• Le chemin que je découvre

     Le chemin que je découvre est celui du quotidien. Sans religion, ni croyance particulière. C’est un chemin dénué d’extraordinaire, habillé d’ordinaire. C’est un chemin de vie parmi tant d’autres, ni plus, ni moins.

    Chaque jour est un jour nouveau. Je me lève et une nouvelle journée commence. Je me regarde et observe mon comportement sans jugement. Chaque jour j’apprends. Lorsque je juge et que la colère ou l’impatience me gagnent en soulevant les voiles de la tourmente, ou lorsque je souris, je m’observe, tout simplement. Chaque journée m’apprend à vivre un peu plus en conscience, à mon propre rythme. Je n’attends rien. Je n’apprends rien si ce n’est l’acceptation et le pardon.

    Le chemin ne s’achète pas, il se vit. C’est un lien que l’on établit avec une part si intime et si profonde de soi-même que ce serait trahison de la monnayer. Elle est inestimable et sans prix.

    Le chemin que je découvre

    Le chemin que j’entrevois lorsque j’ouvre les yeux, reste pragmatique et accessible à tous, sans distinction d’aucune sorte. C’est un chemin pétri de bon sens et de simplicité qui permettent d’accéder à une réelle liberté inconditionnelle au travers de l’apprentissage du non-attachement.

    Cette liberté demande intégrité et honnêteté envers soi-même; de la transparence. Elle se cultive au quotidien. Une période de sevrage est souvent nécessaire. Elle nous apprend à désapprendre et dénouer les liens qui nous retiennent prisonnier de nos automatismes afin de laisser notre barque ouverte et offerte aux vents du grand large.

    On ne choisit pas ce chemin. C’est le chemin qui nous choisit si nous savons lui prêter une oreille attentive. Ce n’est pas un choix de raison ou de déraison. C’est une évidence de cœur.
    C’est un dialogue qui s’ouvre entre soi et le monde. Il permet de regarder le fleuve et la fleur avec des yeux innocents, sans jugement, sans présupposer aucun, avec un regard d’enfant. Un regard qui ressemble à une prière…

    Ce qu’enseigne nombre de sciences contemporaines à nouveau émergentes, c’est que l’Univers, et donc notre monde, est constitué d’énergie et que cette énergie possède une conscience.
    Du règne minéral, jusqu’à l’homme, toutes les manifestations de la vie sur terre sont des déclinaisons d’une même Conscience.

    Le chemin que je découvre

    Cela implique qu’une communication devient envisageable et possible entre ces différents états de conscience. Et ceci ouvre de nouvelles portes.

    Si l’on accepte de remettre en cause ses acquis et ses habits de raisons, de réapprendre à observer le monde en faisant taire son mental, un champ infini de possible commence alors à germer… Ici et maintenant, dans ce présent qui accompagne notre propre conscience.

      Il y a ici et maintenant, la plus belle des promesses, celle qui pose une union ordinaire et cependant sacrée entre nous et le monde. Aujourd’hui, et plus que jamais, cette union commune, cette co(m)-union est en train d’éclore dans le terreau de notre vie et nous en sommes tous les acteurs privilégiés et l’intelligence motrice. Un cycle se termine pour en accueillir un autre…

    Il y a là un défit pour certains, une évidence pour d’autres, mais en tous les cas un avenir et une promesse pour tous…

    Sur ce chemin, qui reste parfois un chemin de croix et de solitude, nous ne sommes jamais seuls. Et pour guérir il est parfois nécessaire de tomber malade…

    Nous pouvons tenter de comprendre et de connaître dans ses moindres détails l’histoire du monde. Cela nous prendra du temps, mais cela reste dans le domaine du possible. Nous pouvons amasser des montagnes de connaissances et être celui qui sait. Nous pouvons essayer de comprendre les intrigues de notre monde afin de combattre les injustices et être celui qui brandit l'épée de la justice, nous pouvons même espérer 2012 comme une concrétisation de nos plus beaux espoirs.

    Le chemin que je découvre

    Mais tout cela ne remplacera pas, et ne nous dispensera jamais de tourner notre attention à l’intérieur de nous-mêmes afin de nous observer et mieux nous connaître. Tout cela ne remplacera jamais le fait de vivre pleinement notre vie afin d’expérimenter et de mûrir.
    Nous portons, au plus profond de nous, nos plus belles promesses, à nous de les découvrir et de les mettre en lumière, de les faire éclore dans le terreau du monde. Et cette mise en lumière passe par le vécu et les défis, petits ou grands, du quotidien qui nous livrent le miroir de nos propres aspirations.

     Alain Degoumois


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  • L'instant présent est débordant de joie

     C'est inouï la joie que nous gâchons à chaque instant par nos constructions mentales.

    L'instant présent est débordant de joie, et nous travaillons très fort à le gâcher, dans le but d'arriver, peut-être un jour, à une joie très quelconque et extrêmement fugace.

    Donc, toujours revenir à ce qui est là, maintenant.

