaux très courts, grêles. Ils délimitent la fente de Marphan, et sont bordés par les faisceaux costaux.

    Costales:

    • La face endothoracique des côtes
    • Du 7em au 9em cartilage costal  et la 10eme côte
    • Sur l'arcade costale de la 1ere côte
    • Sur l'arcade du carré des lombes (qui devient le ligament arqué latéral)

    Vertébrales: naissent de piliers fibreux

    • Pilier droit: sur la face ventrale des corps vertébraux de th12 à L3.
    • Pilier gauche: sur la face ventrale des corps vertébraux de th12 à L2.

    b) Sa forme:

    En forme de dôme, a convexité supérieure, les fibres du diaphragme se réunissent en un centre, sur un tendon aplati et circulaire, point culminant de cette coupole : le centre phrénique.

     

     

     

    Il est comparable à l’image d’un trèfle à quatre feuilles :

    • Quatre feuilles représentant quatre corps musculaire
    • Une tige et les espaces entre les 4 feuilles représentant les bandelettes fascio-aponévrotiques du muscle. La tige pourrait représenter la suspension du muscle au médiastin ainsi que son lien avec le système fascia global du corps.

    Il comprend 2 parties :

    •  
      • Une partie centrale, charnue, tendineuse : le centre sphérique (partie claire sur le dessin fig 3)
      • Une partie périphérique musculaire, s’insérant tout autour du thorax avec :
        • Les six dernières paires de côtes
        • L’appendice xiphoïde
        • Le rachis lombaire par les piliers du diaphragme.

     

    c) Le diaphragme relié à la colonne vertébrale

    Théoriquement, se sont les insertions vertébrales (D12, L1, L2, L3) du muscle.
    En réalité, les mouvements s’échelonnent sur 10cm de long, au point d’inflexion de la zone vertébrale du diaphragme : D12, L1, L2, dite zone libératoire du diaphragme

    Le diaphragme est commandé par les nerfs phréniques sortant de la 4eme vertèbre cervicale.
    Il faut donc débloquer C4, et toute la zone cervicale, puis libérer la zone mécanique D12, L1, L2, si l’on veut avoir une action thérapeutique complète sur ce muscle et donc sur la respiration en général.

    On comprend que, dans une conception juste de la biomécanique du corps, tout se tient et qu’une bonne respiration ne dépend pas uniquement d’un bon diaphragme et d’une bonne éducation respiratoire, et que l’entraînement doit toujours être complémentaire avec une vision globale de la pratique :

    • Bonne colonne vertébrale
    • Bons abdominaux
    • Bonnes narines etc.

     

     III- Fonction: son mécanisme respiratoire

    C’est le principal muscle inspiratoire, second cœur, sans lequel la respiration n’est plus possible.

    Dans un premier temps lorsqu’il se contracte, il s'aplatit et l’ensemble des insertions périphériques inférieures est fixe, et le raccourcissement musculaire entraîne une descente du centre phrénique.
    Un vide se crée dans la cavité thoracique et exerce une pression dans la cavité abdominale.  Le vide est comblé par l'expansion du tissu pulmonaire et l'air inhalé.

    Cette poussée abdominale déclenche, entre autres, une intervention synergique, en partie par réflexe myotatique du muscle transverse.
    Cette descente provoque une augmentation de la pression intra-abdominale.
    Le contenu abdominal et le muscle transverse forment alors un point d’appui fixe au centre phrénique déjà stabilisé par la résistance à l’élongation des fascias vertébraux du médiastin auquel il est suspendu.
    A partir de ce moment là, les points qui étaient mobiles (le centre phrénique et le contenu abdominal) deviennent fixes et les attaches costales du diaphragme s’étirent.
    L’appui du centre phrénique sur le contenu abdominal fait intervenir :

    • Le muscle transverse,
    • Plus ou moins les autres muscles abdominaux (obliques et grands droits),
    • Les muscles du périnée.

     

    La pression exercée sur le bas de l'abdomen favorise l'accouchement et la défécation.
    Quand le diaphragme se relâche et reprend sa forme de dôme, l'air est repoussé (expiré) et les poumons se contractent.
    Bien que les muscles intercostaux et abdominaux fonctionnent également lors de la respiration, pendant le sommeil, la respiration est essentiellement due aux contractions du diaphragme.

    La convexité de la coupole s’explique :

    • Par l’existence d’une pression intra thoracique négative, qui joue le rôle de la force d’aspiration
    • Par la pression des viscères, et de la paroi abdominale qui le repoussent vers le haut
    • Par la suspension du diaphragme et plus particulièrement du centre phrénique à l’ensemble membraneux, fascia.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le diaphragme, muscle essentiel de la respiration, agrandit le thorax dans ses 3 diamètres.

    1-Diamètre vertical :

    En se contractant, il abaisse son centre et ainsi, allonge le diamètre vertical. Il agit alors comme un piston glissant dans un corps de pompe. L’abaissement se trouve limité par la mise en tension des éléments du médiastin auquel il est suspendu, et la présence des viscères et des muscles abdominaux, sur lesquels il s’appuie

     

    2-Diamètre transversal inférieur

    A partir du moment où le diamètre vertical se trouve au maximum de son ouverture, le centre phrénique s’appuie sur la masse abdominale, maintenu par les fibres du médiastin, il devient le point fixe, à partir duquel les fibres musculaires agissent pour élever les côtes. Ainsi le diaphragme agrandit le diamètre transversal du thorax inférieur. Les côtes inférieures se déplacent dans l’espace en un mouvement dit en « anse de panier ».

     

    3-Diamètre antéro-postérieur

    Par son action sur le sternum, il élève les côtes supérieures, provoquant l’allongement du diamètre antéro-postérieur. Le mouvement est dit « bras de pompe », ou de haut en bas, et d’avant en arrière.

    En fait ces mouvements se font simultanément.

     

    Les autres actions que celles liée à la respiration :

    Le diaphragme est le grand ouvrier de la respiration, donc de la vie

    • Il délimite le monde de la respiration en haut et celui de la digestion en bas.
    • Il masse sans cesse les organes, favorisant l’absorption de l’oxygène et le dégagement du gaz carbonique.
    • Il permet un contrôle du trac, car son point d’attache frontal correspond au plexus solaire, qui est un centre énergétique important, siège de nos émotions. Travailler au maintien du calme du diaphragme va donc nous permettre du même coup de maîtriser nos émotions et de pouvoir mieux gérer notre trac.
    • Il permet d’abaisser volontairement notre rythme cardiaque en maîtrisant la vitesse de l’inspir et de l’expir et ainsi de maintenir ou de retrouver un calme physique, même dans une situation stressante.
    • Il sépare les chakras du haut et ceux du bas, c’est un muscle qui ne s’arrête jamais, de la naissance à la mort.
    • Il fonctionne seul, mais peut être soumis à la volonté.

     

     

     

    La respiration

    Bibliographie.

    Respiration, anatomie et geste respiratoire,  Blandine Calais-Germain 2007
    Bien-être et maternité, Bernadette de Gasquet, 2009
    Anatomie fonctionnelle, Adelbert Kapandji, 2007
    Manuel de Yoga, Roger Clerc, 1998

     

    Source

    ...Qui n'existe plus, donc plus d'images

     

     



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