    Il faut persister en cela. Comment y arrive-t-on ? Seulement si il y a de l'enthousiasme, de la passion, pour la liberté.

    Dans toutes les sphères d'activité - en art, en science, dans les domaines techniques-, ce sont des gens passionnés qui ont fait des découvertes et permis des transformations durables dans l'humanité."

    Jean Bouchart d'Orval, Au coeur de l'instant


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  • Résultat de recherche d'images pour "joy"

    Explorer la dépendance requiert, tout d'abord, de l'observer. Comment pourrait-on explorer une chose sans l'observer en premier ?

    Observer veut dire voir. Voir se réfère à la vision. La vision implique un sujet qui voit et un objet qui est vu. Le voyant, le vu et la vision constituent ainsi un trio inséparable.

    Le vu ici est l'ensemble des conditionnements de la personnalité. Le voyant est cela qui les perçoit. La vision est ce qui relie les deux.

    La dépendance est aussi une reliance. Elle unit un sujet dépendant à un objet de dépendance.

    Dans le cas qui nous intéresse, le sujet se nomme "moi". Il est un personnage, le personnage central de notre histoire.

    L'objet de dépendance se relie au sujet par le corps. Peut-on imaginer de dépendre de quelque chose sans qu'il y en ait un ressenti corporel ? Peut-on ressentir le chagrin du voisin sans se projeter à sa place et expérimenter dans notre corps ce qu'il ressent ?

    Le corps est donc un passage obligé. Il utilise les sens pour relier le dedans au dehors. Sans les sens, pourrait-on percevoir, sentir, goûter, palper, vibrer ? Les sens sont donc aussi nécessaires au corps que la fenêtre l'est à la maison. Une maison sans fenêtre n'est plus une maison, mais une cave. Un corps dépourvu de sens n'est plus un corps, mais un cadavre.

    La sensation est ainsi un intermédiaire nécessaire à la dépendance. C'est elle qui relie le sujet qui dépend et l'objet dont il dépend.

    Il existe des sensations dites agréables et d'autres dites désagréables. Cette notion est subjective, car ce qui est agréable pour l'un peut être désagréable pour l'autre, et vice-versa.

    Concernant les sensations désagréables, elles ne sont pas, en principe, l'objet d'une relation de dépendance, mais plutôt d'éviction.

    Les sensations agréables sont, elles, au cœur de la dépendance. Peut-on imaginer un breuvage qui ne déclencherait que souffrances ? Il n'encouragerait guère à en devenir dépendant. Par contre, si ce même breuvage nous transporte dans des états enchanteurs, il devient alors un objet d'attachement. Ce n'est pas le breuvage lui-même qui l'est, mais l'état dans lequel il nous transporte.

    Pourquoi un état devient-il attachant ? Parce qu'il est assimilé à une expérience de plaisir.

    Le plaisir est une sensation particulière. On pourrait la nommer vibration, tant elle transporte les sens dans un royaume qui lui est propre.

    Selon le lieu où cette vibration est ressentie, l'objet de plaisir se transforme. Lorsque la vibration est expérimentée à la base du corps, c'est toute la sexualité et ses jouissances plus ou moins raffinées qui sont évoquées. Le frottement crée le feu, comme le fait le silex. Que la vibration monte d'un étage, et ce sont les "tripes" qui sont affectées, cette tension particulière que connaît et cherche l'amateur de risques, de dangers insensés. Qu'elle monte encore d'un cran, et ce sont les délices gustatifs qui sont concernés, reliant la bouche, porte ouverte du dehors vers le dedans, et l'intestin, porte ouverte du dedans vers le dehors. Qu'elle continue son ascension, et c'est le cœur qui est concerné. Ah, ce cœur ! Que n'en entend-on pas parler ? Que ne nous fait-il pas faire, tant sa vibration nous est chère ? En poursuivant notre promenade ascensionnelle, c'est à la gorge que nous nous trouvons. La joie de s'exprimer, de parler, de partager le ressenti. Ce lieu aussi de tous les conflits, dans lequel s'accumulent les non-dits. De la bouche et de ses plaisirs, nous en avons déjà parlés. Ils sont à l'honneur chez le bébé amoureux de sa tété, et chez le gourmet, vénérant les fumets. Le nez est aussi, pour celui qui l'a raffiné, une source de plaisir. Certains en usent et en abusent, et en font même l'exercice de leur profession. Les yeux, la fenêtre de l'âme, n'échappent pas à cette enquête. Que ne ferions-nous pas pour voir ce qui nous fait vibrer, ce à quoi nous sommes attachés, spectacles licites ou illicites qui ont la vertu de nous faire chanter. Nous arrivons bientôt aux plaisirs de l'intellect, ceux qui font frémir le philosophe et l'érudit, qui voient dans les concepts qu'ils chérissent la beauté incarnée, que ce soit sous la forme d'une formule, d'un trait ou d'un bon mot. Nous nous approchons maintenant des cieux auspicieux, vers lesquels se tourne le regard intériorisé du méditant, absorbé dans sa contemplation du sans-forme, dédaigneux du mirage des formes. Même ici, dans l'espace sans limite du silence, le moi peut s'accrocher au son subtil du ravissement, et s'attacher à une pratique qui le maintient dans l'extase désirée.

    En visitant ainsi tous les étages de nos dépendances, nous voyons à quel point sont impliqués les sens, de la base au sommet, du rouge vif au turquoise, de la densité à la subtilité.

    Un seul et même plaisir se décline ainsi dans des conjugaisons multiples : à chacun les siennes.

    Si l'on remonte le fil du plaisir, quelle en est sa source ?

    Examinons sa relation à la joie. Ils diffèrent tous deux tout d'abord quant à la durée. Le plaisir, même prolongé, est limité dans le temps. La joie peut durer… toute l'éternité. Le plaisir est limité dans sa localisation. La joie ne peut être localisée. Le plaisir requiert un "objet" pour s'éveiller. La joie ne requiert que la joie pour se révéler.

    Le plaisir et la joie apparaissent ainsi comme deux comparses, l'un prolongeant l'autre, comme la main prolonge le bras.

    Le plaisir peut être donc vu comme une fenêtre ouverte vers la joie, prémisse d'une permanence qui se cherche. Qui n'a donc pas désiré que le plaisir ne cesse jamais ? Or, aussitôt né, il cherche déjà à s'en aller, nous laissant à nouveau tout seul, dans une solitude abhorrée.

    L'attachement au plaisir, qui est au cœur de la dépendance, ne serait-il qu'un attachement à la joie, ainsi déguisée ? Le plaisir viendrait-il éveiller nos sens pour nous révéler la joie par lui masquée ?

    On voit ainsi que transparaît, derrière l'expérience de la dépendance, une expérience plus fondamentale, celle de l'être. La division entre un sujet dépendant et un objet de dépendance peut-elle être abolie ? N'est-ce pas le propre de l'amour que de faire fusionner le sujet amoureux et son objet d'amour ? Je deviens ce que je désire. Je deviens donc ce plaisir que je désire. Je me perds en l'objet de mon propre désir. Je suis ce que je désire. Divine ivresse dans laquelle se perd le "je".

    D'où peut-on contempler la division si ce n'est de l'indivision ? Si nous n'étions pas un, comment pourrions-nous connaître le deux ? La quête de l'un ne passe-t-elle pas par la vision du deux ?

    Nous voici donc au point-même où nous nous trouvons, là où nous sommes dans cet instant. Ici-même, sans distance, un !

    De l'objet de dépendance au sujet dépendant, il n'y aurait donc aucune distance. "Je" est le pont entre le sujet et l'objet. "Je" est ce vers quoi tendent à la fois l'objet et le sujet. "Je" est un, malgré ses apparences multiples. "Je" est ce que je désire, bien que les objets apparents du désir soient infinis.

    Explorer la dépendance signifie donc s'explorer soi-même. Explorer le moi, dans toutes ses facettes, et se retourner vers le connaisseur du moi, celui qui se sait sans pouvoir se nommer.

    Laissons donc au sans-nom la primeur de cette enquête, qui nous a conduits depuis les affres du plaisir jusqu'au contentement de la joie. C'est ainsi la joie qui se cherche derrière tous les désirs et plaisirs. Rendons hommage à l'objet suprême de la dépendance, la joie qui ne se laisse jamais saisir, mais qui peut nous saisir, qui se reflète dans les miroirs du corps et de l'esprit sans pour autant leur appartenir, qui n'a de cesse tant qu'elle ne nous a pas complètement absorbés, qui est quand je ne suis pas. Elle se réjouit de mon absence, et s'épanouit dans ma présence. Hommage à elle, source de toute dépendance et libre de toute dépendance.

    *   *   *

    Philippe - Certains aspects de ce texte m'ont fait songer à une phrase de Pierre Feuga, qui dit approximativement : "Si tu ne célèbres pas ta Vie et la Création, tu insultes sa beauté". Et  ces paroles  dans les ouvrages de Neale Donald Walsch ("Conversation whith God") : "Un des aspects du divin est l'exaltation". Je pense aux chants soufis, par exemple, ou à la musique gnawa, aux musiques et rites chamaniques, etc. Le terme "dépendance", dans notre société, me  semble renvoyer l'Homme à un sujet social ou ni le divin, ni la nature spirituelle de l'être, n'ont de place. La "dépendance" semble d'abord vue comme une anomalie à traiter, le sujet  étant alors regardé comme non-conforme, moins "productif". Cependant , ce que vous nous dites, Jean-Marc, c'est que ce que le sujet cherche dans l'objet de sa dépendance - l'alcoolique avec la boisson par exemple - est finalement un chemin vers... la joie sans cause, l'unité, la révélation de l'Immuable.

    Oui. Sans le savoir, habituellement.

    Philippe - Le dépendant (celui qui cherche) serait en quelque sorte cherché par la joie une - la lumière de la vérité -, qui se servirait de ses sens et de ses penchants (son goût pour l'alcool) pour se rappeler à lui et le rappeler à sa réalité non finie, non humaine.

    C'est exact.

    Philippe - Qu'en est-il de notre véritable nature ? Est-elle une explosion d'extase renouvelée - épousailles et retrouvailles mystiques - ou extrême simplicité - vide -, ou bien les deux à la fois ?

    Vous ne pouvez définir votre véritable nature que par ce qu'elle n'est pas. Elle est ce qui reste dans l'absence de ce qu'elle n'est pas. La démarche soustractive évite de transformer votre nature en un concept qui vous en éloigne.

    Philippe - Notre véritable nature n'est pas localisée ?

    En effet, vous ne pouvez la localiser ni dedans, ni dehors, ni en haut, ni en bas, ni à gauche, ni à droite, ni devant, ni derrière.

    Philippe - N'a pas de corps ?

    Le corps tout entier repose en elle, comme le lotus dans l'étang. La conscience, connaisseur du corps, ne peut être de nature corporelle. Comment pourrait-on connaître un objet si nous étions cela ?

    Philippe - Se situe donc hors du plaisir ?

    Le plaisir est une expérience vécue par le connaisseur du plaisir, qui, lui, se situe en dehors du plaisir.

    Isabelle - La joie est sans objet. Est-ce un état, un état d'être ?

    Un état a un début et une fin. La joie peut ainsi être qualifiée de non-état, car elle n'a ni début, ni fin.

    Isabelle - La joie n'est-ce pas lorsque l'on ne sait pas dire pourquoi, ni comment on se sent joyeux ?

    Le silence est la nature de la joie. Le silence n'a pas besoin de parler pour se savoir silence.

    Isabelle - Le plaisir est toujours lié à l'objet du plaisir ?

    Le plaisir libéré de l'objet pointe vers la joie sans objet.

    Isabelle - La joie nous saisit, nous ne pouvons la saisir : elle ne se localise pas, ne se définit pas,  "je" y est absent ? La joie serait-elle l'absence du "je" ?

    Plus précisément, la présence à cette absence.

    Isabelle - La joie serait-elle l'expression de la Vie même qui est.... lorsque "je" n'est pas, lorsque "je" n'y suis pas, l'absence ? le vide ?

    L'absence et le vide sont encore quelque chose. Ils sont objets de connaissance pour le plein qui les contemple.

    Isabelle - Lorsque se fait la fusion du je avec l'arbre que je contemple, la musique que j'écoute, le mouvement que j'explore, je est absorbé, n'est plus séparé, alors la joie s'installe ?....

    Disons que la joie se révèle. Le soleil ne provient pas de l'absence des nuages. Leur absence ne fait que le révéler.

    Isabelle - Ne cherche t-on pas à retrouver l'absence du "je", c'est-à-dire le mental, par l'alcool, les drogues, les médicaments ?

    Oui, tout à fait, une fois de plus sans le savoir.

    Isabelle - La méditation, qui nous met sur le chemin de l'absence, est-elle le lieu privilégié de la joie ?

     

    Dans sa nature, la méditation est la joie. Elle n'est ni une technique, ni une action. On ne peut la localiser, bien qu'elle soit omniprésente. Vous êtes elle, à chaque instant. Ce n'est que l'habitude de vous identifier à la projection mentale qui vous le fait oublier.

    Elisa - Je verrais la dépendance en lien avec un sentiment de manque et de vide qu’elle viendrait combler, en rapport à un plein qui se cherche inlassablement, comme substitut au goût originel, que l’on connait par essence, mais que l’on croit avoir perdu… Je verrais aussi la dépendance comme la nostalgie de l’unité, comme ce besoin de recréer un sentiment de fusion avec l’éternité…fusion qui n’est en fait qu’illusoire dans le sens où elle ne nous a jamais quittés. Qu’en pensez-vous ?

    En effet, on ne peut être dépendant que de ce dont nous nous sentons séparés. C'est l'illusion d'optique de la séparation qui crée et maintient ce sentiment vivant. Si vous et moi sommes un, comment l'un pourrait-il être dépendant de lui-même ?

    Jacques - Les dépendances, quelles qu'elles soient, permettraient-elles de maintenir les créatures vivantes reliées au monde matériel, charnel, sensitivement palpable ? Ceci, peut être, pour qu'elles ne se "refondent" pas dans le domaine éternel, infini, indifférencié et somme toute innomable qu'est celui de l'Origine du tout ?

    La dépendance maintient le sentiment d'une existence séparée, et donc d'un personnage qui donne l'impression d'indépendance. Dans le sommeil profond, la séparation se résorbe, en même temps que disparaît la pensée "moi".

    Sébastien - A l'instant où nous prenons du plaisir, sommes-nous dans la joie sans cause ?

    Oui, à chaque instant, vous êtes cela. La joie se dévoile au mieux après que le plaisir ait été comblé. A cet instant, il y a un moment sans désir, qui est l'équivalent de l'espace séparant l'expiration de l'inspiration suivante; un espace de pure conscience, qu'il convient d'habiter et non d'objectiver.

    Sébastien - Le piège serait-il d'associer ce plaisir à ce que nous faisons sur le moment ?

    Oui.

    Sébastien - De croire que je suis heureux par exemple parce que je fais cette activité ?

    Oui. Le bonheur est sans cause. Vous êtes le bonheur, et l'activité se déroule en vous.

    Anne - Il est, ici, très peu question de souffrance, alors que la plupart du temps, la dépendance nous fait pourtant bien souffrir.

    Ce n'est pas tant la dépendance qui fait souffrir, mais le refus de la dépendance, et donc le désir d'indépendance. La dépendance est inévitable dans le monde des formes, qui est régi par l'interdépendance. Mais, vous, connaisseur des conditionnements, êtes inconditionné. En vous rappelant de votre nature inconditionnée, c'est la liberté naturelle de l'être qui s'éveille en vous.

    Jean-François - En anglais existe l'expression : Self-dependance, la dépendance au Soi. Qu'on le sache ou pas, qu'on le veuille ou pas, c'est ainsi.

    C'est bien dit ainsi. Notre nature véritable est en effet la seule dépendance qui ne peut être abandonnée, et la seule à ne dépendre que d'elle-même.

    Michel - La dépendance est une obligation qui s'impose au moi. Sinon elle n'existerait pas. La seule liberté me semble être dans l'acceptation de cette non-liberté. Cette acceptation supprime le support de l'obligation, à savoir le moi. Autrement dit, s'accepter dépendant rend indépendant. Le problème est, effectivement, le plaisir. Plus précisément : la mémoire du plaisir, qui pousse à rechercher le même résultat et donc réactive le moi, support de la dépendance. Observer la dépendance, sans culpabilité, est possible ; observer le plaisir qui préside à la dépendance, sans culpabilité non plus, est également possible. La difficulté survient dans la durée, car la dépendance observée sans y céder est adossée à l'insatisfaction. Il est donc nécessaire d'observer aussi l'insatisfaction. Dès lors, il y a deux possibilités : soit pérenniser l'observation de l'insatisfaction, si l'on en est capable, et le temps disparait avec l'affaiblissement du moi qui se dissout dans l'observation, soit libérer la dépendance et simplement observer son accomplissement : savourer sa dépendance, en quelque sorte. Si la conscience est maintenue, la dépendance finit par disparaitre par pure acceptation inconditionnelle de son existence. Quelque chose s'est rempli, et il est mis fin à cette fonction.

    Oui, cela semble bien fonctionner ainsi.

    Denise - La dépendance : est-ce vraiment une question ...? Ne sommes nous pas dépendants les uns les autres de nos systèmes de vie : culturel, géographique, social, familial et de nos mécanismes de fonctionnement du corps ? Ne sommes-nous pas continuellement dans des interactions de nos situations quelles qu'elles soient, qui nous permettent de vivre l'écoute, la disponibilité, l'accueil, la tendresse, la joie, l'amour par cet effet de résonance ; la dépendance : moyen, outil, support pour percevoir le non-perçu, si cela doit se vivre dans cet instant ou se répéter jusqu'à absorption de l'ignorance, voile de l'ego. La dépendance ne serait-elle pas l'école de la vie, qui, quand la leçon est sue, ne nécessite plus le livre qui l'a portée ? La dépendance ne serait-elle pas l'ouverture de conscience, à son rythme, de la connaissance de nos schémas libératoires et enfermés ?

    Vous soulignez bien l'interdépendance qui régit le manifesté, et l'illusion de l'indépendance, qui ne peut concerner le manifesté, mais renvoie à la liberté propre au non-manifesté. L'autonomie désirée est ainsi une autonomie spirituelle, mais non matérielle. C'est par le pouvoir de projection du mental qu'elle est cherchée là où elle ne se trouve pas.

     LE PLAISIR ET LA JOIE, HYMNE À L'IMPÉRISSABLE 

    Dr Jean-Marc Mantel

    Un texte écrit à l'attention d'un ouvrage collectif, trilingue allemand-anglais-français, sur la dépendance,
    qui sera publié par
    l'association allemande de Médecine et Philosophie, en l'honneur du Dr Rémo Bernasconi.

     

     

     


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    Quand quelqu’un vous critique, vous fait des reproches ou vous traite de tous les noms, au lieu de rétorquer immédiatement ou de vous défendre, ne faites rien.

    Laissez l’image de votre moi être diminuée et observez avec diligence la façon dont vous vous sentez au plus profond de vous. Pendant quelques secondes, vous vous sentirez peut-être mal à l’aise, comme si vous aviez rétréci. Puis, vous sentirez une vastitude intérieure intensément vivante. Mais vous n’avez pas diminué du tout. Au contraire, vous avez pris de l’expansion. Il se pourrait ensuite que vous fassiez une découverte époustouflante : quand vous êtes apparemment diminué et que vous ne réagissez absolument pas, c’est-à-dire pas seulement extérieurement mais également intérieurement, vous réalisez que rien de réel n’a été diminué, qu’en devenant moins vous êtes devenu plus.

    Quand vous ne renforcez plus la forme de votre moi, vous vous dissociez de l’identification à la forme, de l’image mentale de votre moi. En devenant moins (selon la perception de l’ego), vous connaissez en fait une expansion et vous faites de la place pour que l’Être puisse se manifester. Le vrai pouvoir, c’est-à-dire ce que vous êtes au-delà de la forme, peut enfin briller à travers la forme apparemment affaiblie".

    Eckhart Tolle
    (Nouvelle Terre, p.182-183.)

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    La peur, la colère, l'anxiété comme toute autre émotion ou pensée, sont des visiteurs temporaires.

    Ils apparaissent à un certain moment dans le temps, restent en toi pendant quelques minutes, puis s'en vont.

    Toi, la conscience perceptive, es là tout le temps, comme le fond sur lequel toutes les émotions et les pensées apparaissent et disparaissent.

    Penses à l'écran de cinéma et aux images qui y sont projetées.
    L'écran n'est pas brûlé par les images enflammées, ni trempé dans les images de pluie ou de cascade.

    De même, tu es l'écran sur lequel les pensées et les sentiments sont projetés.
    Tu restes intact et intact dans la réalité.

    Comprendre ta vraie position en tant que témoin non affecté de tout est le but de la pratique de la méditation.

    En d'autres termes, tu n'es pas ta peur, tu n'es pas ta colère.
    Tu n'es pas tes émotions.

    Et tu n'es pas non plus tes pensées.

    Parce qu'elles vont et viennent, mais toi tu restes la/le-même.

    Il te faudra du temps pour réaliser pleinement ce fait.

    Pourtant, cela vaut la peine de s'y attarder, car cela apporte une grande liberté et une paix intérieure.

    Prends l'habitude de regarder le contenu de ton esprit.

    Objective tes pensées et tes sentiments, en te rappelant qu'elles ne sont que des visiteurs temporaires, et que tu n'es qu'un observateur.

    Pema Chodron

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    "Quand vous savez que tout ce qui se passe n'apparaît que sur l'écran de la conscience, et que vous êtes vous-même l'écran sur lequel tout cela apparaît, rien ne peut vous toucher, vous blesser ou vous faire peur."

    Swami Annamalai

     


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    La joie est la matière la plus rare dans ce monde.

     

    Elle n'a rien à voir avec l'euphorie, l'optimisme ou l'enthou­siasme.

     

    Elle n'est pas un sentiment. Tous nos sentiments sont soupçonnables.

     

    La joie ne vient pas du dedans, elle surgit du dehors

    — une chose de rien, circulante, aérienne, volante.

     

    On lui accorde beaucoup moins de crédit qu'à la tristesse qui, elle,

    fait valoir ses antécédents, son poids, sa profondeur.

     

    La joie n'a aucun antécédent, aucun poids, aucune profondeur.

     

    Elle est toute en commencements, en envols, en vibrations d'alouette.

     

    C'est la chose la plus précieuse et la plus pauvre du monde.

     

    Il n'y a guère que les enfants pour la voir.

     

    Les enfants, les saints, les chiens errants.

     

    Et toi.

     

    Tu l'attrapes au vol, tu la redonnes aussitôt, il n'y a rien d'autre à en faire.

     

    Et tu ris, tu ne sais que rire devant tant de richesse donnée, reçue.

     

    Tu as pourtant à faire, comme chacun, à cette chose terrible dans ta vie, à cette ombre terriblement lourde, dure, âpre.

     

    Tu lui fais place comme au reste.

     

    Tu ouvres la porte à la tristesse si aimablement qu'elle en est perdue, qu'elle en perd ses manières sombres et qu'on ne la reconnaît plus."

     

    Extraits... "La plus que vive" Bobin Christian

     

     

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    L'amour est présence. Il est la constance témoin de l'inconstance, la permanence témoin de l'impermanence. Il est le connaisseur des contraires, ne connaissant pas, dans sa nature, de contraire. Il n'y a ainsi pas de contraire à l'amour.

    Le pouvoir de l'amour est d'être libre du besoin. Il fleurit ainsi dans la plénitude de sa présence.
    Vouloir aimer appartient à la personne. L'amour est sans vouloir.

    Vouloir être aimé appartient aussi à la personne. L'amour a-t-il besoin d'amour ?

    Lorsqu'un être est aimé, il est accepté tel qu'il est. Lorsque le monde est aimé, il est accepté tel qu'il est.
    L'amour qui se réfléchit dans le mental individuel devient individualisme, égocentrisme. Lorsqu'il se réfléchit dans le mental universel, il devient universalisme, altruisme. Lorsqu'il se libère de toute réflexion, il est amour pur, unique réalité.

    Fondamentalement, être est amour. Les colères, chagrins et peurs disparaissent dans la plénitude de l'être. Ils ne sont que réactions liées à l'oubli de la nature de l'être.

    L'amour est intelligence. Il est le connaisseur du mental, et, en cela, le transcende. La pensée n'en est que son reflet, mais le reflet n'est qu'une pâle imitation de ce qu'il reflète. La voie du cœur est ainsi suprême intelligence.

    Bien que la personne soit l'expression de l'amour, elle n'en est qu'une expression tronquée. Oublieuse de ce dont elle provient, elle s'imagine détenir un pouvoir qui ne lui appartient pas. Ce n'est que le regard qui peut démasquer l'imposteur, et remettre à l'amour ce qui n'a jamais manqué de lui appartenir.

    L'abandon du pouvoir concerne la personne. Mais comment l'amour lui-même, source de tout pouvoir, pourrait-il abandonner le pouvoir ? Il est le Dieu des religions, le silence du méditant et le savoir de l'érudit. Déguisé sous des apparences multiples, il ne perd jamais le fil de ce qui est, étant lui-même le fil et la main qui l'a tissé. 

    Jean Marc Mantel

    Images

     

     


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     Extrait du livre d'Eckhart Tolle "Le pouvoir du moment présent".

    Le livre

     


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    cailloux zen

     

     

    Au XVIIe siècle, le courtisan La Rochefoucauld écrivait : « Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés. » L’altruisme peut nous permettre de nous sentir bien avec nous-mêmes mais le narcissisme est loin d’être admirable. La bonté, qui est une qualité composite où se mêlent amour, compréhension, prévoyance, empathie et altruisme, ne peut être considérée comme une vertu que si elle est dénuée d’arrière pensée, comme satisfaire son amour-propre. Aussi longtemps que nous donnons aux autres avec un esprit totalement ouvert et désintéressé, il n’y a aucun soucis à se faire quand aux bienfaits que nous en tirons. Un acte de bonté, aussi simple soit-il, qui se répercute sur l’immense toile qui nous relie tous au monde peut régénérer des sentiments positifs dans toutes les directions.

     

    Selon le principe oriental du karma, chaque mot et action sont les graines qui plus tard donneront des fruits à leur image. Cela dit, ce n’est pas la graine qui est première mais la pensée qui a engendré l’action. Par conséquent, si la pensée (la graine) est salutaire, désintéressée et sincère du point de vue de la morale, on obtient un meilleur karma, ce qui nous permet, après notre mort de renaître dans une vie plus heureuse et plus élevée spirituellement. En revanche, si la pensée est malsaine,  égoïste et fausse, notre karma ternit et notre prochaine incarne ou non à cette idée de réincarnation puisque l’on retrouve ce concept dans d’autres culture sous la forme d’expressions comme : on récolte ce que l’on a semé » ou « la bonté sourit en retour à celui qui donne ».

     

    Faire passer le désir des autres avant le notre peut s’avérer difficile surtout quand on a le sentiment de « perdre » quelque chose. On devrait toujours se souvenir qu’en étant gentil avec quelqu’un qui nous a peut-être fait du mal, on se libère du cycle néfaste du rejet de la responsabilité. L’altruisme n’est pas synonyme d’abnégation ni d’oubli de soi, bien au contraire il permet de s’affirmer et de se prendre en mains.

     

     

    Karma quotidien

     

    Méditez une fois par semaine sur les vertus de quelqu’un que vous connaissez. Commencez par quelqu’un que vous appréciez puis continuez avec une personne pour laquelle vous éprouvez des sentiments négatifs. La prochaine fois que vous rencontrerez ces personnes, rappelez-vous toutes les choses positives que vous aves trouvé en elles.

     

    Faites une geste positif de bonté lors d’une rencontre imprévue. Si par exemple, vous rencontrez une personne que vous connaissez dans la rue, proposez-lui de l’aider à porter ses courses ou offrez-lui un café pour bavarder ensemble. Ne soyez pas prisonnier du temps.

     

    Offrez des cadeaux spontanément. La prochaine fois que vous partez en vacances, achetez plein de petits cadeaux sans penser à des gens en particulier. Gardez-les toujours sur vous pour pouvoir les offrir quand vous en aurez envie.

     

    Préparez de la bonté si vous avez une réunion de prévue avec une personne que vous n’avez jamais rencontrée auparavant. Faites un geste en remerciement du temps qu’elle vous accorde. Vous pouvez, par exemple, arriver à la réunion avec des rafraîchissements.

     

     

    Mike Georges

     

     


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    zakopane9

     

     

    Il est temps.

    Tu as déjà ton bâton en main.

    Et la lampe dans l'autre.

    Il y a beaucoup de broussailles sur ce chemin.

    Et il ne fait pas clair dans ce monde.

    Pourtant, si tu veux continuer à grandir,

    il faudra bien y descendre:

     

     

    en toi.

     

     

    Et ce n'est pas évident.

    Sans parent pour te juger ce que tu prends comme conseil.

    Sans femme pour te rassurer ce que tu crois être amour.

    Sans enfant pour te justifier ce que tu veux comme limite.

    Et le reste...

     

    Sans amis, sans informations déformantes, sans bruits parasites, sans éclairages colorés, sans ces drogues que l'on n'appelle pas des drogues et qui te mettent pourtant dans les pires des dépendances: ton journal, ta télé, tes DVD et tes CD, ton café du matin ou ton thé de cinq heures.

     

    Il est temps que tu descendes

     

     

    dans ta solitude.

     

     

    Car, quand on devient sujet de l'univers, on devient responsable de sa quête, et tu ne peux devenir responsable de ta quête que si tu trouves ton centre.

     

    Alors il te faut débroussailler et éclairer

    cette descente aux enfers de toi-même,

    là où la lumière est "enfermée".

    Quand tu la rencontreras, tu sauras qui tu es.

    Tu connaîtras la joie de la rencontre intérieure.

     

    De ton temps de solitude, tu sais que tu sortiras illuminé.

     

    Mais quelle trouille devant le silence,

    car là, tu te rends compte que tes garde-fous

    étaient les règles des autres.

     

    Quelle trouille devant la vérité,

    puisque là, tu te rends compte que tes vérités étaient des copies.

     

    Quelle terreur d'apprendre enfin que ce que tu croyais être liberté, n'était en fait qu'une succession d'acquis répétés logiquement intégrés l'un à l'autre.

     

    Allons, viens...descend en toi!

    Et observe le silence.

    Tu vas bientôt entendre quelqu'un parler.

    Et tu sauras que ces mots sont les tiens.

     

    Jean Hoyoux

     

     


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  • http://www.kamat.com/kalranga/hindu/holymen/3312.jpg

    Article et citations pris chez Emmanuel

     

    Question d'un disciple :

    Quel type de méditation pourrait m'être utile ?

    Ramana Maharshi :
    Les méditations sur des objets ne servent à rien.
    Vous devez apprendre à voir que sujet et objet ne font qu'un. En méditant sur un objet, concret ou abstrait, vous détruisez l'impression d'unité et créez la dualité.
    Méditez sur ce que vous êtes en réalité... vous découvrirez...

    Le disciple :
    Quoi ?

    Ramana Maharshi :
    C'est à vous de le découvrir. Cela se révélera.
    Accrochez-vous à cette révélation.
    Tournez votre attention vers le sujet qui perçoit.
    Il est la source de votre "je".
    Réalisez cela, c'est la tâche qu'il faut accomplir.
    Découvrez la réalité que représente ce mot "je".
    Découvrez l'entité qui est la source du mot "je".
    C'est le Soi, le Soi de tous les soi."
    Ne fixez pas votre attention sur toutes ces choses de la vie qui ne cessent de changer, ni sur la mort et les phénomènes.
    Ne pensez même pas à l'acte de voir qui vous fait percevoir ces choses, mais seulement à cela qui voit toutes ces choses, cela à qui l'on doit toutes ces choses.
    Au début, cela semblera presque impossible, mais les résultats se feront sentir progressivement.
    Cela demande des années de pratique quotidienne, mais c'est ainsi que l'on devient un maître.
    Chaque jour, pendant un quart d'heure les yeux ouverts, essayez de garder l'esprit fixé sur Cela qui voit.
    Il est en vous.
    Ne vous attendez pas à ce que "Cela" soit quelque chose de bien précis sur lequel le mental peut se fixer facilement.
    Il faut des années pour trouver ce "Cela", mais les résultats de cette concentration seront apparents en l'espace de quatre à cinq mois : paix de l'esprit, pouvoir de faire face aux ennuis, clairvoyance inconsciente.
    Je vous ai donné cet enseignement comme les Maîtres le donnent à leurs disciples intimes.
    A partir de maintenant, pendant la méditation, concentrez votre pensée non pas sur l'acte de voir ni sur ce que vous voyez, mais sur Cela qui voit.

     

    Comment percevoir notre vraie nature ?
    Cela qui perçoit est notre vraie nature.

    Hui Hai

     

    Retourne ta vision, et le secret sera là !

    Houei-Neng

     

    Tourne ton visage vers ton propre visage.
    Il n’y a personne que toi-même.

    Rûmi

     

    Au lieu de diriger la conscience vers l'extérieur ou l'intérieur, tournez-la vers elle-même et découvrez que vous êtes la Conscience même.

    Michaël Szype

     

    Soyez le thème même de votre méditation.

    Nisargadatta Maharaj

     

    Montrez-vous vous même du doigt et observez !

    Ramana Maharshi

     

    Regarde ce grâce à quoi tu regardes.
    Si tu vois cela,
    Tu vois tout.

    (Istopadesha - tradition Indienne advaita)

     

    Article et citations pris chez Emmanuel

     


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